Danielle Doyer va quitter la politique provinciale après une très belle carrière, Pascal Bérubé sera candidat dans la nouvelle circonscription Matane-Matapédia, et le maire de Mont-Joli, Jean Bélanger, pourrait ne pas solliciter un troisième mandat en novembre 2013. Si cela se confirmait, Danielle Doyer tentera sûrement de lui succéder.C’était, grosso modo, le scénario prévu par l’auteur de ces lignes dans l’introduction d’un texte publié dans L’Avantage du 25 janvier dernier.
Danielle Doyer a confirmé, vendredi, qu’elle ne sera pas candidate dans Matane-Matapédia tandis que Pascal Bérubé fera tout pour devenir le premier député de cette nouvelle circonscription. En répondant à un journaliste qu’elle ne dit pas non à un retour en politique active, madame Doyer indique clairement son intérêt pour la fonction de maire de Mont-Joli.
Elle n’allait tout de même pas annoncer ses intentions à 19 mois des prochaines élections municipales. D’autant qu’elle doit compléter son 5e mandat et que ses rapports avec le maire Bélanger sont excellents.
De toute évidence, d’élections générales provinciales il y aura, au moins un an avant le scrutin municipal, sauf si les libéraux s’accrochent à un mandat de cinq ans, auquel cas le gouvernement risque plus de s’effondrer que de « sauver sa peau ».
Pour revenir à la mairie de Mont-Joli, il est de nombreux électeurs qui voient d’un bon œil la candidature de Danielle Doyer. Sa vaste expérience de la politique, ses connaissances d’un monde difficile et parfois cruel ainsi que ses contacts au sein de l’appareil gouvernemental en font une candidate redoutable.
Au cours de sa longue carrière, elle n’a jamais été du genre à mettre son drapeau dans sa poche. S’est-elle sans doute dit : vaut mieux perdre quelques voix en disant la vérité que d’en gagner en se comportant en arlequin politique.
Ce n’est pas une ambition longue comme le bras qui la poussera vers la mairie mais plutôt son attachement sincère pour Mont-Joli et sa crainte de s’éloigner complètement de la politique.
Si j’avais à miser sur sa vie future, j’opterais pour une participation aux élections municipales de 2013. Pour autant que toutes les conditions soient réunies.
Sa difficile décision de se retirer de la politique provinciale consumera la députée Doyer jusqu’à ce qu’elle rétablisse les ponts avec la politique tout court. Et la voie la plus probable pour y parvenir c’est la… mairie de Mont-Joli.





















