Le maire de Matane, monsieur Claude Canuel, réplique au texte paru dans notre blogue intitulé « Gourmand, le maire de Matane ». Nous publions in extenso sa réponse.
Cher Roger,
J’ai lu avec attention votre article ou vous me trouvez expérimenté, fin renard, extrêmement brillant (les fleurs), mais gourmand et faisant de l’esbroufe (le pot).
J’aurais apprécié être contacté pour vous donner directement ma version avant la rédaction de votre article, « Gourmand, le maire de Matane, mais sa publication me donne quand même l’occasion de vous préciser ma pensée.
D’abord, ma demande de prolongation de l’autoroute 20 : dès la campagne électorale fédérale et par la suite lors d’une conférence de madame Nathalie Normandeau à la Chambre de commerce de Matane, j’ai toujours mentionné que le Plan Nord était une excellente occasion pour prolonger la route Transcanadienne entre Rivière-du-Loup et Labrador City via la traverse Matane-Baie-Comeau et la route 389 entre Baie-Comeau et Fermont.
Le Labrador n’est présentement pas relié au reste du Canada par la Transcanadienne et c’est là une excellente occasion pour le gouvernement du Québec d’aller chercher du financement fédéral pour compléter l’autoroute 20 entre Cacouna et Mont-Joli, pour compléter le tronçon entre Mont-Joli et Grand-Métis et la 389 entre Baie-Comeau et Labrador City.
Comme vous devez le savoir, le fédéral peut intervenir dans le financement des routes seulement lorsqu’il s’agit de relier deux provinces, c’est pourquoi je parle toujours de prolonger la Transcanadienne, mais on simplifie mes propos en disant que je parle de la prolongation de l’autoroute 20.
Pour ce qui est l’augmentation du trafic, le Plan Nord a déjà son impact. Il y a présentement une augmentation du trafic à l’aéroport de Mont-Joli en raison du Plan Nord et le trafic à la traverse de Matane-Baie-Comeau-Godbout est également en augmentation.
Mais, il faut savoir également que le nouveau traversier entre Matane et la Côte-Nord aura une plus grande capacité et que la production des deux usines de fabrication de tours éoliennes de Matane se dirigera vers l’ouest. D’autre part, une partie des composantes éoliennes qui seront installées dans les parcs éoliens arrivera par le port de Matane pour se diriger par la suite vers l’ouest en camion.
Il y aura donc une augmentation significative du trafic lourd entre Matane et l’autoroute 20 au cours des prochaines années et tout ce trafic devra faire un détour d’une quinzaine de kilomètres pour passer dans le magnifique village de Sainte-Flavie pour aller rejoindre le carrefour giratoire de Mont-Joli.
D’autre part, la grande majorité des automobilistes venant de Matane et de la Haute-Gaspésie emprunte régulièrement le Chemin Perreault à partir de Grand-Métis pour se rendre à l’aéroport ou au carrefour giratoire de Mont-Joli, roulant très souvent à 100km dans ce secteur où la limité est de 80km.
Cette situation est dangereuse, inefficace et il me semble totalement inacceptable pour les résidents du Chemin Perreault et de Sainte-Flavie.
Quand on sait ces choses-là, que l’on nous dit que le pont Bergeron est à refaire et que le tracé de la route pour rejoindre la route 20 à Grand-Métis est déjà fait, comment ne pas revendiquer que le pont et le tronçon de raccordement soient faits en même temps.?
Une seule raison me vient à l’esprit, la crainte que le gouvernement du Québec n’ait pas les ressources financières pour tout faire et qu’ainsi, l’on retarde la terminaison des sections inachevées de la route 20 entre Cacouna et Mont-Joli.
Voilà pourquoi j’ai proposé de regarder la question d’un prolongement de la Transcanadienne qui permettrait un financement fédéral.
Mais, en attendant, comme on nous annonce que la construction du pont Bergeron sur la rivière Métis doit se faire à court terme, il me semble logique que son positionnement soit fait de façon à relier la future voie de contournement de Sainte-Flavie plutôt que le tracé actuel de la route 132.
Pour moi, il s’agit d’une position logique qui tient compte des grands enjeux de la région dans le domaine des transports, qui tient compte de nos besoins pour l’avenir et qui n’est absolument pas comparable à une question de gourmandise du maire de Matane.
Claude Canuel, maire de Matane
Le 28 septembre 2011
Cher Roger,
J’ai lu avec attention votre article ou vous me trouvez expérimenté, fin renard, extrêmement brillant (les fleurs), mais gourmand et faisant de l’esbroufe (le pot).
J’aurais apprécié être contacté pour vous donner directement ma version avant la rédaction de votre article, « Gourmand, le maire de Matane, mais sa publication me donne quand même l’occasion de vous préciser ma pensée.
D’abord, ma demande de prolongation de l’autoroute 20 : dès la campagne électorale fédérale et par la suite lors d’une conférence de madame Nathalie Normandeau à la Chambre de commerce de Matane, j’ai toujours mentionné que le Plan Nord était une excellente occasion pour prolonger la route Transcanadienne entre Rivière-du-Loup et Labrador City via la traverse Matane-Baie-Comeau et la route 389 entre Baie-Comeau et Fermont.
Le Labrador n’est présentement pas relié au reste du Canada par la Transcanadienne et c’est là une excellente occasion pour le gouvernement du Québec d’aller chercher du financement fédéral pour compléter l’autoroute 20 entre Cacouna et Mont-Joli, pour compléter le tronçon entre Mont-Joli et Grand-Métis et la 389 entre Baie-Comeau et Labrador City.
Comme vous devez le savoir, le fédéral peut intervenir dans le financement des routes seulement lorsqu’il s’agit de relier deux provinces, c’est pourquoi je parle toujours de prolonger la Transcanadienne, mais on simplifie mes propos en disant que je parle de la prolongation de l’autoroute 20.
Pour ce qui est l’augmentation du trafic, le Plan Nord a déjà son impact. Il y a présentement une augmentation du trafic à l’aéroport de Mont-Joli en raison du Plan Nord et le trafic à la traverse de Matane-Baie-Comeau-Godbout est également en augmentation.
Mais, il faut savoir également que le nouveau traversier entre Matane et la Côte-Nord aura une plus grande capacité et que la production des deux usines de fabrication de tours éoliennes de Matane se dirigera vers l’ouest. D’autre part, une partie des composantes éoliennes qui seront installées dans les parcs éoliens arrivera par le port de Matane pour se diriger par la suite vers l’ouest en camion.
Il y aura donc une augmentation significative du trafic lourd entre Matane et l’autoroute 20 au cours des prochaines années et tout ce trafic devra faire un détour d’une quinzaine de kilomètres pour passer dans le magnifique village de Sainte-Flavie pour aller rejoindre le carrefour giratoire de Mont-Joli.
D’autre part, la grande majorité des automobilistes venant de Matane et de la Haute-Gaspésie emprunte régulièrement le Chemin Perreault à partir de Grand-Métis pour se rendre à l’aéroport ou au carrefour giratoire de Mont-Joli, roulant très souvent à 100km dans ce secteur où la limité est de 80km.
Cette situation est dangereuse, inefficace et il me semble totalement inacceptable pour les résidents du Chemin Perreault et de Sainte-Flavie.
Quand on sait ces choses-là, que l’on nous dit que le pont Bergeron est à refaire et que le tracé de la route pour rejoindre la route 20 à Grand-Métis est déjà fait, comment ne pas revendiquer que le pont et le tronçon de raccordement soient faits en même temps.?
Une seule raison me vient à l’esprit, la crainte que le gouvernement du Québec n’ait pas les ressources financières pour tout faire et qu’ainsi, l’on retarde la terminaison des sections inachevées de la route 20 entre Cacouna et Mont-Joli.
Voilà pourquoi j’ai proposé de regarder la question d’un prolongement de la Transcanadienne qui permettrait un financement fédéral.
Mais, en attendant, comme on nous annonce que la construction du pont Bergeron sur la rivière Métis doit se faire à court terme, il me semble logique que son positionnement soit fait de façon à relier la future voie de contournement de Sainte-Flavie plutôt que le tracé actuel de la route 132.
Pour moi, il s’agit d’une position logique qui tient compte des grands enjeux de la région dans le domaine des transports, qui tient compte de nos besoins pour l’avenir et qui n’est absolument pas comparable à une question de gourmandise du maire de Matane.
Claude Canuel, maire de Matane
Le 28 septembre 2011





















