Après avoir savouré vendredi sa participation à son 250e match dans la LHJMQ, tous avec l’Océanic de Rimouski, le capitaine Casey Babineau vit cette semaine son dernier voyage dans les Maritimes, en étant à sa dernière année au hockey junior.
Cela n’est pas sans soulever quelques émotions, il va sans dire, considérant notamment que le fait d’aller jouer dans son coin de pays ne se fait pas souvent dans une saison, en raison de la présence des divisions d’une part, et aussi du fait que chacune de ces visites lui permet de jouer devant parents et amis qui se déplacent en grand nombre pour les matchs de l’Océanic, une formation qui constitue une attraction sans cesse renouvelée.
« Je suis particulièrement excité de faire ce voyage. Il y aura bien des gens pour nous voir jouer. C’est mon dernier voyage avec l’Océanic dans la LHJMQ. Le ‘feeling’ est particulier. J’ai toujours aimé jouer dans les Maritimes et cela revêt un cachet particulier cette fois, en sachant que c’est le dernier voyage. Et pour le match de mercredi soir, nous affrontons l’équipe de première position (Halifax) alors que nous sommes en 2e position, ce qui hausse le niveau d’attention des amateurs. Nous les (Mooseheads) avons joués en séries l’an dernier, de sorte que c’est une belle rivalité, cela fait l’histoire et c’est vraiment plaisant que d’y jouer. »Et le fait d’aller jouer à la maison après avoir franchi le cap des 250 matchs dans la LHJMQ, c’est très particulier. « J’ai été particulièrement choyé de bénéficier de la confiance des directeurs généraux Yannick Dumais et Philippe Boucher dans le rôle que je pouvais jouer au sein de la formation et je leur suis très reconnaissant de pouvoir terminer ma carrière junior là où je l’ai débutée. »
Et ce qui n’est pas pour nuire à cette fierté pour le capitaine est de se retrouver au sein d’une formation qui entreprend le voyage avec une série de 10 victoires consécutives. « Je ne pouvais demander une meilleure condition pour entreprendre ce voyage. Nous voici devant un voyage exigeant, éreintant, devant affronter quatre très bonnes formations. Les sentiments au sein de l’équipe sont bons, nous aimons jouer les uns
avec les autres, de vivre entre nous. Naturellement que cela aide beaucoup de sorte que peu importe où l’équipe joue, elle continue son chemin. »Casey Babineau est bien conscient qu’il est du trio des défenseurs d’expérience, avec Ryan MacKinnon et Kevin Gagné, sur la glace, alors que trois nouveaux en Mathieu Leclerc, Jan Kostalek et Lucas Grundy doivent former les unités défensives, l’équipe étant privée notamment de Samuel Morin et Maxime Gravel. Bien sur, les joueurs tenteront de tirer les leçons voulues à la suite des deux matchs contre Val-d’Or, deux équipes offensives et très physiques, un genre d’équipe qui pourrait affronter l’Océanic dans ce voyage, quand on connaît l’esprit du jeu des Maritimes.
« Nous sommes chanceux de compter sur des joueurs comme Leclerc et Grundy. Malgré sa douzaine de matchs, Leclerc est très mature, il connaît son rôle sur la patinoire et le remplit très bien. Quant à la versatilité de Grundy, il peut tant jouer en attaque qu’en défense. Il peut donc bien s’adapter là où on besoin de lui. Voilà donc deux très bons joueurs à avoir sur ton équipe. »
Casey dira que cette situation particulière ne lui met pas plus de pression sur les épaules. « On ne peut parler de pression. Il y aura plus de temps de glace. J’aurai à affronter les meilleurs trios offensifs des adversaires, come je le fais de toute façon. Il n’y a donc pas de grands changements pour la plupart d’entre nous, exception faite des minutes supplémentaires » dit Babineau qui a apprécié jouer avec Mathieu
Leclerc en fin de semaine. Un bon duo défensif, dans l’esprit même du coach Beausoleil. « Il est facile à jouer avec »de l’avis du capitaine.Ce dernier estime que les matchs de la fin de semaine contre Val-d’Or auront préparé l’équipe aux affrontements qui seront très serrés et très physiques dans les Maritimes. « C’est certain que les Foreurs ont une équipe de vétérans, ils se souviennent des séries de l’an dernier, ils aiment frapper, ils sont gros et grands, rapides. Le style des Maritimes et un peu différent. »
Il est vrai que c’est aussi différent aux Maritimes dans les styles d’arbitrage où on laisse un peu plus l’aspect robustesse entrer en jeu. « Mais nous avons eu du succès dans les Maritimes dans le passé. Nous aurons donc à nous adapter rapidement dans le premier match contre Halifax. »
Casey Babineau sait que les pages du calendrier junior, en ce qui le concerne, sont de plus en plus rares. Mais il n’y pense pas dans le moment. Il est bien avec cette équipe où il a joué toute sa carrière junior. « Pour nous, les choses vont bien dans le moment. On ne peut qu’espérer qu’il en soit ainsi d’ici la fin » devait-il conclure.










