L’Institut maritime du Québec poursuit sa lancée. Les efforts consentis au recrutement d’étudiants permettent à l’établissement d’atteindre les 300 inscriptions pour la rentrée 2010.

Que ce soit par le biais de son site Web, de la publicité à la télévision ou par des activités de types portes ouvertes ou étudiant d’un jour, le recrutement est l’une des grandes priorités de l’IMQ. « On a mis les bouchées doubles », souligne le directeur de l’IMQ, Alain Richard. « Tout le monde a mis la main à la pâte. Chaque fois qu’il y a quelqu’un qui veut visiter l’école, on est disponible. »
Résultat : la tendance des inscriptions est favorable à l’IMQ. « L’année dernière, on a eu une augmentation des demandes d’admission d’à peu près 30 %. Quant aux inscriptions, la hausse a été de pas loin de 25 %. On se demandait si c’était un concours de circonstances, mais non : cette année, la tendance se maintient. C’est très bon », se réjouit M. Richard. « À mon avis, on va franchir le cap des 300 et on commence à regarder les problématiques avec certains locaux. »
Plus important centre de formation maritime au Canada, l’IMQ est une école nationale. Et ce n’est pas tant la courbe démographique que la notoriété de l’institution qui est l’enjeu de fond. « Comme nous sommes une école nationale, on ne parle plus de démographie, on parle de se faire connaître. De la population, il y en a en masse. Le problème, c’est qu’on est méconnu et on a des moyens limités », explique Alain Richard.
Le directeur de l’IMQ veut faire du Centre de formation aux mesures d’urgence de Saint-Romuald un véritable campus. Déjà gestionnaire du CFMU, l’IMQ est en négociation avec le ministère de l’Éducation afin d’en devenir le propriétaire, et ce, à la suite de la décision de Transports Canada de se retirer de la formation maritime.
Transports Canada a alloué 6,3 M$ pour le transfert du CFMU au ministère de l’Éducation. Une somme dont l’IMQ souhaite disposer pour avoir « une autonomie suffisante pour fonctionner adéquatement », note le directeur de l’Institut maritime du Québec.
L’Institut maritime du Québec veut d’ailleurs améliorer les installations de Saint-Romuald. « On veut ramener l’offre de formation qu’il y avait dans la région de Québec via l’Institut maritime. Quand on dit qu’on est une école nationale, on ne peut pas juste être ici à Rimouski », soutient Alain Richard. « On veut avoir un campus là-bas. »
C’est à la mi-septembre qu’est prévue l’inauguration du nouvel atelier de prototypage d’Innovation maritime. « C’est une belle infrastructure pour tous les intervenants maritimes du milieu », estime M. Richard. « C’est une infrastructure de haut niveau qui va servir à la recherche, au développement et à accommoder les entreprises de la région si elles veulent faire des prototypes et des essais. »
Le taux de placement demeure excellent parmi les finissants de l’IMQ. « Avec la mondialisation, l’augmentation des échanges et le fait que le transport maritime est le transport le plus vert – on parle de transport courte distance pour arriver à soulager un petit peu le réseau routier –, tous ces facteurs-là font en sorte qu’il y a une croissance constante envers le maritime », conclut Alain Richard.




















