Faut-il joindre les circonscriptions électorales de Matane et de Matapédia afin de respecter les normes de la représentation à l’Assemblée nationale ? Ce qui voudrait dire un député de moins au Parlement pour le Bas-Saint-Laurent. On en parle depuis un certain temps et le Directeur des élections devrait annoncer sous peu une décision.
Bien sûr, dans le territoire visé, on se montre farouchement opposé à toutes mesures qui réduiraient le poids politique de cette partie de l’Est du Québec, bien qu’il faille tenir compte que la population est en constante diminution. Ces questions de représentation ont toujours suscité un certain émoi chez nous. Il faut avouer qu’un député de moins à l’Assemblée nationale n’influencera pas tellement notre poids politique. Un des deux députés perdra inévitablement son emploi.
Ce n’est pas un argument suffisant pour faire flancher le Directeur des élections. En vertu de la loi de la moyenne, il doit tenir compte que ces deux comtés ne répondent pas au nombre des 45 000 électeurs avec une différence de 25 % en plus et en moins. Nous sommes en deça de la moyenne.
Il faut se tourner vers autre chose. Par exemple, faire exception pour Matane et Matapédia, comme on le fait pour les Îles-de-la-Madeleine entre autres. Les Îles sont vraiment à part. L’archipel est vraiment une région éloignée, ce que ne sont pas vraiment Matane et Matapédia.
Il y aurait aussi la possibilité d’augmenter le nombre des députés à l’Assemblée nationale pour les régions métropolitaines et ainsi équilibrer la représentation. C’est là le plus court chemin et tout le monde en serait heureux. Rappelons que dans les temps passés, tout le monde avait son député : Gaspé-Nord, Gaspé-Sud, les Îles, Bonaventure, Matapédia, Matane.
Les députés en cause estiment qu’il y aurait trop grand de territoire à couvrir pour un seul et il y aurait désavantage, tout autant pour les électeurs que pour le ou la député ; mais on dispose aujourd’hui de moyens de communication qui faisaient défaut dans les années 60.
Il me semble que la commission chargée de la répartition électorale a toujours été complaisante pour les régions de l’Est. Les gouvernements n’avaient pas tellement de volonté de modifier l’ordre établi. Ce temps nous semble révolu, surtout que les deux comtés en question ont des députés péquistes alors que le gouvernement est d'allégeance libérale.
J’ai l’impression que cette fois nous n’y échapperons pas.





















