Je suis abasourdi, désorienté, étourdi, même. Je viens de recevoir un sérieux coup à la tête par les faiseurs de hockey qui – dit-on – préparent les joueurs de demain dans la LNH. Sous prétexte de répondre à une notion dite chère au commissaire Gilles Courteau de la LHJMQ, on est à transformer le hockey en anti hockey. Les joueurs ne savent plus comment jouer. Les coachs ne savent plus quoi enseigner. Le public n’aura bientôt plus de show à voir. Tout ça, sous le faux prétexte de la sécurité des joueurs. On veut des ‘honoris causa’, même chez les joueurs de hockey dont le cerveau n’aura pas été influencé par une mise en échec. On s’en va où ?
Étienne Boutet, défenseur de Rimouski, commet une mise en échec dans sa zone. Les deux arbitres ne décernent pas de punition, alléguant le coup d’épaule légal. Mais la plainte de Messieurs de Moncton porte fruit et voici le défenseur dans les gradins pour cinq matchs, y compris un match à Moncton.Pier-Luc Pelletier, défenseur de Rimouski, commet une mise en échec légale en zone adverse, dans une sortie de zone de l’adversaire sur une passe suicide. Les deux arbitres ne décernent pas de punition, alléguant la mise en échec parfaitement légale. Mais la plainte de Messieurs de Shawinigan porte fruit et voici le défenseur dans les gradins pour cinq matchs, le 5e étant le match à… Shawinigan.
Du copier-coller. On est dans l’ère de l’informatique, pas vrai ? Sauf que ça ne sent pas bon. Dans la 2e décision, le préfet de la LHJMQ oublie totalement dans son raisonnement la notion de la passe suicide. Le joueur adverse a été mis en situation vulnérable par celui qui lui adresse la passe, et ledit joueur ensuite s’aide dans sa vulnérabilité en jouant la tête dans les culottes. C’est clair qu’il va avoir une mise en échec qui lui touchera la tête. Pas besoin de la tête du Pont Pierre-Laporte pour comprendre ça.
Raymond Bolduc, vient de commettre plusieurs faits, outre une décision sans queue ni tête :
a) il vient de déresponsabiliser tout le monde sur la glace, sauf celui qui donne les mises en échec. Même les arbitres sont exclus du processus
b) il vient, en mettant de côté la notion de la passe suicide, d’abolir cette notion dorénavant dans la LHJMQ. Car il est maintenant clair que lorsqu’un joueur en recevra une, il a tout le champ libre pour s’en aller au but adverse, considérant que si quelqu’un lui touche, il écopera d’au moins cinq matchs de suspension
c) il vient de réduire au silence les directeurs généraux qui veulent savoir, et de bon droit, quelle était l’autre option de Pier-Luc Pelletier – et de tout autre joueur – dans une telle situation. Suspension oui, mais réponse non. Des spécialistes du hockey étaient sur place lors de ce match à Shawinigan et tous ont décrété que la mise en échec était légaled) enfin, les joueurs ne savent plus quoi faire. Le nombre de défenseurs et d’attaquants qui ont investi les réseaux sociaux dans les dernières heures pour faire valoir leur désarroi est inestimable. À se demander si Patrick Roy, en voulant un préfet de discipline avec une attitude ‘moins moumoune’, aura finalement réussi à créer une génération de hockeyeurs ‘moumounes’ qui montreront leur talent dans du hockey olympique. Ça ne jouera pas longtemps dans la LNH.
Pendant ce temps, on se pâme devant le côté spectaculaire – y compris physique – du hockey junior en Ontario et dans l’Ouest. Les hypocrites ne sont pas dans les gradins. Croyez-moi. Et au rythme où vont les choses, les Courteau et Bolduc de ce monde auront réussi à vider les gradins de nos arénas. Monsieur Courteau, arrêtez de réclamer des arénas ‘flambets’. Il n’y aura plus de monde à mettre dedans.
L’ancien capitaine de l’Océanic, Félix Lefrançois, suggérait tard lundi soir : « La LHJMQ devrait opter pour des matchs de lancers de punition. Comme ça, personne ne va se faire frapper ! »
Pas bête. Sauf qu’il se trouvera toujours un Mondou de ce monde pour réclamer après quelques matchs des suspensions si le joueur heurte le gardien, ou lui lance une rondelle qui touchera au masque du gardien.
L’ancien défenseur de l’Océanic, Gleason Fournier – toujours membre de l’équipe, écrit : « Nouvelle stratégie défensive: s’enlever du chemin, car une tête peut vous toucher. 5 ‘games’ pour avoir joué contact. »
Autre réflexion de Gleason Fournier qui est à Toledo (ECHL) : « Nouvelle stratégie offensive pour les coachs: dire aux joueurs de patiner la tête basse pour se rendre au filet »
Quel gâchis !
PS : en passant, j’avais prédit en fin de semaine, en regardant le calendrier, que la suspension serait de 5 matchs, car le 5e est à Shawinigan. Pas si fou que ça, Couture…
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ET LES ARBITRES, EUX AUTRES ? - Là, on se retrouvera de plus en plus devant le phénomène voulant que le jugement des arbitres n’ait plus de place au hockey, ne sera plus nécessaire. Quatre (4) arbitres différents sur deux jeux différents, jugent que des actions sont légales. Mais des plaintes des hauts dirigeants de ‘certaines’ équipes ont conduit en 10 matchs de suspension à deux défenseurs de Rimouski sur ces gestes purement légaux.
Je comprends que Philippe Boucher me dise que ce ne doit plus être facile d’arbitrer dans la LHJMQ. Le jugement de ces rayés ne compte plus, lors des contacts dans un sport dit de contact. On va se retrouver devant le phénomène suivant :*** lors des contacts, les arbitres ne donneront plus – ou presque plus – de punition. Bodluc va régler ça avec ses vidéos. On se lavera les mains, on sortira des arénas pas trop amochés par les amateurs, on continuera d’aller veiller Chez Pull en toute quiétude et ‘Vive la vie !’
Ne me dites pas que ce n’est pas vrai. J’ai vécu ça, ici, dans la région, au hockey senior. Des officiels ne donnaient pas les bons codes à des pénalités, donc pas d’enquête Jobidon à moins de plaintes. Ou encore ne donnaient pas les pénalités sur des jeux. Pas grave, Couture va régler ça avec ses vidéos.
C’est comme pour les buts contestés. On s’en fiche, le juge vidéo a le dernier mot. On fait appel de moins en moins au jugement des officiels. Bientôt, on pourra les asseoir dans les gradins et ne garder sur la glace que les juges de ligne pour faire les mises en jeu.
Quel gâchis !
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À QUAND DES POURSUITES EN DIFFAMATION ? – Toute cette affaire a suggéré une inflation verbale qui n’a aucun sens. Comment peut-on laisser un directeur général comme Monsieur Mondou accuser un joueur d’un geste prémédité, intentionnel, d’une tentative évidente de blesser ? « Sur la séquence, on voit qu’il (Pelletier) va le chercher directement à la tête. » Pardon ? Pelletier aurait mesuré 5’2’ et il lui aurait touché la tête quand même. Soukaris patinait la tête dans les culottes. Dans les patins, écrivait L’Hebdo du Saint-Maurice. Mais le piège était tendu, par Mondou, à Monsieur Bolduc. Ça a marché. Mais le jour où un joueur décidera qu’il en a assez de ces attaques de ces messieurs, sur les intentions des jeunes joueurs, et qu’il sera poursuivi pour diffamation, se peut-il que le respect commence à s’installer dans la LHJMQ entre les hommes dits de hockey et ceux qui donnent le show – ici, je parle des joueurs ?
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RENDU OÙ, LE DOSSIER POULIOT ? – Tant qu’à parler du respect des hommes de hockey envers les joueurs… Vous vous souviendrez qu’Alexandre Beauregard, lorsqu’échangé aux Sagueneéns de Chicoutimi, avait servi une mise en garde au capitaine des Remparts de ne plus toucher aux joueurs des Sags. Patrick Roy a indiqué que c’était un manque de respect envers ses joueurs et son organisation et le commissaire Courteau a été mis au parfum. La direction des Sags a dit regretter les propos de son joueur et ledit joueur s’est excusé. Un joueur ne peut pas faire ça. OK.
Ensuite, on a vu et entendu Mario Pouliot – entraîneur chef du Drakkar – s’attaquer verbalement à deux joueurs de Rimouski. Le dossier est allé à la LHJMQ. Tant le directeur général que l’entraîneur chef de Rimouski ont dénoncé cette attaque d’un coach. « Si ce n’est pas permis par un joueur, ça l’est encore moins d’un entraîneur chef » me disait Serge Beausoleil le lendemain. La LHJMQ a fait quoi ? Mon petit doigt me dit que Raymond Bolduc ‘voulait’ envoyer une lettre à Mario Pouliot. L’a-t-il fait ? Pourquoi les excuses n’ont pas été faites à Mallet et Belzile et à l’Océanic ?
Est-ce que cette double mise en échec verbale à la tête des joueurs de Rimouski demeurera impunie tandis qu’un joueur a du s’excuser au capitaine et à l’organisation des Remparts pour moins que ça ?
Quel gâchis !
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LA GIFLE DE COURTEAU À GAUTHIER-LEDUC – J’ai toujours de travers la gifle, l’impolitesse, le manque de solidarité du commissaire Gilles Courteau, à l’endroit de Jérôme Gauthier-Leduc, et par la bande à l’endroit de l’Océanic de Rimouski, ses partenaires, ses commanditaires, ses joueurs et entraîneurs, son personnel, ses administrateurs et ses partisans, alors qu’il a refusé de se présenter à l’hommage rendu dimanche au # 6 de l’Océanic, pour avoir non seulement égalé un record DE LA LIGUE vieux de 32 ans, mais battu ce record. Oui il était avec les Sea Dogs, dans leur remise de bague de la Coupe Memorial. Mais il a été a
vec les Sea Dogs dans toute cette aventure. Photographié 278 fois. Il aurait pu y être représenté pour être lui-même à Rimouski pour un événement UNIQUE dans les anales de SA ligue, envers un de SES (?) joueurs méritants. Au pire, déléguer un représentant officiel de la LHJMQ à cet hommage. Au pire des pires : faire ce Gaston Therrien a su faire avec classe et professionnalisme : acheminer une vidéo – message. Mais non. Rien. Moins que rien. Comme si c’était une petite affaire banale, bien ordinaire. Quelle claque sur la gueule à tout le monde dimanche. Gilles Courteau aurait du être à côté de Monsieur Maurice Tanguay, qui a fait le voyage, pour honorer un des siens. Sauf que le compte de dépenses de Monsieur le commissaire peut ne pas couvrir ses frais pour venir à Rimouski, qui pourtant, paie son salaire qui est au dessus du salaire minimum. Je ne pense pas me tromper là dessus.Quel gâchis !
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La réflexion de la semaine :
« L'intérêt que j'ai à croire une chose n'est pas une preuve de l'existence de cette chose. » - Voltaire
À bientôt !





















