La désormais affaire Pier-Luc Pelletier aura fait jaser, extrapoler, inventer, fabriquer des rumeurs, allumer des passions non fondées, soulever un problème qui n’en n’est pas un et mis en relief que des gens ne sont pas prêts à vivre telle situation. Heureusement que ce ne fut pas grave.
Commençons par la hauteur de la chambre. Première leçon : les joueurs ont eu en pleine face le fruit des enseignements, des directives : en tant que membres d’une organisation quasi professionnelle, ils sont des personnages publics. De ce fait, tout ce qu’ils font et disent, hors la glace, est de nature publique.
De ce fait aussi, il leur appartient de se sauver de toute situation qui peut les incriminer dans des gestes répréhensibles. Et aussi, de ne pas se mettre en situation dite dangereuse, incriminante. Enfin, comme le disait si bien Serge Beausoleil, ne pas se placer dans une situation dite de vulnérabilité.
Pier-Luc Pelletier – et les équipiers qui l’accompagnaient – n’avait pas d’affaire à la cantine, ce fameux dimanche matin, alors que les poules, les mouettes, les corbeaux et les coqs dormaient encore. Lui et ses équipiers se sont mis dans une situation dite vulnérable et en quelque sorte, ont couru après le trouble. Et ils l’ont eu. Résultat d’équipe : il aura manqué 4 matchs. Résultat personnel : une blessure au visage dont il aurait pu se passer, et une claque à son orgueil.Suffisant, je pense, pour que tout le club tire ses leçons, ses vraies leçons. Persuadé que je suis sur le fait qu’on n’entendra parler de rien d’autre cette saison. La leçon a porté, j’en suis persuadé. En bas, on ferme les livres.
En haut, au 2e étage, il est dommage que le directeur général, Philippe Boucher, ait décidé de jouer les mystères. Ce qui a ouvert la porte à toutes les suppositions, dont certaines se sont avérées farfelues. Quand on sème le mystère, pas besoin d’être un Alfred Hitchcock pour écrire des scénarios, même loufoques.
Philippe Boucher s’est contenté de dire que le joueur était absent de l’alignement pour une période indéterminée en raison d’une blessure découlant d’une altercation hors glace. À la question : où, quand, comment et gravité de la blessure? Pas de réponse. Sauf : « la police est au courant et vous
allez faire votre travail. » À la question : va-t-il revenir ? La réponse est « je le rencontre demain ». Le lendemain après-midi, Boucher nous annonce que Pelletier rejoindra l’équipe ‘bientôt’. Seule autre information : le dégé nous dit qu’il n’y a pas de plainte de déposée.OK que ça ouvre la porte à n’importe quoi ? Les médias sociaux – que Philippe Boucher connaît de mieux en mieux – ont même prétendu que ‘voilà pourquoi Pelletier a quitté Victoriaville’ et même que Pelletier était suspendu chez l’Océanic, sans oublier toutes les histoires de bars qui se sont propagées ici et là, y compris certains forums de discussion.
Or, il n’y a JAMAIS eu d’histoire de bar. Il n’y a JAMAIS eu de suspension imposée à un joueur. Et ledit joueur n’a jamais été en situation de danger, au CHRR. Sauf que l’Océanic a manqué. Pourquoi ne pas avoir parlé d’une blessure qui l’obligera à porter un protecteur facial complet, que ledit joueur n’a pas commis d’acte criminel, que ledit joueur a plutôt été victime d’un assaut, qu’effectivement la SQ enquête sur ce dossier ?
Pourquoi ne pas avoir dit qu’effectivement, quelques joueurs de l’Océanic ont désobéi à une politique interne qui traite de la présence des joueurs en dehors de leur résidence d’accueil après certaines heures indues et que cela se règlerait à l’interne ? Pourquoi ne pas avoir indiqué que, ‘notre joueur n’ayant commis aucun acte criminel, mais étant une victime d’une agression, nous collaborerons pleinement à l’enquête policière’ et que ‘sa carrière n’est pas en danger’ ?
Et au pire, s’il y avait des choses à cacher pour ne pas nuire à l’enquête policière, Philippe Boucher aurait pu parler à huis clos aux membres de la presse locale pour la compréhension du dossier, en toute confiance. Mais on a préféré le mystère, les cachettes. Comme si on n’avait pas confiance aux journalistes quant à la façon de traiter le dossier et aucune confiance au public quand à la façon d’interpréter les faits.

À jouer au mystère, on sème le doute, on ouvre la porte aux versions toutes aussi différentes les unes des autres, aussi fofolles les unes que les autres, et c’est là que les rumeurs partent, à partir de la double et triple fracture de la mâchoire, du nez qui est au centre de la joue gauche, jusqu’à l’utilisation d’arme blanche, de gang de rue, et j’en passe et des meilleures.
Au directeur général de l’Océanic, je répète la première chose que je lui ai dite à sa nomination, après lui avoir souhaité la bienvenue : comme journaliste, je ne suis pas le publiciste de l’Océanic. Mais mon rôle n’est pas de massacrer le club et ceux qui le composent. On ne frappe pas impunément sur des jeunes de 16 à 20 ans. Pas mon rôle.
Mais là dessus, le nouveau directeur général, qui est aussi en apprentissage dans ses nouveaux rôles, s’est trompé de stratégie en se repliant sur sa défensive, en semant le doute et aussi, en ne prenant pas la défense publiquement de ses joueurs, et surtout pas de son joueur blessé par une attaque criminelle, vraisemblablement, quitte à régler les choses internes à l’interne. Je suggère donc que si ce dossier a servi de leçon aux occupants de la chambre des joueurs, elle doit aussi servir à ceux de qui dépend cette chambre.
PS : j’étais bien content de le voir sur la glace pour les deux matchs de fin de semaine et quand vous verrez l’entrevue d’après match de ce dimanche, en ligne, vous verrez qu’il n’est pas mal en point. Ni physiquement, ni entre les deux oreilles. Welcome back !
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
LA SITUATION FRAGILE DE L’OCÉANIC
Le match de ce dimanche après-midi de l’Océanic de Rimouski revêtait une importance capitale pour la formation de Serge Beausoleil dont le 4e rang dans sa division est de plus en plus fragile, nonobstant le fait que l’équipe connaisse sa part de succès.
En fait, Rimouski ne peut regarder en avant, Victoriaville possédant 4 points d’avance et 4 matchs en mains, et Shawinigan 8 points d’avance et 2 matchs en mains. Ne parlons pas de Québec avec 13 points d’avance et 3 matchs en mains.
Mais si on regarde en arrière, Baie Comeau cogne à la porte du 4e rang avec 4 points de retard et 4 matchs en mains, tandis que Chicoutimi, avec 2 points de retard, a 4 matchs en mains.
Rimouski est 5-5-0-0 dans ses 10 derniers matchs, devra coller des victoires pour asseoir sa 4e position de division et se donner des chances de conserver sa 7e place au classement général où Moncton et Gatineau s’ajoutent aux prédateurs de cette 4e place.
Le jeu des matchs en mains fait que Rimouski peut tout aussi bien terminer 7e, comme 11e, s’il fallait que les 4 formations menaçantes remportent tous leurs matchs en mains, sans même que Rimouski saute sur une patinoire.
Parité, vous dites ?
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
.- LES BULLETINS DES JOUEURS. – Nous ne sommes qu’à quelques jours de la pause de Noël dans le calendrier de l’Océanic et de la LHJMQ. J’ai donc commencé à me préparer à livrer mon bulletin aux membres de l’organisation – secteur hockey, ce qui comprend les entraîneurs et les joueurs. À lire dès la pause…
.- RIMOUSKI VENDEUR OU ACHETEUR ?. – Je vous indiquerai aussi ce que devra faire l’Océanic, à mon avis, dans cette période des transactions qui débutera le lundi 19 décembre pour se terminer le dimanche 08 janvier à midi. L’Océanic sera alors sur le bateau, en chemin du
retour d’un programme double à Baie Comeau….- TWITTER – FACEBOOK ET AUTRES. – On m’indiquait cette semaine que l’on peut en lire de moins en moins, pour ne pas dire ‘du tout’ de message des joueurs de l’Océanic sur Twitter. Il faut savoir que la ligue a émis des directives très strictes aux joueurs, entraîneurs et toutes les personnes membres des 18 équipes, du premier étage au 23e, quant à la façon de considérer les réseaux sociaux. Et de la façon avec laquelle c’est livré, on confirme tellement la limitation du droit de parole et d’expression dans ce circuit…
.- SAUF POUR ANNONCER. – Cette notion du silence radio sur les réseaux sociaux ne comprend pas qu’une équipe peut remplacer les communiqués de presse par Twitter. En effet, pour la 2e fois en quelques semaines, le dégé de l’Océanic, Philippe Boucher, annonce des choses par Twitter. Cette fois, c’est la venue du défenseur Simon Boudreau. L’autre fois était pour la venue du gardien Philippe Desrosiers. Sauf que tout journaliste non abonné à Twitter ne peut recevoir le message. Si tu n’es pas abonné à Philippe Boucher non plus. Et si tu ne vérifie pas les Twits 300 fois par jour, tu recevras le message en retard. Quoique pas certain. Les twits ne se consultent pas après 2 à 3 heures sur le fil. Dans quel cas, tu passes en dessous de la table. Comme quoi les réseaux sociaux ne remplacent pas le bon vieux communiqué de presse ou l’envoi d’un courrier, ou même, d’un coup de téléphone…
La réflexion de la semaine…
« Celui qui sait parler sait aussi quand il faut parler. » - Archidamos
À bientôt !
Vidéo avec Pier-Luc Pelletier, cliquez ici.






















