La dernière fin de semaine de l’Océanic de Rimouski me laisse perplexe. Je n’ai pas aimé la façon avec laquelle l’Océanic de Rimouski a perdu son match à Shawinigan. Manque de concentration de façon évidente. J’ai bien aimé la victoire à Victoriaville – malgré deux expulsions inappropriées (je suis poli). Mais j’étais frustré du revers de dimanche à Drummondville. Je connais bien des amateurs qui ont laissé tomber avant la fin. Par mon travail, j’ai du me rendre jusqu’à la 60e minute de jeu.
Contre les Cataractes, un pointage de 8-7 a de quoi à interroger coachs comme joueurs. Mais quand ça va jusque là, il est clair que cela ne donne rien de perdre le sommeil. Les quatre gardiens ont eu leurs misères, à divers degrés, il y a bien des joueurs qui étaient sur une autre planète et la rondelle était folle, folle, folle. Prenons ce match et jetons-le dans le monde des oublis. L’Océanic y retourne une dernière fois le samedi 26. Après, on aura beau les attendre le 11 décembre et le 04 janvier. Point.
Contre Victoriaville, quelle première période bizarre, assaisonnée de deux expulsions jusqu’ici inexpliquées et qui le demeureront. En quoi la mise en échec par derrière d’Alex Émond était-elle plus sévère que celle qu’il a reçue ? Pourquoi cette expulsion ? Comment Gauthier-Leduc peut-il être l’instigateur quand l’adversaire laisse tomber les gants le premier ? Comment le # 6 de l’Océanic peut-il être expulsé pour avoir tenté d’enlever le casque de son adversaire, alors qu’il n’en n’est rien ?
Sauf que les joueurs de l’Océanic, qui signaient le retour du défenseur Pier-Luc Pelletier, se voyaient privés d’Émond et Gauthier-Leduc pour les deux dernières périodes. Quelle concentration ! Bien oui ! Ce club est capable de concentration. La force du mental a fait ses devoirs. Et perdant 1-2 après 20 minutes et 2-3 après 40 minutes, les joueurs de Serge Beausoleil dégriffent les Tigres 6-3 pour la Victoire. La semaine du mental, les rencontres individuelles ont porté fruit.Mais si peu de temps. Moins de 24 heures plus tard, cette même équipe qui avait battu les meilleurs sans deux de ses meilleurs n’était pas l’ombre d’elle même. Tout ce qui a été bon samedi, est disparu à compter de la 15e minute de la première période. Pourtant, l’équipe était complète. La même que la veille, mais avec Émond et Gauthier-Leduc en plus. Comment comprendre qu’elle se soit laissée sortir du match, sortir de sa bulle, de façon aussi unanime, ou presque ?
Je veux bien croire que les 4 pénalités de suite de fin de première peuvent distraire, puiser des énergies chez certains qui sont surtaxés. Mais en entrant au vestiaire à 0-1 seulement, comment expliquer que cette équipe n’ait pas utilisé les 18 minutes de l’entracte pour se regrouper ? Cette défaite est celle de l’équipe. Pas une victoire des Voltigeurs. Une défaite de l’Océanic qui n’avait pas besoin d’adversaire pour perdre le match. Les Voltigeurs n’ont été qu’un accessoire. Nous avons vu une équipe revenir sur la glace, les bras baissés. Pourtant, le retard n’était que d’un but. Se ressaisir aurait possiblement permis de gagner le match. Ce revers est un des plus décevants de la saison. Dans la façon…
Je suggère aux joueurs de se reprendre, de reconnaître s’être trompés de stratégie, et d’aller se défouler à Bathurst, pour ainsi reprendre le droit chemin en prévision des visites des Remparts et Grigorenko vendredi, et des Mooseheads et de Nathan MacKinnon dimanche. La mémoire sportive étant de courte durée quand elle est bien alimentée, les amateurs de la région se déplaceront en fin de semaine pour voir des matchs de haut niveau, comme l’Océanic de Rimouski sait et est capable de les jouer.
Parce que je sais que voilà deux superbes matchs à voir. Les nôtres – comme les visiteurs – travailleront eau et sang pour les 2 points de classement à chacun des matchs. Aux amateurs d’y être. Deux bons shows de hockey.
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QUE DEVIENT LA LHJMQ ?
Une fois tout ça dit, il n’en demeure pas moins que la LHJMQ a pris un tournant dangereux. Tellement qu’il est à se demander si, en cognant régulièrement sur les arbitres, on rend service aux équipes, aux joueurs, à la ligue. J’en suis même à croire qu’établissant les rayés comme les grands responsables de la descente aux enfers de la LHJMQ, on légitime les décisions prises en haut lieu dans ce circuit.
La situation est telle que les joueurs ne savent plus comment jouer, les coachs comment et quoi enseigner, les directeurs généraux quoi demander à leurs entraîneurs, les arbitres quoi appeler, quand il est question de robustesse, de hockey physique, avec des mises en échec, comme on voit au hockey depuis que ce sport est un sport de contact.
Ce circuit est de plus en plus dans le champ gauche. Comment comprendre que dans les 10 derniers matchs de l’Océanic, on a noté 48 mises en échec entre Rimouski et Victoriaville le 30 octobre et 46 entre les deux mêmes équipes samedi dernier, tandis que, contre Shawinigan le 28 octobre, seulement 22 mises en échec, et dimanche à Drummondville, seulement 22 mises en échec ? C’est ça, la nouvelle LHJMQ où on protège les joueurs ? On les protège tellement qu’on les éloigne de la LNH. Posez la question aux recruteurs qui viennent aux matchs. Il y a un monde, entre la LHJMQ et les deux autres circuits - la OHL et la WHL. Tellement que nos joueurs s’éloignent des listes des prospects chez ces recruteurs.
Pourtant, au début de la saison 2010-2011, la LHJMQ demandait à ses arbitres, pour permettre de meilleures assistances (disait-on), d’autoriser plus de robustesse sur les patinoires. Pas rudesse, pas violence, mais robustesse, considérant que le hockey est un sport de contact.
Mais pendant ce temps, on pénalisait le contact. N’importe quel genre de contact. Du moment que quelqu’un crie plus fort que l’autre, on punit le contact. C’est tellement maladif que même sur nos patinoires, toute mise en échec sévère, même légale, est corrigée par une bagarre, sur le champ. On s’en va où, avec notre sport national ?
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J’AI UNE SUGGESTION À FAIRE À LA LHJMQ
Puis-je suggérer, considérant que la LHJMQ veut voir ses joueurs être repêchés par la LNH et y faire carrière, de s’occuper des gens de la LNH qui sont maintenant de retour dans la LHJMQ ?
Ce que je veux dire est que la LHJMQ devrait convoquer en session spéciale de travail, tous les anciens de la LNH qui sont de retour dans la LHJMQ, comme les Philippe Boucher, Jocelyn Thibault, Joël Bouchard, Patrick Roy. Bref, tous ceux qui ont touché à la LNH. Les convoquer pour une réunion à huis clos, sans représentant de la LHJMQ, ni dirigeants, ni arbitres. Et les laisser faire le point entre eux sur le tournant pour le moins dangereux de la LHJMQ. Ils savent de quoi ils parlent, ils en sortent de la LNH.
U
ne fois les délibérations terminées, remettre leurs observations et recommandations à la LHJMQ, au commissaire et sa garde rapprochée, aux gouverneurs, aux propriétaires des équipes, aux directeur généraux, aux arbitres. Et pour être certains d’être bien compris, que le tout soit remis à la presse pour que ce soit rendu public.La LHJMQ doit arrêter de plier aux désirs politiques et sociaux de gens qui n’ont rien à foutre de la progression de la ligue, de la rentabilité des équipes, des assistances dans les arénas, du repêchage des joueurs par les circuits professionnels. La politique doit demeurer en politique. Le hockey doit demeurer au hockey. Il y a présentement trop de monde qui se mêlent de ce qu’ils ne connaissent pas et qui prennent des décisions dans l’unique intention de se donner bonne conscience.
Il faut que la LHJMQ arrête de se prendre pour la LNH, prétendre faire comme la LNH, mais avec des outils du Pee Wee B. Facile pour la LNH de rendre une décision sur une vidéo alimentée par de 12 à 18 caméras autour de la glace et un éclairage parfait, des gros plans de tous les angles, et j’en passe. Mais la LHJMQ doit cesser de vouloir faire, ou prétendre faire la même chose avec une caméra, un angle, et un éclairage désuets. Parlez-en aux photographes de presse et vous comprendrez.
Une caméra en plongée peut prétendre dire aux officiels si une rondelle a été touchée plus haut que la barre horizontale ? Foutaise. Même un enfant de 12 ans sait que c’est impossible. Mais on refuse des buts sur l’image incomplète et imparfaite soumise au juge vidéo. Comme on réclame des sanctions d’une image sombre, provenant d’un caméscope à 125 pieds de l’action, qui ne peut pas rendre une image de la LNH.
Que la LHJMQ veuille protéger les joueurs contre la VIOLENCE, la RUDESSE excessive, comme les coups à la tête et autres gestes irresponsables, je veux bien. À 100 milles à la l’heure. Mais qu’elle cesse de dénaturer le hockey ! Qu’elle laisse les joueurs jouer au hockey !
Il m’apparaît que tous les gens impliqués dans les équipes, font des efforts pour faire du hockey. Du vrai hockey, avec tout ce que ça comporte. Y compris des risques de blessure. Dans un sport de contact, des accidents, ça arrive. Que l’on gère l’exagération, l’abus, je veux bien. Mais que le hockey contact demeure le hockey contact.
Parce que je suis persuadé que celui qui s’implique et se défonce pour jouer du vrai hockey, a le droit de jouer le vrai hockey.
Comme je suis persuadé que celui qui paie pour voir du vrai hockey, a le droit de voir du vrai hockey.
Il est temps donc, que la LHJMQ soit pensée, dirigée, enseignée et jouée, par des gens de hockey.
À Gilles Courteau et ses adjoints et collaborateurs, redonnez-nous notre hockey… avant qu’il soit trop tard !
À bientôt !





















