L’Océanic de Rimouski entre à la maison en fin de semaine pour y affronter deux rivaux de taille. Chicoutimi, une rivalité naturelle sur glace, et Shawinigan, une rivalité entre les deux oreilles. Deux gros matchs. J’espère que vous avez vos billets. Parce que je pense qu’on aura du monde. Et de l’action !
Parce qu’on est du drôle de monde, les partisans ou les amateurs, dans le coin. Au terme de la dernière saison, des amateurs ont demandé des changements dans la structure de hockey de l’Océanic. Ils ont été servis à souhait. Non seulement ils ne savaient pas que Clément Jodoin avait annoncé à la mi février à André Jolicoeur qu’il partait après la fin de la saison, mais ce même Jolicoeur en a surpris plus d’un en se
démettant de ses fonctions de vice-président hockey. Comme on demandait le départ – depuis bien des années d’ailleurs, on cherche encore à savoir pourquoi – de Nicolas Chabot, entraîneur des gardiens. Ça été fait.Sauf que, surprise : le nombre d’abonnés de saison chute encore. Aux dernières nouvelles, il était en bas de 2 000. Du jamais vu en 16 ans. Oui, ce fut en bas de 2 000 la première année ( 1 280 ). Mais depuis, on a même frappé le chiffre de 3 144 en 2005-2006, la saison suivant la participation de Rimouski à la finale de la Coupe Memorial à London. Mais depuis, ça baisse : 2 926 - 2 734 - 2 764 - 2 277 et 2 122.
Les mêmes personnes disent que ‘on paie nos billets, donc on paie le salaire des gens de l’Océanic, et ils doivent faire ce qu’on demande’, je trouve toujours gros cette prétention. Surtout que depuis 2009, plusieurs des demandes de certains amateurs ont été rencontrées par les dirigeants du club. Ces gens-là sont-ils de retour dans le Colisée ? Non pour la plupart. Ont-ils repris leurs billets de saison ? Surtout pas. Les chiffres nous le prouvent deux fois plutôt qu’une.
La réponse la plus entendue est : ‘On va aller voir’. Des ‘wouaireux’. Mais ils ne sont pas encore venus ‘woir’. L’occasion est belle en fin de semaine de venir voir la progression de ces jeunes joueurs. Il y en a 7 de 16 et 17 ans dans le club, sans compter les vétérans aux multiples talents. Non, la chimie n’est pas installée encore. Il faudra un bon mois, sinon plus. Mais qui aurait dit que l’Océanic aurait connu un voyage de 2 gains en 3 matchs dont une victoire à Gatineau la semaine dernière ?
Bien sur que la première fin de semaine de la saison, à la maison, p
our la 5e ou 6e fois en 17 ans, n’a pas gâté personne, sauf les clubs visiteurs. ‘La prédiction de la 6e place de la division prend de la valeur’ ai-je entendu à de multiples reprises suite à ce week end désastreux. Ces mêmes gens disent quoi, aujourd’hui, après cette semaine intéressante en Outaouais et en Abitibi ? C’est certain que le championnat ne s’annonce pas. Peu s’en faut. Ne partons pas en peur. Mais voyons-y le signal que quelque chose se prépare.Et pour que la préparation se tienne, se poursuive, cette équipe a besoin de ses amateurs, de son 7e joueur. Personne ne me fera croire qu’il est normal que l’Océanic – équipe négligée des parieurs et des observateurs – doive être en plus l’équipe le plus négligée des amateurs de hockey et même de ses partisans. Il y a quand même des limites au défaitisme.
L’Océanic n’a pas très bien joué dans son premier week end local. Vous avez raison de vous interroger. L’Océanic a mieux joué dans son premier voyage. Vous avez raison de vous interroger là encore. Mais les interrogations sont certes plus à la portée du positif que du négatif, j’en conviens.
Il n’en demeure pas moins que les réactions à l’extrême ne sont pas de mises. Pas dans le moment. Il est inapproprié de condamner la saison après 2 parties locales et/ou 5 matchs en comprenant ceux à l’extérieur. On se calme le pompon un peu. On donne la chance aux entraîneurs d’installer un système, aux jeunes joueurs de s’habituer à l’horaire d’un joueur junior et à tout le monde de se connaître. Pas certain qu’ils se reconnaîtraient tous, sur le trottoir de la Saint-Germain.

Comme il serait inapproprié de voir l’Océanic dans les leaders du circuit au classement. Notre désillusion de la dernière saison doit nous servir de leçon. Une saison au dessus de nos moyens il y a deux ans a permis que l’on sombre dans le piège de voir gros la saison dernière. Je suggère que cette saison, on prenne les choses une à la fois d’ici les fêtes. On verra qui demeurera, et si l’Océanic est acheteur ou vendeur. Après ça, on pourra spéculer, jouer aux gérants d’estrades.
D’ici là, je vous invite à méditer sur le fait que dans le sport, il n’est jamais bon d’être ni trop ‘low’, ni trop ‘high’. Dans un cas comme dans l’autre, on ne vivra pas un bel hiver.
Donc, on se calme le pompon et on prend ses billets pour les deux matchs de fin de semaine. Si vous n’avez pas renouvelé votre abonnement de saison, bien sur. On va donc au Colisée faire du bruit et encourager les jeunes qui se défoncent.
Vous avez vos billets pour la fin de semaine ???
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La réflexion de la semaine :
‘Un travail d’équipe, c’est un ensemble de gens qui font ce que je leur dis.’ – Michael Winner
À bientôt !





















