Après « Pour une poignée de bâtards » de Laflaque (voir autre texte), Radio-Canada proposait le spécial « Tout le monde en parle » avec Guy A.-Lepage et Dany Turcotte, puis, après le TJ, « Infoman », spécial de fin d’année.

Dans le premier cas, ma définition de cette émission demeure: c’est une production « high style » d’une télé réalité, d’autant que l’animateur ne va pas aussi loin qu’avant dans l’introspection plus directe à ses questions.
La série des invités effectuait, elle aussi, une révision de l’année qui se termine, par secteurs d’activités ou de réussites. Les faits marquants ont été revus avec des personnes très concernées, et, l’arrivée de la ministre Lise Therriault et de l’enquêteur Duchesneau, a été fort intéressante, alors que Claude Legault, présent pour le succès de 19-2, a fait plusieurs interventions intelligentes et fort pertinentes.
Gilles Duceppe et Jean-François Mercier étaient de la première fournée et il fut évidemment question de politique, avec deux députées du NPD, dont celle qui ne pensait jamais être élue en plus d’être unilingue anglophone. Surprise, Ellen Brousseau parle maintenant un français très honorable.
Et au panel des honorés, Martin Petit a remplacé le boxeur Lucian Bute, avec un bel aplomb. Comme la présence de l’ex-ministre de l’environnement fédéral Dion, de l’autre ex-ministre de l’environnement québécois Boisclair, en plus de Marcel Leboeuf, et son collier de bois de noisetiers, entre autres, a permis une discussion animée et parois éclairante.
La participation de combattants, DJ Champion (cancer), et des sinistrés de la Montérégie, a éclairé la situation dans les hôpitaux comme sur l’éternelle bureaucratie gouvernementale.
Le temps fort de ces deux heures est indéniablement la présence surprise et fort appréciée de Julie Snyder, qui annonçait le champagne Cordon rouge et distribuait les verres aux invités. Comme Dany Turcotte a donné des cadeaux à plusieurs invités. Souvent pertinents.
Émission classique dans sa formule et sa forme télévisuelle. Pas beaucoup de surprises de ce côté.
On attendait beaucoup d’« Infoman », après le succès du spécial de l’année dernière. Ce ne fut pas une déception, mais pas une réussite totale.

Les premières images montrent la chef péquiste Pauline Marois faisant ses vœux au public. On ne peut présumer qu’il s’agit du lancement de la production, mais c’est ça. Et Infoman lui demande de partir… Et c’est l’intro musicale réussie de Karkwa.
Puis, voilà Dufort au Japon, pour démontrer l’ampleur du tsunami, dont on parle maintenant très peu dans les nouvelles (continues-bien fait pour le questionnement), pour ensuite passer à la révision des événements de l’année, à partir de ses émissions antérieures, agrémentées de séquences originales.
C’est donc le printemps arabe, la disparition de Kadhafi, alors que Dufort rencontre le maire La, La, Tremblay du Saguenay, « un catholique… qui médise fort, fort, de… Dufort », avant celui de Montréal, un autre Tremblay, « qui ne sait toujours rien » (intéressant). Il faut rappeler la pneumonie de Dufort (après qu’il eut serré la main de la ministre Lise Thériault) et cette entrevue, forcée et refusée, dans un certain train de Josélito (belle séquence).
Pour leur part, les élections fédérales racontent l’avion pollueur des conservateurs, l’« érection » et les répétitions de Harper, les chansons des chefs, le Parlons Qc du Bloc et la formule « gagnante » Ignatieff, sans oublier le fameux décor du débat des chefs et Mme Paillé, toujours en chômage.
Malheur, les conservateurs sont majoritaires, avec la présence orange de la néo-démocrate Ellen Brosseau, Dufort propose alors le drink Jack (Layton) pour décoincer les conservateurs, Le Jack Spirit. Court et évasif. Puis, les chefs se mouillent les pieds en Montérégie et que les reporters portent des casquettes…
L’inévitable amphithéâtre est au programme, comme la débandade du PQ, suivie du voyage de noces des princes, heureux, malgré le « patate gate ». Présence du maire de Québec. C’est long.
La reine trône au fédéral et remplace les tableaux québécois. On pourrait quand même proposer des tableaux d’elle par des artistes d’ici. Infoman en offre trois à Harper. Belle idée. On ne peut contourner le plan Nord autant que le départ de Jack Layton (belle incursion). La salle symphonique de Montréal a soulevé l’ire de la radio poubelle de Québec (significatif) et la construction au Japon est plus intéressante qu’au Québec. Dufort fait alors la leçon au ministre des transports. Pas très drôle.
« Grosse crisse » pour la députée adéquiste Roy fait la manchette, comme le refus de tous les conservateurs à participer à cette émission d’Infoman de fin année, pour en arriver à la patente à gosse transformée en commission d’enquête sur la construction. Encore Charest.
Et ça se poursuit comme ça jusqu’à la fin, lorsque la reine fait son massacre (pas très réussi). « On verra » de Legault fait partie de la donne, avec un local de circonstance, puis, Kim Jon II est rappelé aux larmes de crocodile de ses sujets. De nouveau Charest et ses vœux. C’était un peu trop.
Faut le dire, cet « Infoman » manquait d’un peu de punch…
Autre texte sur le Bye, Bye, à venir.

Dans le premier cas, ma définition de cette émission demeure: c’est une production « high style » d’une télé réalité, d’autant que l’animateur ne va pas aussi loin qu’avant dans l’introspection plus directe à ses questions.
La série des invités effectuait, elle aussi, une révision de l’année qui se termine, par secteurs d’activités ou de réussites. Les faits marquants ont été revus avec des personnes très concernées, et, l’arrivée de la ministre Lise Therriault et de l’enquêteur Duchesneau, a été fort intéressante, alors que Claude Legault, présent pour le succès de 19-2, a fait plusieurs interventions intelligentes et fort pertinentes.
Gilles Duceppe et Jean-François Mercier étaient de la première fournée et il fut évidemment question de politique, avec deux députées du NPD, dont celle qui ne pensait jamais être élue en plus d’être unilingue anglophone. Surprise, Ellen Brousseau parle maintenant un français très honorable.
Et au panel des honorés, Martin Petit a remplacé le boxeur Lucian Bute, avec un bel aplomb. Comme la présence de l’ex-ministre de l’environnement fédéral Dion, de l’autre ex-ministre de l’environnement québécois Boisclair, en plus de Marcel Leboeuf, et son collier de bois de noisetiers, entre autres, a permis une discussion animée et parois éclairante.
La participation de combattants, DJ Champion (cancer), et des sinistrés de la Montérégie, a éclairé la situation dans les hôpitaux comme sur l’éternelle bureaucratie gouvernementale.
Le temps fort de ces deux heures est indéniablement la présence surprise et fort appréciée de Julie Snyder, qui annonçait le champagne Cordon rouge et distribuait les verres aux invités. Comme Dany Turcotte a donné des cadeaux à plusieurs invités. Souvent pertinents.
Émission classique dans sa formule et sa forme télévisuelle. Pas beaucoup de surprises de ce côté.
On attendait beaucoup d’« Infoman », après le succès du spécial de l’année dernière. Ce ne fut pas une déception, mais pas une réussite totale.

Les premières images montrent la chef péquiste Pauline Marois faisant ses vœux au public. On ne peut présumer qu’il s’agit du lancement de la production, mais c’est ça. Et Infoman lui demande de partir… Et c’est l’intro musicale réussie de Karkwa.
Puis, voilà Dufort au Japon, pour démontrer l’ampleur du tsunami, dont on parle maintenant très peu dans les nouvelles (continues-bien fait pour le questionnement), pour ensuite passer à la révision des événements de l’année, à partir de ses émissions antérieures, agrémentées de séquences originales.
C’est donc le printemps arabe, la disparition de Kadhafi, alors que Dufort rencontre le maire La, La, Tremblay du Saguenay, « un catholique… qui médise fort, fort, de… Dufort », avant celui de Montréal, un autre Tremblay, « qui ne sait toujours rien » (intéressant). Il faut rappeler la pneumonie de Dufort (après qu’il eut serré la main de la ministre Lise Thériault) et cette entrevue, forcée et refusée, dans un certain train de Josélito (belle séquence).
Pour leur part, les élections fédérales racontent l’avion pollueur des conservateurs, l’« érection » et les répétitions de Harper, les chansons des chefs, le Parlons Qc du Bloc et la formule « gagnante » Ignatieff, sans oublier le fameux décor du débat des chefs et Mme Paillé, toujours en chômage.
Malheur, les conservateurs sont majoritaires, avec la présence orange de la néo-démocrate Ellen Brosseau, Dufort propose alors le drink Jack (Layton) pour décoincer les conservateurs, Le Jack Spirit. Court et évasif. Puis, les chefs se mouillent les pieds en Montérégie et que les reporters portent des casquettes…
L’inévitable amphithéâtre est au programme, comme la débandade du PQ, suivie du voyage de noces des princes, heureux, malgré le « patate gate ». Présence du maire de Québec. C’est long.
La reine trône au fédéral et remplace les tableaux québécois. On pourrait quand même proposer des tableaux d’elle par des artistes d’ici. Infoman en offre trois à Harper. Belle idée. On ne peut contourner le plan Nord autant que le départ de Jack Layton (belle incursion). La salle symphonique de Montréal a soulevé l’ire de la radio poubelle de Québec (significatif) et la construction au Japon est plus intéressante qu’au Québec. Dufort fait alors la leçon au ministre des transports. Pas très drôle.
« Grosse crisse » pour la députée adéquiste Roy fait la manchette, comme le refus de tous les conservateurs à participer à cette émission d’Infoman de fin année, pour en arriver à la patente à gosse transformée en commission d’enquête sur la construction. Encore Charest.
Et ça se poursuit comme ça jusqu’à la fin, lorsque la reine fait son massacre (pas très réussi). « On verra » de Legault fait partie de la donne, avec un local de circonstance, puis, Kim Jon II est rappelé aux larmes de crocodile de ses sujets. De nouveau Charest et ses vœux. C’était un peu trop.
Faut le dire, cet « Infoman » manquait d’un peu de punch…
Autre texte sur le Bye, Bye, à venir.





















