Cette histoire a permis de produire, en 2008, un film islandais ou norvégien remarqué ensuite par les producteurs d’Hollywood.

Il s’agit de « Reykjavik-Rotterdam », basé sur un scénario d’Arnaldur Indriðason, et dans lequel jouait le réalisateur du film mettant en vedette Mark Wahlberg, Baltasar Kormákur, aussi comédien (« A little trio to haven », « The sea », « Myrin »). Aaron Guzikowski a écrit le scénario et adapté l’aventure à l’américaine de la nouvelle d’Óskar Jónasson.
N’ayant pas vu la version originale, je ne peux préciser si l’adaptation hollywoodienne tient la route. Mais, le réalisateur, qui connaît tout de même le parfum en cause, a donné une version très « cool » d’un thriller haut de gamme, hors de l’ordinaire. Pas un chef d’œuvre, mais un film d’action différent de plusieurs productions amerloques du genre, pétaradantes, inutiles et, surtout, « grognantes ».

Parce que cette histoire, à la base, n’invente rien… ou presque. Voyez plutôt. Andy, le beau-frère de Chris (Mark Walhberg), est impliqué dans un trafic de drogue qui tourne mal. Pour rembourser cette dette, Chris renoue avec la contrebande. Avec l'aide de son meilleur ami, Sébastian (Ben Foster), il remet sur pied son ancienne équipe et s'embarque pour le Panama, pour y récupérer des millions $ en faux billets, pour les revendre qu'il compte revendre, à son retour dans la région de New York. En cours de route, son plan dérape et il doit faire preuve d’ingéniosité et de créativité, pour sauver sa femme (Kate Beckinsale) et ses deux enfants, sous la menace et le joug de ses ennemis (le mafioso Tim, joué par Giovanni Ribisi).
C’est au traitement que la formule devient originale, alors que la dramatique compte surtout sur la façon de se sortir de ce gros et dangereux merdier, d’autant que la fin ne se devine pas aussi bien qu’on pourrait le croire. La description de l’aventure apporte bien sûr des anecdotes déjà largement édulcorées (l’éternel ex-patron ennemi, par exemple, et les imprévus… pourtant prévisibles), aussi des interventions nouvelles largement bien exploitées (sur le bateau-containers, entre autres). Et la logique, du temps, comme de l’espace, est respectée.
De fait, cette « Contrebande » se regarde bien, par une utilisation discrète, mais solide, de l’effet choc, des montages du suspense et de l’action des comédiens, parfois ternes (la relation de Chris et de sa femme est plutôt « bétonneuse »), demeure un bel actif du film. Où la dentelle est laissée au vestiaire et la compréhension bien rangée dans un tiroir barré à double tours.

C’est dans ce monde plutôt rigide, sans âme, peu émotif, que se passe l’histoire, bien dosée, mais dans un climat de suspicion presque… éternel. Pourtant, la logique du sujet demeure toute aussi rigoureuse, ce qui donne un produit bien fini et un film de belle qualité.
D’autant que la direction photo de Barry Ackroyd (« United 93 ». « The hurt locker », « Green zone », qui travaille surtout avec Paul Greengrass) demeure juste et illustre bien la donne, le trajet de la fausse monnaie comme des protagonistes (plans d’action bien fignolés), et que la musique de Clinton Shorter (« District 9 ») n’est pas éclatante, mais respecte bien le sujet.
« Bon petit film » de divertissement, dans la norme du style, plus même, d’un cran ou deux.

Il s’agit de « Reykjavik-Rotterdam », basé sur un scénario d’Arnaldur Indriðason, et dans lequel jouait le réalisateur du film mettant en vedette Mark Wahlberg, Baltasar Kormákur, aussi comédien (« A little trio to haven », « The sea », « Myrin »). Aaron Guzikowski a écrit le scénario et adapté l’aventure à l’américaine de la nouvelle d’Óskar Jónasson.
N’ayant pas vu la version originale, je ne peux préciser si l’adaptation hollywoodienne tient la route. Mais, le réalisateur, qui connaît tout de même le parfum en cause, a donné une version très « cool » d’un thriller haut de gamme, hors de l’ordinaire. Pas un chef d’œuvre, mais un film d’action différent de plusieurs productions amerloques du genre, pétaradantes, inutiles et, surtout, « grognantes ».

Parce que cette histoire, à la base, n’invente rien… ou presque. Voyez plutôt. Andy, le beau-frère de Chris (Mark Walhberg), est impliqué dans un trafic de drogue qui tourne mal. Pour rembourser cette dette, Chris renoue avec la contrebande. Avec l'aide de son meilleur ami, Sébastian (Ben Foster), il remet sur pied son ancienne équipe et s'embarque pour le Panama, pour y récupérer des millions $ en faux billets, pour les revendre qu'il compte revendre, à son retour dans la région de New York. En cours de route, son plan dérape et il doit faire preuve d’ingéniosité et de créativité, pour sauver sa femme (Kate Beckinsale) et ses deux enfants, sous la menace et le joug de ses ennemis (le mafioso Tim, joué par Giovanni Ribisi).
C’est au traitement que la formule devient originale, alors que la dramatique compte surtout sur la façon de se sortir de ce gros et dangereux merdier, d’autant que la fin ne se devine pas aussi bien qu’on pourrait le croire. La description de l’aventure apporte bien sûr des anecdotes déjà largement édulcorées (l’éternel ex-patron ennemi, par exemple, et les imprévus… pourtant prévisibles), aussi des interventions nouvelles largement bien exploitées (sur le bateau-containers, entre autres). Et la logique, du temps, comme de l’espace, est respectée.
De fait, cette « Contrebande » se regarde bien, par une utilisation discrète, mais solide, de l’effet choc, des montages du suspense et de l’action des comédiens, parfois ternes (la relation de Chris et de sa femme est plutôt « bétonneuse »), demeure un bel actif du film. Où la dentelle est laissée au vestiaire et la compréhension bien rangée dans un tiroir barré à double tours.

C’est dans ce monde plutôt rigide, sans âme, peu émotif, que se passe l’histoire, bien dosée, mais dans un climat de suspicion presque… éternel. Pourtant, la logique du sujet demeure toute aussi rigoureuse, ce qui donne un produit bien fini et un film de belle qualité.
D’autant que la direction photo de Barry Ackroyd (« United 93 ». « The hurt locker », « Green zone », qui travaille surtout avec Paul Greengrass) demeure juste et illustre bien la donne, le trajet de la fausse monnaie comme des protagonistes (plans d’action bien fignolés), et que la musique de Clinton Shorter (« District 9 ») n’est pas éclatante, mais respecte bien le sujet.
« Bon petit film » de divertissement, dans la norme du style, plus même, d’un cran ou deux.





















