Spielberg a des idées et des convictions très nettes sur la guerre, le monde et l’homme.

Son « Soldat Ryan » comme « La liste de Schindler », ont entre autres démontré la stupidité, l’inutilité, de la guerre, comme décrit les actes d’héroïsme qu’elle provoque ou les atrocités qu’elle engendre.
Jusqu’à présent, c’était l’homme, l’animal à deux pattes, présumément intelligent, qu’il a décrit en de telles occasions. Cette fois, c’est un cheval, animal à quatre pattes, pas aussi bête qu’on ne le croit, qui est la vedette, entouré des hommes, pas plus décrottés qu’à l’habitude. Je caricature. À peine.
Malgré sa longueur un peu indue et, forcément quelques séquences inutiles ou forcées, ce film est un pur enchantement, visuel d’abord, dramatique ensuite.

On le sait tous, Spielberg est un cinéaste très constant dans ses idées techniques, ses prises de vues souvent surprenantes, mais en contrastes tout aussi souvent éloquents. Pour cela, il travaille avec la même équipe depuis un sacré bout, de Kathleen Kennedy et Frank Marshall, à la production, à Janusz Kaminski, à la direction photo, et à Michael Kahn, au montage. Sans oublier John Williams à la musique.
Tout ce beau monde a l’habitude de travailler ensemble et se connaît très bien. Et ça paraît de production en production.
Cette fois-ci, les prises de vues sont d’une clarté incontournable, par les angles et certaines discrétions (le peloton d’exécution ou la razzia allemande, entre autres). J’en prends pour exemples la sortie de la cavalerie britannique avant cette attaque surprise, dans des champs de blé d’un jaune éclatant d’où émergent chevaux et cavaliers, ou la longue séquence de la fin, aux retrouvailles d’Albert, de Joey, le cheval, et des parents d’Albert, devant ce soleil couchant très révélateur. Inoubliables.

Et plusieurs scènes de ce « Cheval de guerre » sont des morceaux de choix, surtout celles des combats et des tranchées, ramenant l’héroïque bataille de la Somme, où les Canadiens ont fait leur nom, et la juste description d’horreur et d’héroïsme. Autant que les séquences de vie quotidienne sont réalistes, d’une couleur « d’époque ».
Si le segment du labour, avec Joey et Albert, a peut-être subi un peu trop de longueurs répétitives, donc inutiles, il n’en reste pas moins que cette preuve de caractère (prévisible, tout de même) a été dans sa forme louable et logique (dont cette pluie dévastatrice qui a justement multiplié ce courage),
Spielberg a joué aussi la note patriotique, sans toutefois tomber dans le « bushisme » ou l’« harperisme », mais tout en décrivant des choix pas toujours faciles en cette guerre, dont l’horreur n’annonce rien de bon pour la suite… On en sait quelque chose!
Sans rire, il faut aussi noter que le cheval Joey, et tous ses collègues, s’en sortent bien, le cheval vedette apportant une note dramatique et une précision du jeu qu’on ne peut nier. Il y a sûrement beaucoup de dresseurs là dessous. Et comme on connaît le souci du détail de Spielberg, ce n’est pas peu dire.

Les comédiens sont à la hauteur du drame et de la direction du réalisateur, de Jeremy Irvine (Albert) à Patrick Kennedy, en passant par Tom Hiddleston, et surtout Emily Watson, qui joue une mère de premier plan, à la mesure de « Breaking the waves » de Lars Von Triar, où elle était absolument magnifique.
Si Albert adore son cheval Joey, magnifique bête qu'il entraîne au travail, et qu’il retrouvera en des circonstances plutôt surprenantes (mais on devine que « le gars des vues était là »), Joey vit des épreuves difficiles, avec des soldats allemands, un fermier français et de sa petite-fille (séquences les plus tendres du film), sans oublier les batailles dans les tranchées.
Justement, dans ces tranchées, Joey s’empêtre dans les barbelés et est sauvé par deux « frères ennemis », un Anglais et un Allemand, au cours d’une courte trêve. On constate que, comme aujourd’hui, il est parfois plus important de sauver une bête que des hommes (la séquence du choix du médecin à la fin du film est aussi éloquente sur la question). Je ne sais si Spielberg a voulu lancer un message. Mais, il y en a sûrement un.
Et, en ce qui me concerne, cette brève trêve n’est pas sans me rappeler un autre film, « Joyeux Noël » du français Christian Carion, qui traite d’une véritable et longue trêve en tranchées, entre Allemands, Français et Britanniques, au cours de la Grande Guerre. Situation d’ailleurs sévèrement traitée par les armées de l,époque, en cause à ce moment-là… L’Homme demeurera toujours Homme.
Le scénario de Lee Hall (« Billy Elliott », « Toast ») et de Richard Curtis (« Love Actually », « Bean », « Notting Hill », « Bridget Jones’s Diary »), basé sur le livre de Michael Morpurgo, demeure solide. Et j’ajoute que John Williams a, comme toujours, monté une trame musicale de belle tenue, amusante aux moments « détendus ».

Son « Soldat Ryan » comme « La liste de Schindler », ont entre autres démontré la stupidité, l’inutilité, de la guerre, comme décrit les actes d’héroïsme qu’elle provoque ou les atrocités qu’elle engendre.
Jusqu’à présent, c’était l’homme, l’animal à deux pattes, présumément intelligent, qu’il a décrit en de telles occasions. Cette fois, c’est un cheval, animal à quatre pattes, pas aussi bête qu’on ne le croit, qui est la vedette, entouré des hommes, pas plus décrottés qu’à l’habitude. Je caricature. À peine.
Malgré sa longueur un peu indue et, forcément quelques séquences inutiles ou forcées, ce film est un pur enchantement, visuel d’abord, dramatique ensuite.

On le sait tous, Spielberg est un cinéaste très constant dans ses idées techniques, ses prises de vues souvent surprenantes, mais en contrastes tout aussi souvent éloquents. Pour cela, il travaille avec la même équipe depuis un sacré bout, de Kathleen Kennedy et Frank Marshall, à la production, à Janusz Kaminski, à la direction photo, et à Michael Kahn, au montage. Sans oublier John Williams à la musique.
Tout ce beau monde a l’habitude de travailler ensemble et se connaît très bien. Et ça paraît de production en production.
Cette fois-ci, les prises de vues sont d’une clarté incontournable, par les angles et certaines discrétions (le peloton d’exécution ou la razzia allemande, entre autres). J’en prends pour exemples la sortie de la cavalerie britannique avant cette attaque surprise, dans des champs de blé d’un jaune éclatant d’où émergent chevaux et cavaliers, ou la longue séquence de la fin, aux retrouvailles d’Albert, de Joey, le cheval, et des parents d’Albert, devant ce soleil couchant très révélateur. Inoubliables.

Et plusieurs scènes de ce « Cheval de guerre » sont des morceaux de choix, surtout celles des combats et des tranchées, ramenant l’héroïque bataille de la Somme, où les Canadiens ont fait leur nom, et la juste description d’horreur et d’héroïsme. Autant que les séquences de vie quotidienne sont réalistes, d’une couleur « d’époque ».
Si le segment du labour, avec Joey et Albert, a peut-être subi un peu trop de longueurs répétitives, donc inutiles, il n’en reste pas moins que cette preuve de caractère (prévisible, tout de même) a été dans sa forme louable et logique (dont cette pluie dévastatrice qui a justement multiplié ce courage),
Spielberg a joué aussi la note patriotique, sans toutefois tomber dans le « bushisme » ou l’« harperisme », mais tout en décrivant des choix pas toujours faciles en cette guerre, dont l’horreur n’annonce rien de bon pour la suite… On en sait quelque chose!
Sans rire, il faut aussi noter que le cheval Joey, et tous ses collègues, s’en sortent bien, le cheval vedette apportant une note dramatique et une précision du jeu qu’on ne peut nier. Il y a sûrement beaucoup de dresseurs là dessous. Et comme on connaît le souci du détail de Spielberg, ce n’est pas peu dire.

Les comédiens sont à la hauteur du drame et de la direction du réalisateur, de Jeremy Irvine (Albert) à Patrick Kennedy, en passant par Tom Hiddleston, et surtout Emily Watson, qui joue une mère de premier plan, à la mesure de « Breaking the waves » de Lars Von Triar, où elle était absolument magnifique.
Si Albert adore son cheval Joey, magnifique bête qu'il entraîne au travail, et qu’il retrouvera en des circonstances plutôt surprenantes (mais on devine que « le gars des vues était là »), Joey vit des épreuves difficiles, avec des soldats allemands, un fermier français et de sa petite-fille (séquences les plus tendres du film), sans oublier les batailles dans les tranchées.
Justement, dans ces tranchées, Joey s’empêtre dans les barbelés et est sauvé par deux « frères ennemis », un Anglais et un Allemand, au cours d’une courte trêve. On constate que, comme aujourd’hui, il est parfois plus important de sauver une bête que des hommes (la séquence du choix du médecin à la fin du film est aussi éloquente sur la question). Je ne sais si Spielberg a voulu lancer un message. Mais, il y en a sûrement un.
Et, en ce qui me concerne, cette brève trêve n’est pas sans me rappeler un autre film, « Joyeux Noël » du français Christian Carion, qui traite d’une véritable et longue trêve en tranchées, entre Allemands, Français et Britanniques, au cours de la Grande Guerre. Situation d’ailleurs sévèrement traitée par les armées de l,époque, en cause à ce moment-là… L’Homme demeurera toujours Homme.
Le scénario de Lee Hall (« Billy Elliott », « Toast ») et de Richard Curtis (« Love Actually », « Bean », « Notting Hill », « Bridget Jones’s Diary »), basé sur le livre de Michael Morpurgo, demeure solide. Et j’ajoute que John Williams a, comme toujours, monté une trame musicale de belle tenue, amusante aux moments « détendus ».





















