Warner Bros a déjà eu une section d’animation très relevée, avec les Chiniquy, Jones, Chapin, créateurs des Bugs Bunny, Twitty, Sylvester et compagnie.

D’ailleurs, en entrée de programme, on a repris, en version 3D, un dessin animé mettant en… opposition Sylvestre et Twitty, sans oublier Granny, basé sur une histoire « ancienne « de la franchise, avec les voix originales (en anglais, par le fameux et inoubliable Mel Blanc), traitée à l’infographie. Toujours aussi politically incorrect et tordant.
Et on est ensuite passé au programme principal, comme on disait dans le temps, pour une autre production appuyée par la Warner, « Les petits pieds du bonheur 2 », dont la première mouture s’est méritée un Oscar en 2007.

La postsynchro québécoise n’est pas mauvaise, disons-le tout de suite, pour un produit, dont le scénario peut se tenir sur une feuille huit et demi par 14, traitant du réchauffement de la planète, via une énorme banquise qui s’écroule en Antarctique, obligeant alors toutes les espèces du coin à s’unir pour sauver leur peau.
À partir de la danse rappel du début, par le père Mumbie, qui vient d’avoir un petit, Erik, que lui a donné sa chère copine Gloria, voilà que le petit ne peut danser, ce qui ne plaît pas au papa et qui provoque un début un peu coincoin. Jusqu’à l’évasion dans un trou d’eau (dessins superbes), alors que les dialogues sont d’une banalité exaspérante.
Et arrive le drame « principal », l’effondrement d’un glacier, qui bloque toutes les issues et qui coincent les habitants de la banquise. Arrive un macareux qui prône la liberté de réaliser ses rêves, parce que son coin de terre (probablement la Terre de Feu) est en voie de disparition, gagnant un « ancien » des pingouins empereurs à sa cause.
Ceci, entremêlé avec l’histoire de deux crevettes à la recherche d’elles-mêmes, dans un océan en plein changement et habité par des êtres étranges, courtisant la décision de Mumbie de sauver sa race et quelques autres de leur prison de glaces.
Si ce n’est pas inspiré au titre de la dramatique, l’infographie et l’utilisation du 3D (dont je commence à me lasser, parce qu’on plonge cette technique à toutes les sauces) sont de très haute qualité. Magnifiques, à plus d’un titre, principalement aux séquences sur les hauteurs de la banquise et sous l’eau. Autre fait marquant: la présentation infographique des humains est plus réelle que nature. Ces humains-là sont convaincants… plus que des vrais. Réussite technique remarquable.

Pour le reste, quelques personnages sont bien stylés (les éléphants de mer, entre autres), les petits manchots étant très mignons, et la perspective des foules de toutes les races donnant une belle impression de profondeur.
Oubliez l’histoire, régalez-vous des dessins et des personnages, leur bouille et leurs expressions.
Et, devinez quoi, Erik chante comme un ange, livrant en fin de course un extrait de la « Tosca » de Puccini, avec une audace un peu dérangeante et, surtout, parfaitement inutile.
Elijah Wood, Robin Williams, Pink, Hank Azaria (entre autres, le chef Wigham des Simpsons), Brad Pitt et Matt Damon (les crevettes) donnent les voix anglaises. Ça doit être assez drôle. Ce l’était aussi en français, même si vous connaissez ma position sur la langue qu’on devrait nous permettre d’entendre pour les dessins animés.
George Miller (« Petits pieds 1» et les « Mad Max ») réalise et s’amuse, manifestement, en compagnie de ses colistiers, Warren Coleman (« Young Einstein »), Gary Eck (« The Nation ») et Paul Livingston (« Good News World »).
David Dulac revient à la caméra, comme John Powell (« Kung Fu Panda », « Rio », « Ice Age », « Bolt ») se permet une musique plutôt insistante. Il a déjà composé mieux.

D’ailleurs, en entrée de programme, on a repris, en version 3D, un dessin animé mettant en… opposition Sylvestre et Twitty, sans oublier Granny, basé sur une histoire « ancienne « de la franchise, avec les voix originales (en anglais, par le fameux et inoubliable Mel Blanc), traitée à l’infographie. Toujours aussi politically incorrect et tordant.
Et on est ensuite passé au programme principal, comme on disait dans le temps, pour une autre production appuyée par la Warner, « Les petits pieds du bonheur 2 », dont la première mouture s’est méritée un Oscar en 2007.

La postsynchro québécoise n’est pas mauvaise, disons-le tout de suite, pour un produit, dont le scénario peut se tenir sur une feuille huit et demi par 14, traitant du réchauffement de la planète, via une énorme banquise qui s’écroule en Antarctique, obligeant alors toutes les espèces du coin à s’unir pour sauver leur peau.
À partir de la danse rappel du début, par le père Mumbie, qui vient d’avoir un petit, Erik, que lui a donné sa chère copine Gloria, voilà que le petit ne peut danser, ce qui ne plaît pas au papa et qui provoque un début un peu coincoin. Jusqu’à l’évasion dans un trou d’eau (dessins superbes), alors que les dialogues sont d’une banalité exaspérante.
Et arrive le drame « principal », l’effondrement d’un glacier, qui bloque toutes les issues et qui coincent les habitants de la banquise. Arrive un macareux qui prône la liberté de réaliser ses rêves, parce que son coin de terre (probablement la Terre de Feu) est en voie de disparition, gagnant un « ancien » des pingouins empereurs à sa cause.
Ceci, entremêlé avec l’histoire de deux crevettes à la recherche d’elles-mêmes, dans un océan en plein changement et habité par des êtres étranges, courtisant la décision de Mumbie de sauver sa race et quelques autres de leur prison de glaces.
Si ce n’est pas inspiré au titre de la dramatique, l’infographie et l’utilisation du 3D (dont je commence à me lasser, parce qu’on plonge cette technique à toutes les sauces) sont de très haute qualité. Magnifiques, à plus d’un titre, principalement aux séquences sur les hauteurs de la banquise et sous l’eau. Autre fait marquant: la présentation infographique des humains est plus réelle que nature. Ces humains-là sont convaincants… plus que des vrais. Réussite technique remarquable.

Pour le reste, quelques personnages sont bien stylés (les éléphants de mer, entre autres), les petits manchots étant très mignons, et la perspective des foules de toutes les races donnant une belle impression de profondeur.
Oubliez l’histoire, régalez-vous des dessins et des personnages, leur bouille et leurs expressions.
Et, devinez quoi, Erik chante comme un ange, livrant en fin de course un extrait de la « Tosca » de Puccini, avec une audace un peu dérangeante et, surtout, parfaitement inutile.
Elijah Wood, Robin Williams, Pink, Hank Azaria (entre autres, le chef Wigham des Simpsons), Brad Pitt et Matt Damon (les crevettes) donnent les voix anglaises. Ça doit être assez drôle. Ce l’était aussi en français, même si vous connaissez ma position sur la langue qu’on devrait nous permettre d’entendre pour les dessins animés.
George Miller (« Petits pieds 1» et les « Mad Max ») réalise et s’amuse, manifestement, en compagnie de ses colistiers, Warren Coleman (« Young Einstein »), Gary Eck (« The Nation ») et Paul Livingston (« Good News World »).
David Dulac revient à la caméra, comme John Powell (« Kung Fu Panda », « Rio », « Ice Age », « Bolt ») se permet une musique plutôt insistante. Il a déjà composé mieux.











