La coutume s’installe et l’émission de radio de la première chaîne de la SRC, « À l’année prochaine » (« À la semaine prochaine »), diffusée à la radio, le samedi, revient à la télé, pour un soir, le vendredi.

L’équipe de Philippe Lagüe a démontré sa fougue habituelle, mais c’est de la radio, adaptée pour la télé, avec les effets qu’il fait (la « caméra taureau », par exemple). Ce qui, de fait, ne change pas grand’chose au contenu, parfois disparate, autrement réussi, grâce aux animateurs, humoristes et imitateurs, Philippe Lagüe, bien sûr, Pierre Verville, Michèle Deslauriers et Pierre Brassard.
Avec le clinquant du bruitage à la moderne (je me demande pourquoi ça ne se fait pas à l’ordinateur; ce l’est peut-être, quand la télé n’est pas là), comme la télé qui tombe avec fracas dans un tube de verre, les pas dans le sable, les sabots de chevaux, le carrosse et j’en passe (je pense alors à ce pionnier que fut Normand Ringuette, entre autres bruiteur pour « Bobino », qui ne profitait sûrement pas du même « équipement »), les quatre lascars s’amusent comme de petits fous devant une salle de quelque 150 personnes.
Cette production radiophonique pour la télé a démarré, ce vendredi (20 h), assez lentement (la référence au maire Gérald Tremblay était d’un plat, autant que la séquence Charest), pour en arriver à quelques réussites intéressantes (les annonces de Pierre Craig pour « La Facture », la Corrida décrite par Charles Tisseyre, Anne-Marie Losique) et à d’autres extraits assez tordants (Claude Poirier et la loi C-10, Ginette Reno chantant la CAQ et Ron Fournier).

C’est une troisième tentative, après celle de 2009. Ce « Bye, Bye » radiovisuel, comme on le décrit dans les autopromos de Radio-Canada, demeure, en définitive, une radio télévisée, avec toutes les contraintes que cela comporte. Les insertions de circonstance n’y changent pas grand’chose. C’est souvent un fouillis d’images qui font perdre l’essentiel, le gag.
Malgré tout, ce « À l’année prochaine » rappelle les bonnes séquences des revues théâtrales, de Bob Hope à Olivier Guimond, sans oublier Gratien Gélinas. Mais, c’est toujours à la radio retransmis par la télé. C’est là que le bât blesse, à mon avis. Les quatre animateurs et leurs acolytes sont aux prises avec les exigences de deux médias en même temps. En plus de lire leurs textes et de donner les imitations qui s’imposent. Tout un job.
L’essai mérite d’être souligné, est plus accrocheur que celui de l’an dernier. Mais, la fusion des deux médiums n’est pas encore totalement réussie. Il y a quand même de quoi rire.
Et signalons enfin que plusieurs de ces comédiens travaillent sur l'émission "Et Dieu créa Laflaque ".
La production "À l'année prochaine" est diffusée à la radio de Radio-Canada (première chaîne), le samedi 31 décembre, à 11h, et en rediffusion, le dimanche, à 16 h. Et reprise à la télé de Radio-Canada, le 1er janvier, à 19 h.

L’équipe de Philippe Lagüe a démontré sa fougue habituelle, mais c’est de la radio, adaptée pour la télé, avec les effets qu’il fait (la « caméra taureau », par exemple). Ce qui, de fait, ne change pas grand’chose au contenu, parfois disparate, autrement réussi, grâce aux animateurs, humoristes et imitateurs, Philippe Lagüe, bien sûr, Pierre Verville, Michèle Deslauriers et Pierre Brassard.
Avec le clinquant du bruitage à la moderne (je me demande pourquoi ça ne se fait pas à l’ordinateur; ce l’est peut-être, quand la télé n’est pas là), comme la télé qui tombe avec fracas dans un tube de verre, les pas dans le sable, les sabots de chevaux, le carrosse et j’en passe (je pense alors à ce pionnier que fut Normand Ringuette, entre autres bruiteur pour « Bobino », qui ne profitait sûrement pas du même « équipement »), les quatre lascars s’amusent comme de petits fous devant une salle de quelque 150 personnes.
Cette production radiophonique pour la télé a démarré, ce vendredi (20 h), assez lentement (la référence au maire Gérald Tremblay était d’un plat, autant que la séquence Charest), pour en arriver à quelques réussites intéressantes (les annonces de Pierre Craig pour « La Facture », la Corrida décrite par Charles Tisseyre, Anne-Marie Losique) et à d’autres extraits assez tordants (Claude Poirier et la loi C-10, Ginette Reno chantant la CAQ et Ron Fournier).

C’est une troisième tentative, après celle de 2009. Ce « Bye, Bye » radiovisuel, comme on le décrit dans les autopromos de Radio-Canada, demeure, en définitive, une radio télévisée, avec toutes les contraintes que cela comporte. Les insertions de circonstance n’y changent pas grand’chose. C’est souvent un fouillis d’images qui font perdre l’essentiel, le gag.
Malgré tout, ce « À l’année prochaine » rappelle les bonnes séquences des revues théâtrales, de Bob Hope à Olivier Guimond, sans oublier Gratien Gélinas. Mais, c’est toujours à la radio retransmis par la télé. C’est là que le bât blesse, à mon avis. Les quatre animateurs et leurs acolytes sont aux prises avec les exigences de deux médias en même temps. En plus de lire leurs textes et de donner les imitations qui s’imposent. Tout un job.
L’essai mérite d’être souligné, est plus accrocheur que celui de l’an dernier. Mais, la fusion des deux médiums n’est pas encore totalement réussie. Il y a quand même de quoi rire.
Et signalons enfin que plusieurs de ces comédiens travaillent sur l'émission "Et Dieu créa Laflaque ".
La production "À l'année prochaine" est diffusée à la radio de Radio-Canada (première chaîne), le samedi 31 décembre, à 11h, et en rediffusion, le dimanche, à 16 h. Et reprise à la télé de Radio-Canada, le 1er janvier, à 19 h.





















