Malgré le temps plus qu’incertain et une humidité à traverser les os, les amateurs étaient présents, en foule, à la première soirée de la quatrième édition des Grandes Fêtes du Saint-Laurent, au parc Beauséjour.

Après «Steinbock » et « Poker Face », qui ont bien répondu aux attentes, « CCR » est arrivé sur scène avec un peu de retard (trop, peut-être. Le show devait débuter à 21 h; les cinq musiciens sont apparus sur scène vers 21 h 35). Le public, de plus en plus nombreux (ça entrait à pleins guichets vers 20 h 30), patient, scandait « CCR » et avait hâte de voir le groupe aux airs mythiques.

Bien installé sur le podium, appuyé par une sonorisation impeccable et des éclairages pertinents, « Creedence Clearwater Revisited » a donc lancé la donne, avec un enthousiasme qui n’a pas manqué de gagner la foule.
Comment évaluer cette foule?
De sources policières, cette évaluation se fixait à un chiffre entre 10 000 et 15 000 personnes. En faisant le tour de piste, face à la grande scène, pendant le show, le terrain était pratiquement tout rempli et la pente fort bien garnie. Ça se tient. Le chiffre officiel viendra plus tard.
Je ne suis pas un expert du rock, mais j’ai beaucoup apprécié le style clean et direct de ces cinq musiciens, dont la prestation est rodée au quart de tour, sans oublier la « jasette avec la foule », sans attendre les réactions, spontanément. Ce qui a beaucoup plu aux amateurs, aux connaisseurs, qui reconnaissaient manifestement les succès du groupe.

Le bassiste Stu Cook est toujours aussi précis, alors que le batteur Doug Clifford, à l’origine dit-on de ce « Revival », précise le rythme avec beaucoup d’acuité, à la formule rock claire et nette. J’ai lu quelque part que cette section rythmique était reconnue comme la meilleure au Rock and Roll Hall of Fame. À écouter « CCR », à Rimouski, hier soir, c’était plus qu’évident, alors que le chanteur et guitariste John Tristaro avait le bagout qu’il faut pour « soulever » la foule et que les deux autres complices,le guitariste Tal Morris et le multi instrumentiste Steve Gunner, ont toujours été à la hauteur.
Un son rock qui se boit bien, qui donne l’émergence d’un style qui, selon moi, a parfois mal évolué, mal grandi, dé`rapémême, mais qui reprend toutes ses lettres de noblesse avec une prestation comme celle d’hier. J’ai beaucoup apprécié cette clarté du genre, sans bavures, spontanée et stylée comme il se doit.
Quand j’ai quitté le site, le show n’était pas terminé et ça swinguait pas à peu près. Et j’aimerais aussi souligner la qualité du comportement de la foule, attentive, enjouée, disciplinée et respectueuse des artistes devant elle.




















