Décidément, la température ne collabore pas nécessairement toujours avec les Grandes Fêtes du Saint-Laurent. Mais, beau temps, mauvais temps, chaleur et humidité au rendez-vous, tout se passe quand même bien. Et y’a du monde.

Et les shows prévus sont là.
Vendredi, alors que le temps était lourd et que’Environnement Canada prévoyait une ligne d’orages forts de Trois-Rivières à Matane, je me suis permis, vers 19 h, d’appeler la direction du festival pour demander à un responsable s’il y avait du retard ou des annulations. On m’a répondu que non et que tout allait comme ça devait être. Tous les spectacles, prévus ce vendredi, allaient donc avoir lieu, comme annoncés. Optimisme intégral
La foule, jeunes et moins jeunes, bébés comme personnes âgées, avait confiance et ne se préoccupait pas trop de la température menaçante. À mon arrivée sur le site, vers 20 h 30, il faisait un temps chaud et humide, vers un ciel dégagé et une partie de lune superbe dans le même ciel. Et, comme pour jeudi, les amateurs entraient à pleins guichets, dans l’ordre, pour occuper le terrain des grands spectacles du parc Beauséjour. La pente était déjà pas mal remplie. Plus que jeudi.
À première vue, donc, il y avait beaucoup plus de monde que pour les shows de jeudi. On parlait de 13 000 à 16 000 personnes, pour ce jeudi. Ce soir du vendredi, je peux affirmer qu’il y en avait pas loin de 20 000, sûrement au-dessus de 18 000. Et quand j’ai quitté le site, après plus d’une bonne heure de show (la lourde humidité me tue), il y avait encore beaucoup d’entrées. Toujours dans l’ordre.
Si le spectacle a débuté presque à l’heure, il a lancé à l’avant-scène une Marie-Mai très en forme, en compagnie de ses « gars », dans une ambiance fort chaleureuse.

Je ne suis pas nécessairement un fan de cette lauréate de « Star Académie », mais je dois avouer qu’elle a du charisme, qu’elle sait communiquer avec ses fans, même si elle a répété quelques fois « Bonsoir, Rimouski! ». Une déformation de « Star Académie » peut-être. Pas grave.
Il n’en demeure pas moins que les musiciens, les éclairages et la sonorisation étaient encore une fois impeccables, les éclairages entre autres étant synchrones avec le rythme et les points forts des titres (par la gestuelle du batteur, entre autres), le tout dans une homogénéité étonnante.
Je ne porte pas de jugement sur les textes de cette auteure-compositeure-interprète, que je ne connais pas assez, mais je constate, qu’en plus de chanter l’amour et la vie, elle se préoccupe d’environnement et de non-violence. Et que plusieurs thèmes musicaux ne sont pas aussi « lourds » qu’on pourrait le penser. Ils s'écoutent même fort bien. Il y a un bel équilibre dans les arrangements.
Avouant candidement qu’elle ne « faisait pas beaucoup de festivals cette année », Marie-Mai s’est dit très heureuse de se retrouver aux Grandes Fêtes et a proposé un show enlevant, bougeant comme pas une sur scène, avec un enthousiasme constant, communicatif, qui a plu au public. C’était évident.

Le même public le lui a bien rendu et l’artiste n’a pas manqué d’être au diapason, comme ses musiciens, qui bougent autant qu’elle (le guitariste lead, spécialement).
Un show qui s’appelle « Version 3.0 », du titre du dernier et troisième album de cette chanteuse, spectacle de belle tenue, fort justifié pour un tel événement. Et je remarque encore la belle discipline de la foule, dans une proposition qui a beaucoup de mérites. .




















