La chance des organisateurs des Grandes Fêtes du Saint-Laurent, avec la température, du moins, n’a pas été très évidente, en ce samedi soir, où un orage a précédé la prestation des «Trois Accords », alors que le ciel s’est encore déversé à grands seaux, après l’arrivée de menaçants nuage noirs, vers 20 h 35.

L’imposante foule, déjà présente sur le site (je l’évalue à au moins 10 000 personnes), alors que plusieurs autres traversaient les guichets, s’est pas mal désagrégée, si j’en juge par le nombre constant de personnes qui allaient se réfugier dans le pavillon du parc ou dans leurs voitures. Pourtant, d’autre arrivaient…
Au début de l’orage, avec des vents assez importants, j’entendais toujours les « Trois Accords », qui ont été très généreux avec leur public, manifestement connaisseur, et qui ne manquait pas de répondre par la vague, lorsque demandée.

J’ai reconnu « Hawaiienne », « Saskatchewan », toujours aussi frappants, autant que j’ai apprécié cet humour délirant, en hommage… aux Dames Fermières, et cette balade sur un coucher de soleil (il y en a eu un à travers les nuages), demandant à la foule de s’aimer par des gestes révélateurs.
Fort intéressante prestation, même si j’ai trouvé la batterie un peu « lourde » en quelques occasions. Ces quatre jeunes musiciens ont de l’élan, un solide et décapant sens de l’humour et proposent des mélodies plus qu’intéressantes. Leur renommée est justifiée, va se maintenir, autant que s’accentuer, si le groupe demeure aussi spontané.
Et l’orage a fait son œuvre, obligeant les techniciens à nettoyer la scène de son eau et à vérifier si tout l’équipement n’avait pas subi de dommage ou de ruptures. Donc, aux éclairages comme à la sonorisation, il a fallu effectuer les vérifications d’usage et essentielles. Et préparer la seconde partie en toute sécurité.
Ce qui a pris un certain temps, cause normale en de telles circonstances.. Alors, « Our Lady Peace » est monté sur la scène, vers 21 h 50, aux acclamations de la foule, fort patiente, qui ne cessait de grandir.
Toutes proportions gardées, je crois que le chiffre de 10 000 personnes est toujours juste, parce que, en plus de l’orage qui a dispersé une première fournée, il y avait beaucoup de va-et-vient sur le site, au démarrage du second show. Ce qui a rendu l’évaluation difficile. Mais, le parterre était bondé, alors que la pente était plutôt dégarnie.
En ce qui a trait à « Our Lady Peace », les pièces que j’ai entendues m’indiquent qu’il s’agit d’un rock assez prononcé, avec des arrangements originaux, dans une facture très personnelle, avec quelques effets parfois surprenants. Un rock plus solide, dans le sens « heavy» du terme, sans pour autant défoncer la mise. Même si, en quelques occasions, la version avait du coffre, autant que des amorces de chansons très étonnantes.
Pour le moment, c’est le show que j’ai trouvé le moins accessible, en ce qui me concerne du moins. Cette façon de turpiner le rythme et les accords ne m’attire pas plus qu’il ne le faut, même si le ton est souvent juste. Par ailleurs, les quatre musiciens sont excellents et assurés. De très bonnes pointures.
Et quand j’ai quitté, une pluie fine commençait à tomber.
Faut préciser justement en terminant que l’équipe du festival a connu les affres de Mère Nature, à l’orage de l’heure du souper, les vents bousculant certaines installations (toilettes chimiques renversées et tentes soulevées) et l’équipement de scène (des sports en particulier). Les responsables se sont rapidement « virés de bord » et replacé le tout, pour que tout débute à l’heure prévue.




















