Nous publions une lettre ouverte sur le choix des nouveaux noms de rues au Bic, pendant le débat qui se poursuit et qui n'a pas fini de faire jaser. La communication est de Pierre-Luc Morin, du Bic.
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Dans cette ville -Rimouski- qui se veut consultative et favorisant la participation citoyenne, plusieurs ont été déçus par l'actuel processus visant à renommer certaines rues. Un comité de toponymie très "hermétique", composé d'une minorité de Bicois, alors qu'ils sont les premiers intéressés.

Une soirée d'information dite "Consultation" où la période de questions paraissait bien courte par rapport au nombre de rues touchées et au temps où nous les côtoierons (minimum 25 ans).
Des délais serrés avant le choix définitif alors qu'analyser, faire des recherchent et préparer des propositions sérieuses demandent du temps pour un simples citoyen. Malgré ces petites embûches, le besoin de s'exprimer prend le dessus... Naviguant entre félicitations, critiques et recommandations, voici donc l'opinion d'un citoyen sur...
... les "Blocs".
J'ai toujours, je l'avoue, détesté au plus au point cette façon très... comment dire... "450" de nommer les rues. À plus forte raison encore pour un endroit comme Bic alors que pour une fois, tous -citoyens comme élus, Bicois comme Rimouskois en général- sont unanime sur la nécessité de préserver l'âme villageoise du Bic.
À l'heure où de plus en plus d'automobilistes s'équipent d'un petit GPS ,et ce même pour se déplacer dans leur propre ville, le découpage du territoire en "blocs de rues" m’apparaît de moins en moins pertinent. Mais même en petites quantités, les arguments touchants la sécurité sont difficilement contestables, alors s'il faut absolument le faire, essayons de bien le faire et peut-être qu'on pourra s'y faire! Devant un tel chamboulement, plusieurs ont fait contre mauvaise fortune bon coeur en y voyant l'occasion d’honorer les personnages les plus marquants de notre histoire locale.
La contrainte des Blocs en a sans doute limité les possibilités, mais certains le font bien et même très bien (personnages communautaires, personnages historiques). Le Bloc Géologie/Géomorphologie est lui aussi à propos puisque l'omniprésence ici d'un relief aussi spectaculaire qu'unique a une valeur identitaire très forte, quoique les termes choisis n'ont pas une résonance spécifiquement bicoise. Le Bloc Maraîcher est à juste titre situé près de quelques maraîchers et l'agriculture en général a territorialement, économiquement et culturellement une grande importance au Bic. Si le travail de nos maraîchers et nos fermières mérite d'être souligné, je crois toutefois, à mon humble avis, que de les fondre avec des rues des Horticulteurs, Potagers, Jardiniers, vient davantage les reléguer à un niveau anecdotique qu'honorifique.
Pour ce qui est du bloc Fruits, voilà un bloc qui a fait l'unanimité... pour dire qu'il n'avait pas sa place ici. Si les blocs doivent en principe nous aider à nous orienter, celui-ci semble davantage nous entraîner dans un de ces contes de fée du "Merveilleux monde de Disney" qu'en terre bicoise! Bloc confiture, tarte, ou salade de fruits, les sobriquets non pas manqué pour tourner en totale dérision cette grappe de rues. Dérision qui, c'est bien là le plus triste de l'histoire, se rattachera par extension à ses résidents qui ne l'ont pas choisi, et ce, pour un minimum de 25 ans. Les idées ne manque pas et je ne crois donc pas qu'il soit nécessaire de basculer dans cette frivolité de noms pour respecter le principe de blocs.
De plus, dans la mesure où il n'y aura visiblement pas assez de rues pour les honorer tout les Bicois qui le méritent, pouvons nous vraiment nous permettre d'en gaspiller pour des noms aussi passe-partout que l'on retrouve dans toute bonne ville de banlieue? Que choisir? Des noms d'anciens maires du Bic? Des nom d'anciens pilotes basés au Bic? Dans ma ville d'origine, Montmagny, on a choisi, pour un petit quartier résidentiel, d'honorer une famille (seigneuriale) qui a fait souche, en nommant les rues du nom de chacune de ses "branches". Ainsi, dans le bloc Couillard, on retrouve les rues Couillard-Deschênes, Couillard-Lislois, Couillard-des-Écores, Couillard-de-Beaumond et Couillard-Després. Comme quoi, histoire et blocs bien définis ne sont pas irréconciliables.
...le nom Bic
Le nom "Bic" est certes protégé par le titre de notre district pour lui permettre de survivre, mais il faut l'utiliser pour lui permettre de vivre! Si je m'accorde moi aussi à l'idée que nommer une quelconque rue "rue Bic" serait extrêmement réducteur pour le nom de notre village, je crois par contre qu'il serait à propos de l'ajouter pour compléter certains nom de rues comme par exemple "rue Sainte-Cécile-du-Bic" (c'est bien là le nom complet de notre paroisse), mais aussi "chemin du Golf du Bic" (on élimine en plus tout risque de confusion!) ou bien "rue du Théâtre du Bic ou des Îles du Bic" ( si de tels nom de rues avaient été retenus). Ce ne sont là que quelques exemples...
...les "oubliés"
Non, je n'aurai pas "ma" rue Paul Côté, en mémoire de cet homme qui, au début du 19e siècle, a quitté Montmagny pour s'établir au Bic et qui a été, aux côtés du seigneur Campbell, un grand acteur du développement d'une Paroisse alors naissante... Je ne serai de toute évidence pas le seul dans cette situation puisqu'il n'y aura malheureusement pas assez de rues pour honorer toute les personnes dont on aurait voulu "dépoussiérer" le nom. Dans certains lieux de mémoire militaire, on trouve parfois une "tombe au soldat inconnu"... Une de nos rues pourrait-elle remplir une fonction semblable? Peut-être une "rue du Bicois"? Pourquoi pas? Plus que d'honorer ceux que j'appelle "les oubliés", j'y verrais une façon de souligner qu' au-delà de nos grands bâtisseurs, toutes les petites implications comptent et que chaque citoyen a son rôle à jouer dans une communauté, ne serait-ce que par sa personnalité qui lui est propre.
Loin de cantonner "le Bicois" au passé, j'y vois plutôt une façon de le propulser dans le futur puisque de seigneurie du Bic, à municipalité du Bic et aujourd'hui district du Bic, nous avons été, nous sommes, et j'ose croire, serons toujours de fières Bicois. Je verrais bien, pour cette fonction, une petite rue au coeur du village menant à notre salle "paroissiale" et qui porterait sans doute en d'autres communautés un nom du genre "rue des Habitant" ou "rue du Citoyen"... Une rue, justement, dont le nouveau nom ne fait pas l'unanimité... Dois-je ajouter que la formule pourrais très bien s'adapter à d'autre districts? Les gentilés sont des termes si savoureux!
...le bloc rural
Avant même les noms retenus, je remets en question le choix de ce que l'on appelle, dans le jargon toponimyque, les"génériques".
En effet, si les montées sont restées des montées, pourquoi les rangs ont-ils muté en chemins? Le mot rang référant d'instinct à des routes rurales, parallèles au fleuve et grosso-modo à égal distance l'une de l'autre, notre orientation sur le terrain peut se faire de façon beaucoup plus intuitive, un principe pourtant très cher au comité de toponymie.
Dans une même logique, le futur nom du 3e rang actuel devrait se prolonger, vers l'est, au-delà du des limites du Bic pour se rendre jusqu'à l'intersection des chemins du Bel-Air et Victor-Gauvin. On viendrait ainsi corriger une situation problématique, soit un chemin de Lausanne qui est divisé en deux tronçons non continus. Ici encore plus qu'ailleurs, clarifier cette ambiguïté est nécessaire puisque le chemin de Lausanne et le 3e rang du Bic font partie d'un chemin de pèlerinage fréquenté par plusieurs visiteurs de l'extérieur de la région pour qui, on le comprendra, la moindre erreur d'orientation a de lourdes conséquences.
Un mal nécessaire mérite-il d'être souligné? La digrâce d'une sablière dans le paysage n'a d'égal que celle d'en mettre aussi sur nos écriteaux de rues. Pour le rang concerné, mais pour tout les autres aussi, je souscrit donc à cette idée qui fait son chemin dans le secteur qui consisterait, par le nom des rangs, à rendre hommage aux pionniers du monde rural.
...les industriels bicois
À une certaine époque, dit-on, la vitalité industrielle de Bic surpassait celle de Rimouski. Encore aujourd'hui, en dignes héritiers, de petites industries continuent, autant par les emplois qu'elles offrent que par la fierté qu'elles inspirent, de faire vivre une communauté.
Se privant des commodités d'un parc industriel, c'est ici, au Bic, qu'elles ont choisi de prospérer et de grandir malgré les contraintes que leur impose parfois notre territoire. L'endroit où honnorer leurs bâtisseurs semble aller de soi... Le témoignage le plus poignant de la soirée est venu rappeler de façon éloquente que, quoi qu'en pense le comité de toponymie, leurs réserver une rue du Parc industrielle de Rimouski, loin de représenter l'honneur suprême, constitue plutôt un véritable affront, un déshonneur pour ceux dont la vie, la carrière, mais surtout "le coeur" est au Bic.
Comme quoi, malgré le professionalisme de ce comité, il y a des chose que les yeux ne voient pas, que les livres d'histoire ne racontent pas, que les grilles et les critères n'évaluent pas, mais que, j'espère, les oreilles auront entendues...
Pierre-Luc Morin
31, Avenue de Saint-Valérien
Bic, Québec
G0L 1B0
(418) 736-5566
meublesjumeaux@globetotter.net
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Dans cette ville -Rimouski- qui se veut consultative et favorisant la participation citoyenne, plusieurs ont été déçus par l'actuel processus visant à renommer certaines rues. Un comité de toponymie très "hermétique", composé d'une minorité de Bicois, alors qu'ils sont les premiers intéressés.

Une soirée d'information dite "Consultation" où la période de questions paraissait bien courte par rapport au nombre de rues touchées et au temps où nous les côtoierons (minimum 25 ans).
Des délais serrés avant le choix définitif alors qu'analyser, faire des recherchent et préparer des propositions sérieuses demandent du temps pour un simples citoyen. Malgré ces petites embûches, le besoin de s'exprimer prend le dessus... Naviguant entre félicitations, critiques et recommandations, voici donc l'opinion d'un citoyen sur...
... les "Blocs".
J'ai toujours, je l'avoue, détesté au plus au point cette façon très... comment dire... "450" de nommer les rues. À plus forte raison encore pour un endroit comme Bic alors que pour une fois, tous -citoyens comme élus, Bicois comme Rimouskois en général- sont unanime sur la nécessité de préserver l'âme villageoise du Bic.
À l'heure où de plus en plus d'automobilistes s'équipent d'un petit GPS ,et ce même pour se déplacer dans leur propre ville, le découpage du territoire en "blocs de rues" m’apparaît de moins en moins pertinent. Mais même en petites quantités, les arguments touchants la sécurité sont difficilement contestables, alors s'il faut absolument le faire, essayons de bien le faire et peut-être qu'on pourra s'y faire! Devant un tel chamboulement, plusieurs ont fait contre mauvaise fortune bon coeur en y voyant l'occasion d’honorer les personnages les plus marquants de notre histoire locale.
La contrainte des Blocs en a sans doute limité les possibilités, mais certains le font bien et même très bien (personnages communautaires, personnages historiques). Le Bloc Géologie/Géomorphologie est lui aussi à propos puisque l'omniprésence ici d'un relief aussi spectaculaire qu'unique a une valeur identitaire très forte, quoique les termes choisis n'ont pas une résonance spécifiquement bicoise. Le Bloc Maraîcher est à juste titre situé près de quelques maraîchers et l'agriculture en général a territorialement, économiquement et culturellement une grande importance au Bic. Si le travail de nos maraîchers et nos fermières mérite d'être souligné, je crois toutefois, à mon humble avis, que de les fondre avec des rues des Horticulteurs, Potagers, Jardiniers, vient davantage les reléguer à un niveau anecdotique qu'honorifique.
Pour ce qui est du bloc Fruits, voilà un bloc qui a fait l'unanimité... pour dire qu'il n'avait pas sa place ici. Si les blocs doivent en principe nous aider à nous orienter, celui-ci semble davantage nous entraîner dans un de ces contes de fée du "Merveilleux monde de Disney" qu'en terre bicoise! Bloc confiture, tarte, ou salade de fruits, les sobriquets non pas manqué pour tourner en totale dérision cette grappe de rues. Dérision qui, c'est bien là le plus triste de l'histoire, se rattachera par extension à ses résidents qui ne l'ont pas choisi, et ce, pour un minimum de 25 ans. Les idées ne manque pas et je ne crois donc pas qu'il soit nécessaire de basculer dans cette frivolité de noms pour respecter le principe de blocs.
De plus, dans la mesure où il n'y aura visiblement pas assez de rues pour les honorer tout les Bicois qui le méritent, pouvons nous vraiment nous permettre d'en gaspiller pour des noms aussi passe-partout que l'on retrouve dans toute bonne ville de banlieue? Que choisir? Des noms d'anciens maires du Bic? Des nom d'anciens pilotes basés au Bic? Dans ma ville d'origine, Montmagny, on a choisi, pour un petit quartier résidentiel, d'honorer une famille (seigneuriale) qui a fait souche, en nommant les rues du nom de chacune de ses "branches". Ainsi, dans le bloc Couillard, on retrouve les rues Couillard-Deschênes, Couillard-Lislois, Couillard-des-Écores, Couillard-de-Beaumond et Couillard-Després. Comme quoi, histoire et blocs bien définis ne sont pas irréconciliables.
...le nom Bic
Le nom "Bic" est certes protégé par le titre de notre district pour lui permettre de survivre, mais il faut l'utiliser pour lui permettre de vivre! Si je m'accorde moi aussi à l'idée que nommer une quelconque rue "rue Bic" serait extrêmement réducteur pour le nom de notre village, je crois par contre qu'il serait à propos de l'ajouter pour compléter certains nom de rues comme par exemple "rue Sainte-Cécile-du-Bic" (c'est bien là le nom complet de notre paroisse), mais aussi "chemin du Golf du Bic" (on élimine en plus tout risque de confusion!) ou bien "rue du Théâtre du Bic ou des Îles du Bic" ( si de tels nom de rues avaient été retenus). Ce ne sont là que quelques exemples...
...les "oubliés"
Non, je n'aurai pas "ma" rue Paul Côté, en mémoire de cet homme qui, au début du 19e siècle, a quitté Montmagny pour s'établir au Bic et qui a été, aux côtés du seigneur Campbell, un grand acteur du développement d'une Paroisse alors naissante... Je ne serai de toute évidence pas le seul dans cette situation puisqu'il n'y aura malheureusement pas assez de rues pour honorer toute les personnes dont on aurait voulu "dépoussiérer" le nom. Dans certains lieux de mémoire militaire, on trouve parfois une "tombe au soldat inconnu"... Une de nos rues pourrait-elle remplir une fonction semblable? Peut-être une "rue du Bicois"? Pourquoi pas? Plus que d'honorer ceux que j'appelle "les oubliés", j'y verrais une façon de souligner qu' au-delà de nos grands bâtisseurs, toutes les petites implications comptent et que chaque citoyen a son rôle à jouer dans une communauté, ne serait-ce que par sa personnalité qui lui est propre.
Loin de cantonner "le Bicois" au passé, j'y vois plutôt une façon de le propulser dans le futur puisque de seigneurie du Bic, à municipalité du Bic et aujourd'hui district du Bic, nous avons été, nous sommes, et j'ose croire, serons toujours de fières Bicois. Je verrais bien, pour cette fonction, une petite rue au coeur du village menant à notre salle "paroissiale" et qui porterait sans doute en d'autres communautés un nom du genre "rue des Habitant" ou "rue du Citoyen"... Une rue, justement, dont le nouveau nom ne fait pas l'unanimité... Dois-je ajouter que la formule pourrais très bien s'adapter à d'autre districts? Les gentilés sont des termes si savoureux!
...le bloc rural
Avant même les noms retenus, je remets en question le choix de ce que l'on appelle, dans le jargon toponimyque, les"génériques".
En effet, si les montées sont restées des montées, pourquoi les rangs ont-ils muté en chemins? Le mot rang référant d'instinct à des routes rurales, parallèles au fleuve et grosso-modo à égal distance l'une de l'autre, notre orientation sur le terrain peut se faire de façon beaucoup plus intuitive, un principe pourtant très cher au comité de toponymie.
Dans une même logique, le futur nom du 3e rang actuel devrait se prolonger, vers l'est, au-delà du des limites du Bic pour se rendre jusqu'à l'intersection des chemins du Bel-Air et Victor-Gauvin. On viendrait ainsi corriger une situation problématique, soit un chemin de Lausanne qui est divisé en deux tronçons non continus. Ici encore plus qu'ailleurs, clarifier cette ambiguïté est nécessaire puisque le chemin de Lausanne et le 3e rang du Bic font partie d'un chemin de pèlerinage fréquenté par plusieurs visiteurs de l'extérieur de la région pour qui, on le comprendra, la moindre erreur d'orientation a de lourdes conséquences.
Un mal nécessaire mérite-il d'être souligné? La digrâce d'une sablière dans le paysage n'a d'égal que celle d'en mettre aussi sur nos écriteaux de rues. Pour le rang concerné, mais pour tout les autres aussi, je souscrit donc à cette idée qui fait son chemin dans le secteur qui consisterait, par le nom des rangs, à rendre hommage aux pionniers du monde rural.
...les industriels bicois
À une certaine époque, dit-on, la vitalité industrielle de Bic surpassait celle de Rimouski. Encore aujourd'hui, en dignes héritiers, de petites industries continuent, autant par les emplois qu'elles offrent que par la fierté qu'elles inspirent, de faire vivre une communauté.
Se privant des commodités d'un parc industriel, c'est ici, au Bic, qu'elles ont choisi de prospérer et de grandir malgré les contraintes que leur impose parfois notre territoire. L'endroit où honnorer leurs bâtisseurs semble aller de soi... Le témoignage le plus poignant de la soirée est venu rappeler de façon éloquente que, quoi qu'en pense le comité de toponymie, leurs réserver une rue du Parc industrielle de Rimouski, loin de représenter l'honneur suprême, constitue plutôt un véritable affront, un déshonneur pour ceux dont la vie, la carrière, mais surtout "le coeur" est au Bic.
Comme quoi, malgré le professionalisme de ce comité, il y a des chose que les yeux ne voient pas, que les livres d'histoire ne racontent pas, que les grilles et les critères n'évaluent pas, mais que, j'espère, les oreilles auront entendues...
Pierre-Luc Morin
31, Avenue de Saint-Valérien
Bic, Québec
G0L 1B0
(418) 736-5566
meublesjumeaux@globetotter.net




















