Quand Pascal Bérubé flirtait avec le Conseil du patronat

Publié le 3 février 2015

Fréquenter le milieu communautaire était pour Pascal Bérubé un pis-aller en attendant de se faire élire. Une fois à l’Assemblée nationale, l’ancien coordonnateur au projet de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale de la MRC Haute-Gaspésie pratique l’austérité.  Je le cite : « Un gouvernement qui fait des  économies est un gouvernement de l’économie. Nous atteindrons l’équilibre budgétaire avec rigueur (son Twitter, 23 janvier 2013) ». Après les coupures à l’aide sociale, il claironne : « Le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval félicite Pauline Marois pour les efforts investis dans l’équilibre budgétaire ( 22 avril) ». Pascal Bérubé et Philippe Couillard, même combat?

 Siégeant désormais dans l’Opposition, Bérubé a multiplié  les volte-face au pouvoir, « Le plan de développement qui a été adopté par le gouvernement précédent, on se l’approprie (8 novembre 2012). » Tout à tour pour et contre l’exploration et l’exploitation des gaz et  pétrole de schiste, opposé à la réforme de l’assurance-emploi à Ottawa et en faveur de celle à l’aide sociale à Québec, défenseur de la social-démocratie et disciple  des « Lucien-lucides », nationaliste et bilinguisateur, progressiste affameur de commission scolaire, il clignote à gauche et vire à droite. Comme « L’opportuniste » de  Jacques Dutronc ( 1968), monsieur le député ne sait faire qu’un seul geste. Il retourne sa veste du bon côté : 

Je l’ai tellement retournée 

Qu’elle craque de tous côtés

À la prochaine révolution

Je retourne mon pantalon. 

L’autocrate n’est ni à  droite, ni à gauche, il est au pouvoir. Nationaliste de circonstance et député péquiste – ou caquiste, s’il le faut,  - de carrière, ces procédé d’intimidation rappellent la vieille politique  dont Duplessis est l’archétype. Le genre d’homme à remettre dix cents à Centraide (28 décembre 2012) sur le parvis de l’église question d’étaler sa générosité.

Caroline  Sarah-Saint-Laurent 

Saint-Donat-de-Rimouski.