« La Ville me considère comme un percepteur de taxes » - Louis Paulin


Publié le 13 février 2017

Louis Paulin

©Photo TC Media – Archives

CHOISIR SES OFFICIERS. Excédé par les hausses de taxes municipales consécutives affectant ses immeubles, un propriétaire de logements de Rimouski, Louis Paulin, dénonce l’augmentation totale de 24,08 % des taxes sur quatre ans (2014 à 2017) affectant son immeuble du quartier Nazareth.

C’est déraisonnable ! Louis Paulin

En tant que propriétaire de logements, M. Paulin estime que le Ville, par le biais de ses officiers élus, le considère « comme un percepteur de taxes » et sur ce point, il invite les citoyens à bien choisir les officiers municipaux qui les représentent.

Chiffres à l’appui, Louis Paulin présente le détail des augmentations de taxes qu’a subi son immeuble depuis quatre ans en ne tenant pas compte de l’année 2013 qu’il trouve raisonnable : 2013 : 2958.19 $ (+1,894 %) – 2014 : 3136.98 $ (+6,044 %) – 2015 : 3252.25 $ (+3,675 %) – 2016 : 3446.29 $ (+5,966 %) – 2017 : 3735.72 $ (+8,398 %). Augmentation de taxes sur 4 ans : 24,08 %. « Je serais étonné que sur cette période, l’augmentation des rentes du Québec et du Canada ait excédé 1,75 % par année pour un total respectif de 7 %. Et de son côté, la Régie du logement, sous les pressions des défenseurs des droits des locataires, dicte aux propriétaires les plafonds de hausses de loyer que devraient respecter ces derniers. Depuis les dernières années, cet organisme suggère des hausses inférieures ou autour de 1 %. »

Retraité du service-conseil en finances personnelles, Louis Paulin se dit persuadé qu’au gré des apports financiers des dernières années, c’est à une réduction du fardeau fiscal que les Rimouskois auraient eu droit.

« Comme je prends habituellement en compte ces taux d’augmentation comme le critère de majoration de mes loyers, ceux-ci sont majorés annuellement de ce taux ou moins. À titre d’exemple, si j’appliquais à mes logements le modèle pratiqué par les gestionnaires de ma ville, mes logements loués 500 $ en 2013 coûteraient 620 $ en 2017 au lieu de 535 $ comme c’est le cas actuellement. » Et M. Paulin ajoute : « Je n’augmente pas ou à peu près pas mes loyers, mes locataires pourront vous le confirmer. Je me base sur l’enrichissement réel des gens. Quand tu as un bon locataire, tu le gardes », dit-il.

Dans une lettre déposée au journal, le citoyen Paulin pose les questions suivantes aux dirigeants de la Ville de Rimouski : « Primo : Pouvez-vous me dire à quoi réfère la notion d’inflation et quels sont ses facteurs de progression ? Deuxio – Dans quel état sera bientôt le parc immobilier de la municipalité si votre seul souci consiste à ponctionner les propriétaires sans vous préoccuper de leur laisser les moyens financiers de l’entretenir ? »

Et M. Paulin termine sur cette lancée : « Si t’es pour avoir un immeuble pour alimenter les taxes de la Ville, ça serait l’fun qu’il en reste un peu. Le contribuable rimouskois doit se questionner sérieusement sur l’aptitude de ses officiers élus à faire les bons choix. »