Le gouvernement Charest pavoise en annonçant l’installation de tableaux interactifs dans les écoles du Québec. Un investissement de 240 millions $ pour des tableaux dont la plupart des enseignants ne veulent pas !
Incroyable, tout de même : alors qu’elle coupe et recoupe les budgets des commissions scolaires, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, investira des millions $ dans l’achat de ces tableaux blancs qui remplaceront les tableaux verts traditionnels. Les commissions scolaires et les écoles se posent des questions, et pour cause : s’il faut sauver de l’argent, quitte à mettre en péril certains services aux élèves, pourquoi investir 240 millions $ dans des équipements qui ne sont pas essentiels ? Le gouvernement Charest impose son choix et les tableaux interactifs qui coûtent cher entreront dans les écoles, qu’on le veuille ou non !
De loin, ils paraissent bien, ces tableaux, et d’ailleurs, leur introduction dans les écoles était une promesse électorale du gouvernement Charest. Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, côté budgétaire, ce serait sûrement intéressant de doter toutes les écoles du Québec de nouveaux tableaux blancs interactifs. C’est certain que cet outil offre de nouvelles possibilités. Mais a-t-on les moyens, à ce moment-ci, de se payer ce luxe et surtout, de l’imposer à des écoles qui préféreraient, et de beaucoup, disposer du montant qui sera investi pour les tableaux afin d’organiser des activités éducatives pour leurs élèves ?
D’un côté, le gouvernement dit aux commissions scolaires et aux écoles : « Vous devez réduire vos dépenses, il faut récupérer des millions $ » et de l’autre, il dépense 240 millions $ sans demander l’avis de ceux qui recevront ce cadeau imposé. Où est la logique ? Et demain, sans doute, Jean Charest et Line Beauchamp vont se vanter d’avoir investi 240 millions $ en éducation. Est-ce que, par hasard, on pourrait demander l’avis des principaux intéressés, les commissions scolaires, les enseignants, avant d’investir dans ces équipements ? Notre gouvernement investit dans le « paraître » et non dans le nécessaire.
D’ici cinq ans, toutes les classes auront leur tableau interactif. Espérons seulement que ces écoles auront encore les moyens de répondre aux besoins de leurs élèves. D’autant plus qu’entre temps, les enseignants devront apprendre à utiliser ces nouveaux outils imposés. Le ministère annonce qu’une formation de base leur sera donnée mais, pour aller plus loin, les écoles et les commissions scolaires devront, en plus, investir dans une formation supplémentaire. Ça, c’est la réalité mais tout ce qui compte, pour le gouvernement, c’est ce qui paraît bien et ce qui est électoralement payant !
Incroyable, tout de même : alors qu’elle coupe et recoupe les budgets des commissions scolaires, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, investira des millions $ dans l’achat de ces tableaux blancs qui remplaceront les tableaux verts traditionnels. Les commissions scolaires et les écoles se posent des questions, et pour cause : s’il faut sauver de l’argent, quitte à mettre en péril certains services aux élèves, pourquoi investir 240 millions $ dans des équipements qui ne sont pas essentiels ? Le gouvernement Charest impose son choix et les tableaux interactifs qui coûtent cher entreront dans les écoles, qu’on le veuille ou non !
De loin, ils paraissent bien, ces tableaux, et d’ailleurs, leur introduction dans les écoles était une promesse électorale du gouvernement Charest. Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, côté budgétaire, ce serait sûrement intéressant de doter toutes les écoles du Québec de nouveaux tableaux blancs interactifs. C’est certain que cet outil offre de nouvelles possibilités. Mais a-t-on les moyens, à ce moment-ci, de se payer ce luxe et surtout, de l’imposer à des écoles qui préféreraient, et de beaucoup, disposer du montant qui sera investi pour les tableaux afin d’organiser des activités éducatives pour leurs élèves ?
D’un côté, le gouvernement dit aux commissions scolaires et aux écoles : « Vous devez réduire vos dépenses, il faut récupérer des millions $ » et de l’autre, il dépense 240 millions $ sans demander l’avis de ceux qui recevront ce cadeau imposé. Où est la logique ? Et demain, sans doute, Jean Charest et Line Beauchamp vont se vanter d’avoir investi 240 millions $ en éducation. Est-ce que, par hasard, on pourrait demander l’avis des principaux intéressés, les commissions scolaires, les enseignants, avant d’investir dans ces équipements ? Notre gouvernement investit dans le « paraître » et non dans le nécessaire.
D’ici cinq ans, toutes les classes auront leur tableau interactif. Espérons seulement que ces écoles auront encore les moyens de répondre aux besoins de leurs élèves. D’autant plus qu’entre temps, les enseignants devront apprendre à utiliser ces nouveaux outils imposés. Le ministère annonce qu’une formation de base leur sera donnée mais, pour aller plus loin, les écoles et les commissions scolaires devront, en plus, investir dans une formation supplémentaire. Ça, c’est la réalité mais tout ce qui compte, pour le gouvernement, c’est ce qui paraît bien et ce qui est électoralement payant !





















