Le centre-ville de Rimouski est à un moment-charnière de son développement. La construction des Deux tours et le lancement, à l’automne, d’une desserte de transport en commun par autobus vont considérablement bonifier la dynamique du cœur de la ville.

C’est en août qu’est prévue la démolition de la partie nord-est du centre commercial La Grande Place. Le site fera place à l’un des plus importants projets immobiliers de l’histoire de Rimouski – un projet chiffré à plus de 50 M$ et qui vise la construction de 337 logements.
La Fondation Centre Ville Rimouski est convaincue que ce projet majeur va contribuer à l’essor du centre-ville. « Ça va créer un effet d’entraînement, c’est sûr. Avant longtemps, il y a des espaces dans la trame urbaine qui vont être comblés par de nouveaux édifices », croit la directrice générale Marie-Hélène Gauvin.
Alors qu’on comptait 60 % des locaux commerciaux vacants en 2003, la Fondation observe une rareté 2010. « Mon souhait le plus cher, c’est que la Ville oblige les nouveaux propriétaires, dans son plan d’urbanisme, à faire de l’espace commercial au rez-de-chaussée pour des commerces de proximité et du résidentiel aux étages », ajoute Mme Gauvin.
Des ateliers pour atténuer les impacts négatifs découlant du vaste chantier de construction seront offerts par la Fondation. « Au lieu de subir la construction, il faut saisir les opportunités d’affaires et mieux communiquer avec ses clients pour leur dire qu’ils sont toujours ouverts », précise Marie-Hélène Gauvin.
Arrivée des autobus
En principe, c’est d’ici la fin de l’année que commenceront à circuler des autobus au centre-ville. Le scénario retenu par le conseil municipal de Rimouski prévoit une couverture entre le boulevard de la Rivière et la montée Industrielle-et-Commerciale et les rues Saint-Germain et Normandie. Les autobus circuleront 6 jours par semaine, de 7 h à 23 h.
La Fondation estime que l’option 5 était la plus « logique » parmi celles proposées, considérant la densité de population qu’on retrouve dans le périmètre ciblé. La directrice générale de la Fondation voit plusieurs avantages au scénario 5, dont la densification du centre-ville et l’accessibilité aux services qui s’y trouvent.
En revanche, Mme Gauvin note que des améliorations sont souhaitables pour favoriser le délaissement de l’utilisation de l’automobile au centre-ville. « Le territoire n’est pas aménagé pour les piétons et les cyclistes. La voiture est reine dans la ville. Les rues sont démesurément larges et il y a peu de place pour le transport actif comme le patin à roues alignées, la marche ou le vélo », observe-t-elle.
Enfin, le maire de Rimouski, Éric Forest, espère que le nombre de déplacements annuels par le biais du nouveau service de transport en commun franchira le seuil de 200 000. « L’atteinte de cet objectif de 200 000 déplacements est plus réalisable avec le scénario 5, c’est clair », conclut Marie-Hélène Gauvin.




















