L’Université du Québec à Rimouski se démarque par sa sécurité

Adeline Mantyk adeline.mantyk@tc.tc
Publié le 21 octobre 2016

L'UQAR possède des politiques concernant les activités étudiantes complète, datant de août 2005.

©Photo TC Media - Pierre Michaud

SUR LE CAMPUS. À la suite des dénonciations d’agressions sexuelles qui se multiplient à l’Université Laval, TC Media est allé s’enquérir de la sécurité sur le campus de l’Université du Québec à Rimouski, qui possède un encadrement exemplaire en termes de prévention et sécurité.

Bernard Ouellet, directeur des Services aux étudiants de l'UQAR
Photo TC Media - Adeline Mantyk

Avant l’été, l’UQAR, à l’instar des universités québécoises, a reçu une demande formulée par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur : « Ils souhaitaient connaître nos mesures encadrant les cérémonies d’intégration, ou initiation. Nous nous sommes fait féliciter pour nos bonnes politiques, ils nous ont dit qu’ils avaient été impressionnés », explique le directeur des Services aux étudiants, Bernard Ouellet.

Le directeur croit que le Ministère risque de proposer un nouvel encadrement des pratiques en matière de sécurité sur les campus d’ici peu, en lien avec les témoignages toujours plus nombreux d’agressions sexuelles sur certains campus.

Si le risque zéro n’existe pas, le, précise que l’université possède un protocole et un encadrement efficace et mise sur la prévention, le respect de la personne et de la réglementation de l’UQAR. L'université possède une politique stricte entourant les activités étudiantes depuis 2005, élaborée en collaboration avec les associations étudiantes : « Nous demandons aux associations de déposer un projet. Nous les rencontrons en avril lors de l’organisation des cérémonies, puis avant la rentrée, nous leur rappelons leurs responsabilités. »

Deux agressions sexuelles

En 16 ans à son poste de directeur, M. Ouellet fait mention de deux cas agressions sexuelles, rapportés par des étudiantes de l’UQAR. « Les agressions se sont déroulées dans des appartements privés à l’extérieur du campus et les cas ont été portés en justice. Nous avons rencontré les étudiantes, les avons encouragées à déposer plainte auprès de la SQ et les avons suivies tout au long du processus », précise M. Ouellet, soulignant que le campus est un petit milieu.

L’Université connaît de deux à trois cas par année et des sanctions sont prévues dans les règlements. « Nous rencontrons, la directrice de la sécurité et moi, les personnes qui sont l’objet des plaintes et nous assurons de bien faire comprendre à la personne visée les conséquences de ses actes, et leur offrons de l’aide », précise M. Ouellet.

En tout temps, les étudiants peuvent faire une demande d’aide en ligne ou en personne auprès du Service aux étudiants : « Les demandes sont évaluées et rapidement référées à des personnes ressources, comme nos techniciens en travail social, notre psychologue ou notre travailleuse sociale. »

Des résidences supervisées

Les résidences de l’UQAR, qui comptent près de 400 chambres, sont supervisées par une corporation privée, qui gère la surveillance quotidienne des bâtiments, la Corporation des résidences de l’UQAR. « Ce sont des appartements de quatre chambres, et non des chambres individuelles. Pour rentrer dans l’immeuble, il faut une clé, pour rentrer dans l’appartement, il faut une clé, et les chambres des appartements possèdent aussi des clés », explique M. Ouellet.

« Nous avons toujours minimalement un agent de sécurité sur le campus en tout temps, parfois plus, un système de caméras intérieures et extérieures. Dans le cas de fêtes étudiantes ou d'activités d'intégration, nous renforçons les effectifs des agents de sécurité ».