Des coupures de 20 M$ dans le réseau de la santé du Bas-Saint-Laurent

Publié le 15 juin 2016

BUDGET. La présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, a confirmé cet après-midi des compressions supplémentaires de 20 M$ dans le réseau régional de la santé.

Le CISSS n'a pas précisé toutefois quelles mesures seront mises en place pour faire face à ces nouvelles compressions, la septième vague en autant d'années, avant de rencontrer les syndiqués dans les prochains jours.

Une seule mesure a été confirmée, soit la suppression d'un des quatre lits de soins intensifs à l'hôpital de Matane.

« Chose certaine, le test de vérité va arriver très rapidement. D'ici samedi, on connaitra l'essentiel des mesures de compression. L'objectif demeure le même : s'assurer que les gens de ma circonscription reçoivent les meilleurs services, les meilleurs soins possible parce qu'ils les méritent » a commenté le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, à l'issue de la séance publique du CISSS, à Saint-Pascal-de-Kamouraska, où il était le seul député de la région présent.

Isabelle Malo s'est par ailleurs fait rassurante en ce qui concerne l'avenir des blocs opératoires des hôpitaux de Matane et d'Amqui et des services d'urgence. Ce qui a apaisé certaines craintes du côté de la MRC de La Matapédia représentée par une forte délégation composée notamment des maires d'Amqui, Sayabec, Causapscal et Albertville.

Toutes les craintes ne sont pas dissipées pour autant chez les élus et les syndiqués également fortement représentés à la séance du CISSS. « Vingt millions de compressions à l'échelle du Bas-Saint-Laurent, ça veut certainement dire un impact sur les services aux patients dans les trois MRC (La Matanie, La Matapédia, La Mitis) que je représente. Je vais faire appel à tous : pour l'ensemble des employés du réseau de la santé, je les invite à partir de maintenant à me soumettre toutes informations pertinentes sur des compressions sur des services déficients directement à mon bureau, en toute confidentialité. On va les compiler » ajoutait Pascal Bérubé.

Plus tôt dans la journée alors qu'il faisait le bilan de la dernière session parlementaire, le député avait déclaré : « À chaque fois qu'il va être question des soins de santé dans La Matanie, dans La Matapédia, dans la Mitis, on ne laissera rien passer et on va frapper un mur au gouvernement du Québec. J'avertis très sérieusement le ministre de la Santé que s'ils s'avéraient que les coupes auront des impacts sur la population, sur la santé des gens de chez nous, ça va brasser ! »