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TVA Est-du-Québec : syndicat et employeur s’entendent


Publié le 13 février 2018

TVA Est-du-Québec inclut la station de Rimouski (photo) et deux bureaux situés à Baie-Comeau et à Sept-Îles.

©Photo TC Media – Jean-Philippe Langlais

CONVENTIONS COLLECTIVES.  Sans contrat de travail depuis deux ans, les employés syndiqués de la station TVA Est-du-Québec sont finalement parvenus à une entente de principe avec leur employeur la semaine dernière.

À la suite de nouvelles offres patronales, la proposition présentée par l’employeur des 27 salariés de la station, basée à Rimouski, a été entérinée à 87 % des votes, comme l’explique le président régional du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) 687, Richard Labelle : « C’est un timide rattrapage salarial de 1,35 % pour la première année et pour les autres années, des augmentations indexées sur l’Indice des prix à la consommation (IPC). Les employés sont déçus du manque d’écoute de leur employeur, mais une menace de lock-out pesait sur eux depuis près d’un an, personne ne souhaitait un conflit. »

La convention de quatre ans sera signée par les deux parties d’ici environ un mois selon M. Labelle : « Les employés toucheront, rétroactivement, 6 % d’augmentation pour les trois premières années de la convention de quatre ans, qui prendra fin dans deux ans. »

Écarts de salaire

Le président régional déplore toujours un écart important entre les salaires des employés des autres stations régionales de TVA et celle de Rimouski : « Par rapport à Sherbrooke, l’écart est de 8 %, par rapport à Québec et Montréal, de 14 à 16 %, pour le même travail, la même pression. »

Le syndicat compte poursuivre ses démarches auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) pour regrouper les 10 conventions collectives du Groupe TVA en une seule et espérer négocier des conditions équitables pour l’ensemble des stations du réseau TVA.

Moins de contenu régional

M. Labelle ajoute que les coupures qui ont affecté la station de Rimouski ces dernières années ont nui au contenu régional original produit par la station : « On y produit aussi peu que cinq heures de programmation régionale. Le bulletin du midi passe en direct, mais il est repris à 15 h. Dans les faits, on produit 2 h 30 de bulletin de nouvelles, auxquelles s’ajoute une heure et 15 minutes de reprise des bulletins de nouvelles du midi, et des manchettes. »

En marge du renouvellement des licences des groupes francophones par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), le syndicat a déposé un mémoire pour promouvoir l’information et la programmation régionale et originale.

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