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Le jardin de l’UQAR devient communautaire


Publié le 14 juin 2018

François Genin et Marie-Luce Carrier, membre du comité, en train de préparer le jardin communautaire.

©Photo L'Avantage - Adeline Mantyk

AGRANDISSEMENT. Le Comité étudiant de Rimouski pour l’environnement (Cèdre) a transformé son jardin collectif en jardin communautaire et l’a agrandi, sur un terrain de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Le Cèdre, qui s’occupe du jardin, a préparé cette année 21 parcelles individuelles et une serre collective : « On voulait se bouger pour revaloriser notre parcelle de terrain dont on s’occupe depuis près de 10 ans. L’objectif est de susciter plus d’engagement. On s’est rendu compte que si on veut que les gens s’impliquent, il faut leur attribuer une parcelle et leur en confier la gestion », explique François Genin, impliqué dans le projet depuis trois ans.

Il ajoute que la vocation du Cèdre est de faire la promotion de démarche environnementale à l’UQAR, de l’agriculture urbaine qui permet la production de nourriture locale et bio à proximité. « Le jardin est un exemple où on initie des gens avec peu ou pas d’expérience. On va aussi organiser des activités pédagogiques pour le grand public. »

Et les 21 parcelles de ce terrain de l’UQAR qui s’étendent sur plus de 300 mètres carrés, ont toutes trouvé preneurs : « On n’a pas encore de liste d’attente, mais on s’attend à avoir de la demande l’année prochaine. Il y a encore de la place, et parmi les idées sur la table, il y a celle de planter des arbres fruitiers », précise l’étudiant.

Le Cèdre a également mis en place une tour d’eau avec des bacs collecteurs d’eau de pluie pour l’arrosage : « Le jardin accueille surtout des cultures maraîchères, tomates, courges, concombres, chou kale et herbes aromatiques. Nous essayons des trucs, comme faire pousser des pommes de terre dans des pneus, par étages. »

M. Genin précise que le sol est favorable à la culture puisqu’auparavant s’y trouvait un poulailler dont les Sœurs s’occupaient. « Le sol a été très fertilisé, il a une structure sédimentaire différente des alentours. Rimouski est plutôt sableux et ici, c’est plus argileux et le fait que les poules aient déféqué ici pendant des années, c’est très bon pour le maraîchage. »

Il précise que le fonds de soutien aux projets étudiants a attribué 2 500 $ au projet et que la Ville de Rimouski a fourni deux camions 10 roues de compost.