<strong>L'Association des dépanneurs veut sauver le tabac au menthol</strong>

Publié le 12 juin 2015

À la suite du dépôt  du projet de loi 44 qui propose d’interdire la vente de tabac au menthol au Québec, l’Association québécoise des dépanneurs en alimentation (AQDA) lance une campagne d'information, « SAUVONSLEMENTHOL.ca », qui vise à permettre aux 75 000 Québécois adultes qui apprécient cette forme de tabac de protester contre cette mesure « de prohibition ».

« S’il bannit le menthol qui est vendu depuis 1934, le gouvernement brimera la liberté de choix de 75 000 Québécois adultes, soit l’équivalent de deux circonscriptions électorales », souligne MichelGadbois, président de l’AQDA.

« Ces consommateurs n’auront plus accès à leur produit au dépanneur, mais pourront toujours se le procurer sur le marché noir pour une fraction du prix et sans taxe, ce qui est injuste, autant pour les dépanneurs que pour les contribuables », prétend l'AQDA.Au cours des prochains mois, les 6 400 dépanneurs du Québec sont invités à remettre à leurs clients, après chaque achat de menthol, un feuillet les invitant à se rendre sur le site www.sauvonslementhol.ca pour dire NON. Une fois sur le site, ils pourronttransmettre un message de protestation à leur député ainsi qu’à la ministre Lucie Charlebois (Santé publique).

Déjà facile à trouver!

Selon l’AQDA, la prohibition du menthol serait le plus beau cadeau à faire aux contrebandiers étant donné qu’ils y gagneraient l’exclusivité du produit : « À Kahnawake seulement, à 10 minutes de Montréal, nous avons déjà recensé une quinzaine de marques différentes de cigarettes au menthol de contrebande en vente libre. Les contrebandiers ont toute la capacité voulue pour absorber la demande additionnelle et fournir le Québec au complet », souligne M. Gadbois.

L'Association estime que contrairement aux saveurs de fruits ou de sucre, le menthol est une vieille saveur traditionnelle commercialisée au pays depuis 1934 et qui s’adresse à une clientèle spécifique de fumeurs adultes qui représentent environ 5 % du marché. « Cette réalité explique pourquoi ni le fédéral, ni l’Alberta et ni le Manitoba ont jugé opportun d’exempter le menthol lors de la révision récente de leurs lois respectives », croit Michel Gadbois.

L’Association québécoise des dépanneurs en alimentation défend les intérêts des 6 400 dépanneurs du Québec.