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Le photographe Michel Dompierre y va de sa proposition pour la cathédrale


Publié le 2 décembre 2017

Le photographe se prête au jeu de la photographie pour les besoins de la cause. Michel Dompierre déplore l'état de la cathédrale et ajoute sa voix à celles de ceux qui veulent la sauver.

©Photo TC Media - collaboration spéciale Pierre Michaud/Michel Dompierre

RÉFLEXION. Une autre personnalité rimouskoise, le photographe Michel Dompierre, se joint à la discussion dans la controverse qui entoure la cathédrale de Rimouski… mais dans une optique très constructive!

L’archevêque de Rimouski, Mgr Denis Grondin, a relancé le dossier la semaine dernière, en convoquant des intéressés à une rencontre à huis-clos pour faire le point, recueillir les suggestions. Le simple dévoilement de cette nouvelle a suscité tout un flot de réactions. Mgr Grondin répète que la cathédrale ne reviendra pas à la vocation entièrement religieuse qu’elle occupait avant sa fermeture, il y a trois ans, en raison de son délabrement. Il entreprend de la désacraliser mais il y a des opposants, dont le Regroupement diocésain pour la sauvegarde de la cathédrale de Rimouski.

Je crois que j’ai trouvé une solution qui aurait de nombreux mérites, dont celui de rallier les avis divergents.

Michel Dompierre

Si le photographe a souvent exercé son œil sur le centre-ville de Rimouski, il s’intéresse aussi à la vie sociale et politique. « Je crois que j’ai trouvé une solution qui aurait de nombreux mérites, dont celui de rallier les avis divergents : nous aurions une proposition innovante qui améliorerait probablement ses chances de financement par son originalité; nous préserverions les rites religieux dans la cathédrale; nous éviterions sa désacralisation que certains dénoncent; nous mettrions en valeur l’histoire et le patrimoine religieux et éducationnel de Rimouski; nous sauverions l’orgue, nous rendrions service aux communautés religieuses. Je crois que nous devrions faire de la cathédrale de Rimouski le premier Musée national d’art sacré du Québec », affirme M. Dompierre.

Rassembler

Pour celui-ci, il y a sans doute un patrimoine à exposer « qui dort » dans les communautés religieuses, ou qui n’attend que d’être davantage mis en valeur. Tout comme il y a des collections dispersées au Québec. « Je pense à toutes les grandes collections de l’Oratoire Saint-Joseph, de Sainte-Anne-de-Beaupré ; aux musées qui ont ça dans leurs entrepôts et qui ne savent qu’en faire; au legs des grands sculpteurs Saint-Jean-Port-Joli, par exemple; bref, à plein d’œuvres qui pourraient provenir de collections publiques ou privées. »

Les diocèses et communautés religieuses de tout le Québec seraient appelés à proposer des œuvres. « On garderait 350 places d’église au centre de la cathédrale, pour faire de la place aux articles exposés dans le reste de la cathédrale, même aux balcons, pour que celle-ci soit transformée en une grande salle d’exposition. On pourrait y écouter des concerts de musique sacrée. La messe demeurerait le dimanche. L’aspect musée procurerait des revenus. Cela contribuerait à la promotion touristique et en même temps, tout le patrimoine religieux de Rimouski serait préservé », s’enthousiasme M. Dompierre.

Ce dernier en appelle au bon sens de tout un chacun. « Je souhaite que ma proposition soit rassembleuse, qu’elle permette de concilier toutes les opinions divergentes, car nous avons besoin d’un consensus pour assurer la sauvegarde de la cathédrale », conclut-il.