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« La véritable décision ne se prendra pas à la Fabrique » -Jean-Yves Roy


Publié le 7 décembre 2017

Jean-Yves Roy lors de l'élection de dimanche dernier.

©Photo TC Media - Pierre Michaud

CATHÉDRALE. Un nouvel acteur de la saga de la cathédrale de Rimouski, le nouveau marguillier de Pointe-au-Père, Jean-Yves Roy, souhaite entendre Mgr Denis Grondin avant de proposer quoi que ce soit.

La cathédrale avant qu'elle ne soit fermée, il y a eu trois ans en novembre.
Photo TC Media - Pierre Michaud

La cathédrale est fermée depuis trois ans en raison de son état de délabrement. Les réactions sont nombreuses depuis que l’archevêque du Diocèse de Rimouski, Mgr Denis Grondin, a relancé le dossier au lendemain des élections municipales. M. Roy dit attendre de pouvoir entendre (ou lire!) une prise de position de l’archevêque du Diocèse de Rimouski, Mgr Grondin, avant de présenter la sienne.

C’est un dossier qui a traîné et il y a trop de rumeurs. Ce n’est pas sain.

Jean-Yves Roy

Une partie de l'intérieur de la Cathédrale.
Photo TC Media - Pierre Michaud

« J’ai compris que Mgr Grondin a dit qu’il tentera de présenter une proposition et que son objectif est de satisfaire tout le monde. J’attends que l’archevêché arrive avec une proposition, sur laquelle je pourrai me prononcer. La Fabrique comme telle est un intervenant, mais la véritable décision va devoir se prendre à l’archevêché; elle ne se prendra pas nécessairement au conseil de Fabrique », lance l’ex-député bloquiste, d’abord réservé, lorsqu’on lui demande ce qu’il entrevoit pour la suite des choses. M. Roy a été élu au conseil de la Fabrique Saint-Germain dimanche dernier.

Une autre vue de l'intérieur de la cathédrale.
Photo TC Media - Pierre Michaud

Jean-Yves Roy, lorsqu’invité à présenter son approche par TC Media, croit comme d’autres qu’il faut tenir compte de tous les avis à la fois. « Avec la diminution de la pratique religieuse, je ne crois pas que le conseil de Fabrique ait les moyens de s’occuper de la cathédrale. C’est un dossier qui a traîné et il y a trop de rumeurs. Ce n’est pas sain. »

« Pas rêver »

Il s’explique: « Si j’ai choisi de m’impliquer, c’est qu’on (ndlr: Il n’en dit pas davantage) m’a demandé de m’engager de manière à tenter d’accélérer la résolution du dossier. Je vais apporter ma modeste contribution, mais je ne suis pas celui qui va prendre la décision finale; je ne suis pas l’archevêque. Je m’intéresse à la cathédrale autant pour les questions de patrimoine que religieuses. Je connais des gens qui tiennent mordicus à ce que la cathédrale conserve sa vocation religieuse, et d’autres pour lesquelles c’est un bien patrimonial important. »

La cathédrale de Rimouski entourée de filets de protection contre les chutes de pièces de maçonnerie.
Photo TC Media – Pierre Michaud

« Les deux volets sont importants, alors il faut des compromis. Il faut voir aussi l’avenir. Avec le taux de pratique, d’environ 5%, il faut être réaliste. Faut pas rêver que la pratique va augmenter d’ici 25-30 ans. La solution doit avant tout passer par l’archevêché. Je n’aimerais pas être dans la peau de Mgr Grondin, car devoir gérer la décroissance, ce n’est jamais facile », conclut M. Roy.