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09 novembre 2017

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

« Les stages non rémunérés nuisent à l’accessibilité aux études »

L’association générale étudiante du campus de l’Université du Québec à Rimouski (AGECAR) estime qu’il est essentiel de se pencher sur la non-rémunération de certains stages à l’université, une entrave pour certains étudiants. L’association revendique un plein salaire et des conditions de travail convenables pour tous les étudiants en situation de stage.

Plus précisément, l’AGECAR estime qu'il est inacceptable que des personnes qui occupent des postes à temps plein ne soient pas compensées pour la réalisation de centaines d’heures de travail, un travail que l'association qualifie d'essentiel.

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L’AGECAR croit qu’il est impératif d’abroger les exemptions au Règlement sur les normes du travail qui font en sorte que les stages en soient exclus et que cette situation qu’elle qualifie d’éreintante précarise les étudiantes et étudiants les plus pauvres, tout en ayant un impact négatif sur la santé mentale de tous. 

Une entrave à l’accessibilité aux études

L’association étudiante, qui regroupe 3 500 membres, explique qu’un stage non rémunéré implique pour plusieurs d’occuper un emploi à temps partiel en plus d’un stage à temps plein : « Ce à quoi s’ajoutent les rapports de stages et autres obligations étudiantes. La non-reconnaissance du travail exécuté par les étudiantes et étudiants dans les organismes et entreprises de la province devient une entrave à l’accessibilité aux études. Cette entrave à l’accessibilité aux études est genrée, puisque les stages non rémunérés sont plus fréquents dans les domaines des sciences sociales ou des soins, dans lesquels les femmes sont surreprésentées. À l’UQAR, ce sont les programmes majoritairement féminins comme le travail social, les sciences infirmières, le développement social, la psychosociologie ou l’enseignement, qui exigent des étudiantes et étudiants qu’ils et elles complètent des centaines d’heures de stage non rémunérées. À l’inverse, les programmes majoritairement masculins comme l’ingénierie ou la chimie, par exemple, n’offrent que des stages rémunérés. »

L’AGECAR ajoute que cette situation a davantage d’impact sur ses membres les plus vulnérables, comme, entre autres, les personnes issues de l’immigration, dont les diplômes acquis à l’international ne sont pas reconnus, les parents étudiants, les adultes effectuant un retour aux études, les personnes vivant avec des maladies chroniques, physiques ou mentales. « Ces personnes n’accomplissent leurs études et leurs stages qu’au prix de sacrifices immenses. »

Un atelier ouvert organisé à Rimouski

L’AGECAR manifestera son appui à la lutte pour la rémunération des stages menée conjointement par des étudiantes et étudiants de partout au Québec. Pour aborder cet enjeu plus directement, l’AGECAR organise le jeudi 9 novembre à 17 h au Baromètre un atelier ouvert à tous et toutes où il sera question de la rémunération des stages. Un militant de Montréal et un militant de Rimouski offriront une présentation et animeront des discussions ouvertes par la suite.

Une journée de mobilisation panquébécoise s’organise pour réclamer la rémunération des stages le 10 novembre, à l’occasion de la Journée internationale des stagiaires.

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