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13 novembre 2017

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Les CHSLD sont devenus « des milieux de fin de vie », dénonce Harold LeBel

©Photo TC Media – Jean-Philippe Langlais

SOINS. Le député de Rimouski, Harold LeBel, vient en appui à trois organisations syndicales qui réclament des mesures concrètes et urgentes pour améliorer les conditions de vie des personnes qui résident en centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent (FIQ) et la section locale 5007 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) disent constater une détérioration des conditions d'hébergement. Ces organisations, qui représentent plus de 6 000 travailleurs dans la région, demandent un virage majeur dans les pratiques en CHSLD et un réinvestissement dans le réseau.

« Il y a beaucoup de pression sur le personnel en place. Ces travailleurs sont débordés. Ils ont le cœur à la bonne place, ils veulent donner le service, mais ils n'arrivent pas puisqu'ils courent de patient en patient. Les CHSLD sont supposés être un milieu de vie, mais de plus en plus on s'aperçoit que ce sont des milieux de fin de vie », souligne le député LeBel, qui réclame un débat de société sur la question.

Pour Micheline Turcotte, qui est présidente du comité des usagers de Rimouski-Neigette et réside en CHSLD depuis 16 ans, la situation est de plus en plus préoccupante. « Les travailleurs font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. On a toujours peur à la retraite de personnes qui sont là depuis quelques années. (…) Présentement, on a le personnel pour le nombre actuel de résidents (205). Si demain matin il arrivait 10, 15 ou 20 résidents de plus, on n'aurait plus le personnel pour répondre aux besoins. »

Rétention des travailleurs

Les conditions de travail des travailleurs du réseau constituent un obstacle majeur quant à leur rétention, selon les syndicats. « On n'offre rien. Pour les infirmières et infirmières auxiliaires qui viennent de finir un bac ou qui arrivent de l'extérieur avec des dettes d'études, huit jours par 28 jours ou deux jours par semaine, ce n'est pas avec ça que les jeunes vont revenir ici. Elles resteront peut-être à Rimouski, mais c'est sûr qu'elles n'iront pas à Matane, à Amqui ou au Témiscouata. Quand enfin on réussit à mettre la main sur une travailleuse, elle arrive dans une charge de travail épouvantable », illustre la présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent (FIQ), Aline Boucher.

« Nos techniciens n'ont plus de temps de passer du temps de qualité avec les résidents. Les horaires de travail ont été modifiés. On se retrouve avec des techniciens qui travaillent dans les heures où les personnes âgées sont en train de dîner ou de se reposer. On n'a plus le temps d'organiser des activités qui sont enrichissantes ou dynamiques pour stimuler les résidents en CHSLD », ajoute la répondante politique à l'APTS, Mélanie Bernier.

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