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11 juin 2017

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

La Grande-Ourse de Rimouski a participé aux recherches pour retrouver une fillette noyée en Gaspésie

©Photo TC Media - Adeline Mantyk

ÉQUIPE DE SAUVETAGE.  Trois des membres de l’équipe de recherche et sauvetage La Grande-Ourse, basée à Rimouski, ont pris part aux récentes recherches visant à retrouver une fillette de deux ans noyée dans la rivière Sainte-Anne, en Gaspésie, au moment de la crue des eaux.

Le 7 mai, une voiture était emportée par le courant de la rivière Sainte-Anne après que ses occupants aient emprunté un chemin forestier afin de rejoindre la route principale de Saint-Joseph-des-Monts. Une femme avait réussi à s'extirper de l'eau, mais sa fille et son conjoint n'avaient pas eu la même chance. Le corps de Mike Gagnon avait été retrouvé le 8 mai sur les berges de la rivière Sainte-Anne, des recherches avaient été entamées pour tenter de retrouver le corps de la fillette, sans succès.

Trois des membres de l’association La Grande-Ourse se sont rendus à Sainte-Anne-des-Monts pour aider les équipes sur place à retrouver la fillette noyée. « J’ai entendu dans les médias que les recherches allaient peut-être reprendre. Le téléphone va sans doute sonner la semaine prochaine », indique René Roy, président de La Grande Ourse, un organisme sans but lucratif formé depuis 2003 qui œuvre en majorité dans la grande région de Rimouski. « On peut faire jusqu’à six heures de route pour se rendre sur une opération. L’année dernière, nous avons été dépêchés à Chandler. »

Collaborer avec les autorités

L’association peut être appelée à intervenir sur tout le territoire de la région 01, de La Pocatière à Gaspé, jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine. « Nous sommes appelés sur 1 % des enquêtes de la SQ, qui règle de 90 à 99 % des cas de personnes disparues avec une enquête. Nous intervenons sur terre seulement ou aux abords des cours d’eau et des lacs. Sur les eaux fédérales, c’est la garde côtière auxiliaire, sur les eaux intérieures, c’est la SQ, qui peut appeler les groupes en renfort », ajoute Marcel Côté, membre de l’équipe de sauvetage.

M. Côté explique que les « clients » principaux de la Grande-Ourse sont les personnes seules, les personnes âgées souffrant de désorientation liée à des maladies comme Alzheimer, les chasseurs, les randonneurs, et les enfants. « Si quelqu’un est perdu au parc du Bic, ou dans une ZEC, ce sont d’abord les guides ou les gardiens des parcs ou réserves qui sont sollicités. En deuxième lieu, la SQ et ensuite nos équipes. J’en profite pour dire qu’une consigne fort simple avant de partir en randonnée, ou même faire une promenade au parc, il faut toujours laisser une note pour dire où on va, jusque quand et avec quel équipement, cela peut faire toute la différence. »

Donner à la société

La Grande-Ourse, ce sont 16 membres bénévoles qui viennent en aide aux autorités quand vient le temps de retrouver des personnes disparues ou en difficulté : « Nous faisons surtout de la recherche terrestre en forêt. Nous venons en aide à la Sûreté du Québec, aux autorités provinciales, à la sécurité civile ou aux autres corps policiers ou à la Ville, sur demande », explique M. Roy, membre depuis 2005, en plus de son travail.

« Je m’arrange pour manquer une journée de travail si nous sommes appelés. Je fais ça pour donner à la société, participer. Dans l’équipe, il y a beaucoup de personnes de plein air qui aiment être en forêt, des chasseurs, c’est un point commun. »

La Grande-Ourse est parrainée par l’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage (AQBRS) et ses bénévoles bénéficient d’une formation d’entre quatre et sept cours : GPS, carte et boussole, premiers soins, communication radio, protection de la scène quand quelqu’un est retrouvé décédé, orientation, secourisme, nœuds et cordages, sauvetage dans les pentes. « J’ai une formation de de l’Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage (SARVAC) comme préventionniste et présentateur de différentes formations pour différents groupes, scolaires, clubs de marche, de motoneige, pour la sécurité des gens sur l’eau », poursuit M. Côté.

M. Côté précise qu’il existe plusieurs groupes de citoyens bénévoles formés au sauvetage sur le territoire 01 : « À Mont-Joli, c’est la Boussole, il y a un groupe dans le Témiscouata, quelques membres de l’équipe de sauvetage à Sainte-Anne-des-Monts, une personne dans le sud de la Gaspésie. »

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