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05 avril 2018

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Les employeurs forestiers lancent un appel aux travailleurs

SYLVICULTURE. Sept groupements forestiers du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie s’unissent pour demander aux travailleurs sylvicoles de faire équipe avec eux afin de poursuivre le dialogue auprès des instances gouvernementales.

Selon eux, la démarche a pour objectif d'améliorer les conditions de travail, assurer la rétention de la main-d’œuvre et favoriser le recrutement de nouveaux travailleurs. La Société d’exploitation des ressources (SER) de la Vallée, la SER des Monts, et le Groupement forestier (GF) Métis-Neigette font partie de cette union d'employeurs. Bien qu’ils soient favorables à l’ensemble des demandes des travailleurs et qu’ils soient conscients des enjeux de main-d’œuvre, ils affirment que leur marge de manœuvre sur le plan financier est pratiquement nulle.
 
« Nous travaillons à l’amélioration des conditions de travail des travailleurs sylvicoles et nous sommes préoccupés par la rareté de main-d’œuvre, mais pour faire avancer le dossier, nous n’avons d’autre choix que de leur demander de se joindre à nous pour faire les représentations nécessaires auprès des instances gouvernementales qui fixent les prix et les règles du jeu dans les travaux sylvicoles », soutient le président de la Société d’exploitation des ressources de la Vallée, Martin Landry.

Rémunération

La majorité des travailleurs sont payés à forfait selon des taux annuellement indexés dans la Grille de la valeur des traitements sylvicoles non commerciaux en forêt publique et sont fixés par le Bureau de la mise en marché des bois. Les entreprises soutiennent qu'actuellement, la marge bénéficiaire moyenne des travaux sylvicole ne leur donne aucune latitude pour faire autrement. Elles ajoutent que les principales demandes du Syndicat national de la sylviculture (CSN), qui négocie les conventions collectives dans une stratégie unifiée pour la région, convergent vers des augmentations salariales qui culminent à 3,5 % par année, auxquelles s’ajoutent trois journées de congés flottants payées en fin de saison si non utilisées.

Les groupements forestiers ajoutent que, depuis la perte du Programme de redéfinition de l’emploi en 2016, ils ont notamment participé à la réflexion sur les grilles de taux en forêt publique et privée, travaillé avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs afin d’améliorer les conditions de réalisation des travaux sylvicoles sur le terrain et mis en place avec d’autres partenaires une table de concertation pour définir les enjeux liés à la main-d’œuvre en aménagement forestier. « Nous souhaitons plus que tout que ces démarches jumelées à une action concertée avec les travailleurs sylvicoles puissent se traduire par une amélioration significative des conditions d’emplois d’une main-d’œuvre qualifiée et essentielle à la forêt et à l’économie des régions », estime le directeur général du GF du Kamouraska, Gérald Landry.  

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