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01 octobre 2018

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Un camion perd des boîtes de scrutin dans Matane-Matapédia

©Photo L'Avantage - archives

Une boîte de scrutin. Photo à titre indicatif.

Plusieurs urnes contenant des bulletins de vote par anticipation dans la circonscription de Matane-Matapédia sont tombées du camion qui les transportait, dimanche soir dans le secteur de Saint-Vianney. Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) confirme que tous les bulletins de vote ont été retrouvés. 

La porte-parole du DGEQ, Julie St-Arnaud, relate l’ensemble des faits : « Les urnes étaient transportées de Matane à Amqui dans un camion parti aux alentours de 17 h 30. Un citoyen a signalé vers 18 h 30 que des boîtes de scrutin étaient tombées près de Saint-Vianney, le long de la route. Le conducteur du camion ne s’en est pas rendu compte. La Sureté du Québec (SQ) a été alertée, de même que le directeur du scrutin, Clément Bernier, et les deux personnes du camion, qui sont allés sur les lieux pour chercher. L’ensemble du matériel a été ramassé aux alentours de 21 h. Toutes les enveloppes étaient scellées. »

La porte-parole explique que l’incident résulte d’une erreur humaine : « Le camion a roulé dans un trou, ce qui a dû ouvrir la porte, qui était vraisemblablement mal enclenchée, et qui s’est ouverte. »

Neuf urnes

Mme St-Arnaud précise que le camion contenait neuf urnes, deux des neuf urnes contenaient du matériel vierge de tout vote et destiné à être utilisé aujourd’hui et sept urnes, des enveloppes contenant des bulletins de vote par anticipation. « Une des urnes a visiblement été happée par un véhicule, mais nous avons retrouvé les enveloppes scellées. On a pu récupérer les enveloppes avec les bulletins, on a la date, les initiales du scrutateur dessus. »

Elle explique qu’après une journée de vote par anticipation, le scrutateur met tous les bulletins dans une enveloppe mise sous scellé : « Un autocollant est apposé, avec une colle spéciale qui fait en sorte qu’on ne peut pas le retirer sans briser le matériel en dessous. Les enveloppes sont ensuite mises dans l’urne, l’urne est aussi scellée et mise dans un sac de plastique robuste, un triple emballage. Donc il ne faut pas s’imaginer qu’il s’agissait de bulletins de vote qui volaient à tout vent. »

Procédures de sécurité

Mme St-Arnaud précise que des procédures de sécurité et des consignes très strictes s’appliquent pour le transport des urnes : « On sait que des urnes doivent être transportées, dans le cas de vote par anticipation, puisque le dépouillement ne se fait pas sur place. Elles doivent être retournées au bureau de vote du directeur du scrutin pour être dépouillées ce soir dès 20 h avec l’ensemble des bulletins. Quand les urnes sont transportées, il y a des consignes, par exemple, il doit y avoir toujours deux personnes membres du personnel électoral dans le véhicule, les portes du véhicule sont barrées, le véhicule va d'un point à un autre en un minimum de temps, les urnes sont rangées dans un endroit fermé. »

La porte-parole précise que des équipes sont également retournées sur le terrain ce matin, à la clarté du jour, pour voir s’il restait du matériel électoral à ramasser : « On pense qu’on aurait perdu quelques souches, il s’agit du petit morceau que l’on arrache avant de remettre le bulletin de vote. C’est une deuxième sécurité. Nous les conservons, conformément à la loi, mais nous ne les avons jamais utilisées. »

Quant à l’enquête réclamée par le candidat du Parti québécois et député sortant de la circonscription, Pascal Bérubé, via les réseaux sociaux ce matin, la porte-parole explique que la lumière a été faite sur les circonstances de l’incident : « On prend la situation au sérieux. Pour nous également, l’intégrité du vote est au cœur de notre mission. La SQ est venue nous aider en renfort. Il s’agit d’une erreur humaine, la porte du camion a ouvert sur le passage. On sait que le matériel essentiel pour comptabiliser les votes a été retrouvé. »

Dans l'éventualité où le DGEQ n'aurait pas retrouvé une enveloppe contenant des bulletins, l'élection aurait eu lieu comme prévu : « Les électeurs dont le bulletin de vote aurait été perdu n'auraient pas pu voter une deuxième fois. Si les résultats de l'élection dans la circonscription étaient serrés, cela aurait toutefois pu être un motif de contestation d'élection. L'annulation d'une élection ne peut être faite que sous une ordonnance de la Cour du Québec rendue dans le cadre d'un recours en contestation d'élection. », précise la porte-parole.

Commentaires

1 octobre 2018

Steeve

C'est épouvantable que nous vivions de tels situations. Nous sommes sur le point de demander des observateurs de l'ONU. C'est des situations de nous vivons dans certains pays peu structurés, en guerre, en dictatures etc. Mais ici en occident il faut le faire, Le plus triste c'est qu'il n'y aura aucune accusation ou conséquence. Une petite tape sur les doigts et à peine.

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