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10 octobre 2018

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

DPJ : le nombre de signalements est en hausse au Bas-Saint-Laurent

La directrice de la protection de la jeunesse par intérim du CISSS du Bas-Saint- Laurent.

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

la directrice de la protection de la jeunesse par intérim du CISSS du Bas-Saint- Laurent, Anne Duret.

Alors que le nombre de signalements est en hausse de 5,3 % à l’échelle provinciale, le Bas-Saint-Laurent suit le mouvement en subissant une hausse toutefois un peu moins marquée, avec 3,29 %.

Cela représente 75 signalements de plus que l’an passé pour la région, au total, 2 353 signalements. « Au Québec, ce sont 263 enfants signalés tous les jours, ici, ce sont environ 6 enfants par jour signalés à nos services. Malgré tout, ceux qu’on a retenus pour évaluation représentent seulement une proportion de quatre signalements de plus. Au Québec, 40,6 % des signalements reçus sont retenus pour évaluation. Au Bas-Saint-Laurent, ce taux se situe à 37 % », indique la directrice adjointe de la protection de la jeunesse au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint- Laurent, Mélissa Desjardins.

Ces signalements proviennent d’abord des employés des différents organismes sur le territoire (30,9 %), des milieux scolaires (19 %) puis des milieux policiers (18,9 %). « On constate que l’an dernier, on s’était démarqué de la province parce que notre deuxième signalant était le milieu familial, cette année il est au quatrième rang avec 17,8 %. Les signalements venant de la communauté sont plus importants au Bas-Saint-Laurent (13,4 %) que dans le reste de la province (9 %). C’est intéressant de constater que notre réseautage est important. »

Pris en charge

Plus de signalements signifient aussi plus d’enfants pris en charge par le DPJ, ajoute Mme Desjardins : « Plus d’enfants sont en besoin de protection sociale au Bas-Saint-Laurent, en tout, 938. On a une augmentation de 6,5 % d’enfants suivis, soit 57 de plus que l’année précédente. »

Les motifs justifiant les interventions sont d’abord la négligence et le risque sérieux de négligence (53,9 %), en augmentation par rapport à l’année dernière (49,1 %). Le deuxième motif reste les mauvais traitements psychologiques à 18,7 %.

Une fois que les enfants sont pris en charge par le DPJ, 66 % sont suivis dans leur milieu familial ou confiés à un tiers significatif. « Parfois un placement en famille d’accueil est envisagé (27,1%) ou en centre de réadaptation (7,1 %). Toutefois, une étude longitudinale sur trois ans dans l'ensemble des régions du Québec a montré qu’au Bas-Saint-Laurent, plus de 80 % des enfants ne seront jamais placés. On est très contents de ça, ça va vraiment dans le sens de l’esprit de la Loi sur la protection de la jeunesse.»

La criminalité juvénile en baisse

Le DPJ du Bas-Saint-Laurent constate une baisse de 5 % des jeunes requérant les services de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJP) : « Ça représente une baisse de 17 jeunes ici. Dans la province en général, cette tendance se maintient d’année en année, on l’explique par une baisse du taux d’adolescents au Québec, une baisse de la criminalité, et des mesures de prévention en place qui portent leurs fruits », explique Mme Desjardins.

Des 262 contrevenants, 26 sont des filles : « Les filles comptent pour 10 %, alors qu’au au provincial, c’est le double (20 %). La criminalité féminine, on en a moins, c’est frappant », précise la directrice de la protection de la jeunesse par intérim du CISSS du Bas-Saint- Laurent, Anne Duret, qui souligne qu’une baisse des jeunes contrevenants de l’âge de 12 à 15 ans a aussi été remarquée 

En termes de sanctions extrajudiciaires appliquées, le DPJ fait savoir que les gestes de réparation permettant de conscientiser l’adolescent sont privilégiés (81,5 %) par rapport aux peines ordonnées par le tribunal : « On a un taux de succès important (96 %), encore amélioré cette année. On continue à voir que ces sanctions extrajudiciaires portent davantage leurs fruits quand le jeune les réussit, on pense aussi que la criminalité juvénile diminue d’année en année », affirme Mme Duret.

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