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29 octobre 2018

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Des outils pour relever le défi de la main-d’œuvre

Yves-Thomas Dorval

©Gracieuseté

Le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval.

RARETÉ. Comme ailleurs au Québec, le Bas-Saint-Laurent fait face à une problématique de rareté de la main-d’œuvre, si bien que les entreprises de la région sont confrontées à des changements importants, d’ici les 10 prochaines années.

Pour le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, il est davantage question de rareté de main-d’œuvre que de pénurie. « Quand on regarde statistiquement, il y a de la main-d’œuvre disponible même s’il y a énormément de besoins. On parle beaucoup plus de rareté, selon les régions, selon les métiers et les professions. »

Le défi est majeur dans toutes les régions, à l’exception de Montréal. Au Bas-Saint-Laurent, les employeurs des domaines de la santé, des technologies de l’information et des services, pour ne nommer que ceux-là, s’arrachent les travailleurs. Actuellement, 100 000 postes sont à pourvoir au Québec. D’ici 10 ans, ce nombre s’élèvera 1,5 million emplois. La croissance économique sera responsable de 20 % de ces emplois, tandis que 80 % d’entre eux seront disponibles en raison de départs à la retraite.

Immigration et autres avenues

Selon M. Dorval, 54 % des postes à combler dans la prochaine décennie le seront par des personnes actuellement aux études. « Il faudra s’assurer de mettre à l’avant-plan la persévérance scolaire et la lutte au décrochage. Il faut aussi que les métiers en demande soient attractifs et que les compétences que ces personnes acquerront soient en ligne avec les besoins du marché du travail », estime M. Dorval.

Le Conseil du patronat souhaite aussi que des mesures soient prises pour rendre plus efficace le processus d’immigration et améliorer l’accès des immigrants au marché du travail. Cette catégorie de travailleurs viendrait ainsi pourvoir 22 % des postes vacants. La balance doit être comblée par les personnes disponibles au marché du travail, mais moins représentées.

« On pense aux personnes handicapées, aux personnes autochtones, aux personnes plus âgées et celles en réinsertion sociale. Pour ces personnes, il faudra travailler sur l’acquisition ou la reconnaissance des compétences existantes. Il faut qu’elles aient de l’accompagnement pour réintégrer le marché du travail. Les employeurs aussi devront être accompagnés afin qu’ils puissent adapter leurs façons de faire à ces clientèles », précise Yves-Thomas Dorval.

D’ailleurs, le Conseil du patronat et le Regroupement des organismes spécialisé pour l'emploi des personnes handicapées tiennent une formation à Rimouski, le 1er novembre, dans le but de faciliter l’intégration en entreprise des personnes en situation de handicap. La rencontre s’adresse aux tant aux gestionnaires qu’aux spécialistes en ressources humaines.

Même avec l’apport accru de travailleurs issus de l’immigration ou d’autres horizons, les employeurs devront inévitablement se tourner vers d’autres solutions pour demeurer compétitifs. L’automatisation et l’intelligence artificielle s’avèrent inévitables puisqu’un écart risque de demeurer entre les besoins et la main-d’œuvre disponible. « À la fin, il ne faudra pas oublier les employés actuels qui doivent pouvoir avoir accès à de la formation continue afin qu’ils soient en mesure d’affronter les changements incontournables sur le plan technologique, climatique et autre », rappelle M. Dorval.

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