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17 décembre 2018

Des paroissiens à la rescousse de leurs marguilliers

La cathédrale (à gauche) et le presbytère Saint-Germain (à droite) à Rimouski.

©Archives - L'Avantage Rimouski

La cathédrale (à gauche) et le presbytère de la paroisse Saint-Germain (à droite) à Rimouski.

Par Jean Claude Roy, paroissien de Saint Germain

« Des paroissiens affirment leur support envers les marguilliers de la paroisse St-Germain de Rimouski, dont on tente d’asphyxier le rôle. Nous devons les remercier et les féliciter d’une telle résilience morale et intellectuelle dans les circonstances, victimes du délit de leurs opinions, étant considérés comme des mutins par l’équipage diocésain en pleine dérive, sans boussole ni instinct. Le mépris accordé inviterait davantage à quitter une telle galère… mais tenez bon !  

Il faut rappeler un état de fait découlant de la décapitation de notre paroisse en avril dernier par décret de l’évêque, sous des prétextes fallacieux, visant qu’à évincer l’autorité civile critique aux petits potentats et pourtant visionnaire d’une saine administration des biens ecclésiastiques. De nombreuses et scabreuses situations alimentent les médias depuis.

Nos marguilliers demeurent isolés dans leur fonction, dans une fabrique dysfonctionnelle selon les aveux mêmes de l’archevêché la semaine dernière, dont il faut questionner les motivations et le discernement. Notre intérêt comme paroissiens envers l’intérêt public bafoué et ses conséquences, est vivement sollicité par cette incapacité d’action de ses représentants dûment élus par leurs pairs. Incidemment, une assemblée de fabrique selon la loi des Fabriques F-1, n’est fonctionnelle que sous une présidence ou vice-présidence dont la nomination appartient exclusivement à l’évêque, ce que nous tirons du texte loi:

‘’ «président d’assemblée» : la personne nommée spécifiquement par l’évêque pour convoquer et présider, dans une paroisse ou une desserte, l’assemblée de fabrique et l’assemblée des paroissiens ou, à défaut d’une telle nomination, le curé ou le desservant;’’

Une telle nomination n’est donc pas un exercice discrétionnaire ou une appréciation facultative aux humeurs de l’évêque…il s’agit d’une obligation légale. Le rôle de président d’assemblée s’avère primordial et nécessaire à la bonne marche des affaires courantes d’une fabrique, ce qui fut exprimé par le législateur ayant pris soin d’imposer la norme de conduite.

Notre fabrique est la seule au Québec actuellement maintenue dans un tel statut arbitraire, précaire et paralysée par cette abstention portant atteinte aux droits de ses paroissiens. La situation fut portée à la connaissance de l’évêque fréquemment afin d’y apporter les correctifs requis.  L’indolence comme réponse, associée aux bobards dilatoires et autres fourberies de la maison, auront permis les dérives dénoncées aux autorités policières récemment.

Conséquemment et au soutien des nôtres, l’évêque fut mis en demeure récemment par des procureurs, afin d’accomplir ce devoir de sa charge, éludé jusqu’ici, et pour des raisons nous apparaissant pour le moins obscures, voire suspectes. Quant au processus de médiation entamé récemment, une panacée illusoire imposée des autorités extérieures pour maquiller le capital de crédibilité local nettement épuisé, il semblera bien difficile de sauver la face… la tête apparaissant déjà comme perdue ! »

Jean Claude Roy

Paroissien de Saint Germain

Commentaires

17 dcembre 2018

Jean Michaud

Prendre connaissance de la Loi sur les Fabriques pourrait grandement aider à minimiser les ébullitions émotives et stériles affichées depuis plusieurs années.

18 dcembre 2018

yvan chouinard

Woow, on dirait qu'il n'y a pas seulement péril en la demeure, elle est en feu. Je ne suis pas suffisamment au fait de cette saga mais elle me fait honte comme Rimouskois. Un trésor architectural laissé à l'abandon et un centre ville à rebâtir. Allons, citoyennes, allons citoyens, il faut que ça bouge. Une cathédrale abritant la culture de nos artisans en mal de se faire valoir et de vendre leurs oeuvres dans un environnement intérieur et extérieur invitant au regroupement des Rimouskois et des visiteurs, j'en rêve. Cela n'empêche pas le culte de se manifester comme n'importe quelle autre activité, n'est-ce pas? Cette cathédrale n'appartient-elle pas à nous tous et à nous toutes. Rêvons de beauté et d'harmonie. Rêvons de rencontres amicales les yeux rivés sur notre majestueux fleuve en sirotant une boisson avec nos amis de près et de loin. Rêvons de fierté d'être tout simplement un rimouskois ou une rimouskoise.

11 janvier 2019

Roger Harvey

Croyez-vous réellement à la réparation de la cathédrale et en une vocation religieuse et culturelle? Bonne chance. J'ai le sentiment que la construction d'un magnifique édifice condominium d'une vingtaine d'étage s'érigera en lieu et place du symbole de Rimouski que j'ai connu il y a une trentaine d'années. Soyez vigilant, car Lord Voldemort est présent.

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