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02 décembre 2018

Huit ans de prison pour Robert Vanier

Conclusion d’une saga de 15 ans

©Photo L'Avantage - archives

Carl Gagnon alias Robert Vanier est finalement condamné.

FRAUDE DE 30 M$. L’ex-homme d’affaires ontarien Robert Vanier, qui aurait floué 1 400 personnes pour 30 M$, dont des Rimouskois, a reçu la sentence de son second procès, vendredi, à Toronto.

Il est condamné à huit ans d’emprisonnement. Cela met fin à une saga qui reliait Robert Vanier, dont le vrai nom est Carl Gagnon, à quelques centaines de Rimouskois depuis 2003, certains pour avoir présidé des œuvres de charité, d’autres pour lui avoir acheté des actions d’Onco petroleum. La valeur à l’unité des actions de cette compagnie présidée par Vanier était de 5 $ à l’achat mais de 15 cents à la fin. Le second procès de M. Vanier était basé sur des accusations de production de faux prospectus. On y affirmait qu’Onco disposait des 22 M$ nécessaires à l’exploitation des différents gisements de pétrole et de gaz naturel.

À partir de 2003, l’accusé s’est présenté à Rimouski pendant trois ans pour présider des tournois de golf bénéfice, notamment, dans le but de bien se faire connaître. Puis, tissant des liens avec la communauté comme un habile vendeur et homme d’affaires, il a réussi à vendre à Rimouski pour quelques millions d’actions, entre 2 M$ et 4 M$ selon nos sources. Certains ont acheté jusqu’à 400 000 $ de ces fameuses actions. En 2007, on a procédé au lancement des actions en bourse d’Onco au Temple de renommée du hockey, à Toronto.

Réduction de peine demandée

Le 22 octobre dernier, trois Rimouskois ont été appelés à témoigner par téléconférence devant le juge Sean Dunphy et la cour, dont Robert Vanier qui se défendait lui-même. En avril, dans un autre procès, pour parjure celui-là, il avait été reconnu coupable et avait reçu une sentence de trois ans. Les deux sentences seront purgées en même temps. L’accusé a demandé une réduction de peine pour cause de problème de santé. Le juge l’a refusée en précisant que son problème cardiaque était sous contrôle.

« Ces affirmations (ndlr : à l’effet qu’il disposait des montants nécessaires à l’investissement) étaient fausses et M. Vanier savait que cet argent n’existait pas », a déclaré le juge lors du prononcé de la sentence, selon le Globe and Mail. Il a également parlé de « Stratégie d’audace » et que les « investisseurs avaient vu leurs avoirs détruits. »

Dans les années 1990, Carl Gagnon est devenu délateur dans le cadre de la guerre des motards, au Québec. La Sureté du Québec l’a inscrit sur le programme de protection des témoins et il a refait sa vie en Ontario, à London, dans les années 2000, sous son nouveau nom. En novembre 2013, il s’est rendu à la GRC en Ontario, après être disparu pendant deux ans. C’est là que les différentes accusations ont été établies.

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