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28 décembre 2018

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Année électorale pour le député Guy Caron

Guy Caron

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Le député Guy Caron trace un bilan satisfaisant de sa première année en tant que chef parlementaire du Nouveau parti démocratique (NPD).

2019. Le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, Guy Caron, entame cette année électorale avec confiance et trace un bilan satisfaisant de sa première année en tant que chef parlementaire du Nouveau parti démocratique (NPD).

Le député estime qu’il occupe une position enviable au sein de son parti : « Je pense que les gens réalisent que si on devait former un gouvernement, je suis en mesure de pouvoir influencer le gouvernement. » Il ajoute que sa première année comme chef parlementaire lui a permis de poser tous les jours des questions au Premier ministre Justin Trudeau, dont plusieurs d’importance régionale, comme la gestion de l’offre, qui a pris le haut du pavé durant l’automne.

M. Caron croit également que les députés du NPD, au nombre de 15 au Québec (sur 41 au Canada), sont aussi désormais davantage connus du grand public et présents pour les enjeux régionaux : « Il y a huit ans, les gens ne nous connaissaient pas, aujourd’hui, on a des députés crédibles et visibles, c’est notre force. Les gens sont capables de nommer Alexandre Boulerice, Ruth Ellen Brosseau, Pierre-Luc Dusseault, ou Pierre Nantel. Mis à part Justin Trudeau, Mélanie Joly et Marc Garneau, les gens ne peuvent pas nommer trois autres députés Libéraux au Québec. Ils ne sont pas là, pas visibles, quand il y a des enjeux pour le Québec, on ne les entend pas. »

Gestion de l’offre et main-d’œuvre

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La gestion de l’offre est un des dossiers majeurs du député pour 2019, il compte s’assurer que le gouvernement s’engage sur la question de la compensation. « Mme (Diane) Lebouthiller était ici et a garanti que tout le monde serait compensé de façon juste et équitable. Mais ce qu’on entend, c’est que ça risque de ressembler à la dernière « pseudo » compensation où le gouvernement donne de l’argent pour la modernisation des installations, et que c’est au plus fort la poche. »

Quant à la pénurie de main-d’œuvre, le député croit qu’une concentration entre le fédéral et le provincial doit être mise en œuvre pour parvenir à des solutions, une d’entre elles pourrait passer par la promotion du Programme des travailleurs étrangers temporaires : « Ce n’est pas pour voler les emplois ou faire baisser les salaires, mais il faut absolument redorer le blason de ce programme. Il a souvent été vu par les employeurs comme permettant d’obtenir de la main-d’œuvre à bon marché. Mais il faut s’assurer que si ces gens viennent pour nous aider à régler un problème de pénurie, qu’ils soient payés en conséquence et qu’ils puissent rester ensuite. »

Le trou noir de l’assurance emploi préoccupe aussi le député, qui affirme que dans la région, qui présente un haut taux de travail saisonnier, il s’agit d’un énorme enjeu : « Quand on met de l’argent dans la formation, ça ne règle pas le problème, ça l’empire. Si on forme ces gens pour qu’ils aient des emplois à l’année longue, ça peut compenser pour la pénurie de main-d’œuvre, mais ça crée d’autres problèmes pour les emplois saisonniers, en agriculture, foresterie ou tourisme. »

Environnement

Autres dossiers à surveiller pour 2019, l’environnement et l’énergie : « D’un côté on nous dit que ça prend une lutte aux changements climatiques, de l’autre, on continue à subventionner. D’un côté, on va en Pologne pour déterminer les termes de mise en œuvre du traité de Paris, la semaine d’après on donne 1,5 M$ aux entreprises albertaines gazières et pétrolières, après avoir donné 4,5 G$ à une compagnie pour acheter un pipeline », déplore le député.

M. Caron s’inquiète de voir que plusieurs affichent une ouverture vers le pétrole : « Plusieurs, dont les Conservateurs, recommencent à parler d’Énergie Est. Entre les Conservateurs et les Libéraux, c’est de savoir qui va être le plus gros partisan des pipelines. Dans la chambre des communes, si on n’était pas là, il n’y aurait pas autre chose qui se dirait. »

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