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07 décembre 2018

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

La fabrique Saint-Germain se dit victime de transactions bancaires frauduleuses

La fabrique affirme avoir déposé une plainte auprès de la Sûreté du Québec

Albert Carré, Nathalie Leblond, Jean-Charles-Lechasseur

©Archives - Adeline Mantyk

Trois des quatre marguilliers de la fabrique Saint-Germain : Albert Carré, Nathalie Leblond, Jean-Charles-Lechasseur. Le quatrième marguillier, Victor Lepage, est absent de la photo.

La fabrique de la paroisse Saint-Germain se dit victime de transactions bancaires irrégulières de plus de 200 000 $ et affirme avoir déposé une plainte auprès de la Sureté du Québec à cet effet.

Les marguillers de la fabrique Saint-Germain, Jean-Charles Lechasseur, Nathalie Leblond, Victor Lepage et Albert Carré affirment qu’ils ont déposé la plainte après avoir découvert des transactions bancaires qu’ils qualifient de frauduleuses de plus de 200 000 $. « Ces sommes furent soutirées à notre insu de nos comptes d’affaires par des stratagèmes frauduleux », estiment-ils.

M. Lechasseur explique qu’il ne peut toutefois par révéler la ou les personnes visées par la plainte pour ne pas nuire à l’enquête de la SQ. « La fraude vient affecter le fonds d’usage pour la réparation de la cathédrale, qui est un des deux fonds dédiés qu’on nous avait laissé le 19 avril, avec celui de la réparation de l’orgue. »

L’Archevêché de Rimouski n’a souhaité faire aucun commentaire, précisant seulement que le dossier était entre les mains de ses services juridiques, conformément à ses procédures.

Une fabrique dysfonctionnelle

Les quatre marguilliers soutiennent que depuis le 19 avril, ils sont tenus à l’écart par l’Archevêché de Rimouski et se retrouvent entravés des devoirs et responsabilités qui leur sont dévolus par les paroissiens : « Le 19 avril, les dispositions administratives prévoyaient par décret que la Fabrique Saint-Germain conserve ses avoirs et ses revenus, plus précisément les dons pour la rénovation de la cathédrale et l’entretien de son orgue. »

Rappelons que le 19 avril 2018, l’Archevêque de Rimouski, Mgr Denis Grondin, avait décrété la création d’une nouvelle paroisse à Rimouski, retirant de fait la gestion des cinq églises du parc paroissial de Saint-Germain à la Fabrique Saint-Germain, lui confiant uniquement celle de la Cathédrale, de son presbytère et des terrains adjacents.

M. Lechasseur ajoute que la Fabrique Saint-Germain doit actuellement opérer sans président et avec seulement quatre marguilliers. « Actuellement, la cathédrale est laissée dans une fabrique non fonctionnelle, ce qui est absurde. Les autres marguillers ont quitté en juillet pour aller intégrer l’autre fabrique (de la Bienheureuse-Élisabeth-Turgeon). Une fabrique normale, ce sont six marguilliers, avec un représentant religieux et un secrétaire. On devrait avoir cette structure. »

Il ajoute qu’en l’absence d’un président, toute décision administrative n’existe pas. « On n’a pas de paroissien, pas de capitation, pas de quête, on a demandé un fonds de roulement à l’Archevêché, on l’attend toujours. Dans une fabrique normale, on générerait des activités pour soulever de l’argent mais on ne peut pas le faire. On nous enlève la capacité de payer mais nos responsabilités demeurent. Et en plus, nous avons maintenant constaté que l’argent d’un des deux fonds a disparu. »

Processus de médiation

M. Lechasseur dit toutefois espérer que le processus de médiation entamé par l’évêque auxiliaire de Québec, Mgr Marc Pelchat, portera fruit. L’Archevêque de Rimouski, Mgr Denis Grondin annonçait le 25 octobre dernier la nomination de Mgr Pelchat comme médiateur dans le dossier de l'avenir de la cathédrale de Rimouski.

« On veut laisser toutes les chances possibles à la médiation. On a eu une rencontre d’une heure imposée avec le médiateur, où on s’est exprimé, on a demandé un président pour qu’on soit fonctionnel. On souhaite que ça nous soit favorable. On pense qu’il y aura une réponse positive en janvier, on doit lui laisser le temps qu’il demandait pour opérer. Nous savons qu’il n’a qu’un pouvoir de recommandations », explique M. Lechasseur.

Mgr Pelchat devrait remettre son rapport de recommandations à Mgr Grondin en janvier 2019.

Commentaires

7 dcembre 2018

jean-marc

Nous devrions expulser les dirigeants catholiques hors de la ville. Ils trahissent les paroles et ternissent l'image de Dieu. C'est triste à voir et à entendre. J'ai honte.

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