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06 Mars 2018

Charles Lepage - clepage@lexismedia.ca

Journée du 8 mars : des luttes à poursuivre et des revendications à porter

Journée du 8 mars : des luttes à poursuivre et des revendications à porter

©Photo TC Media-Charles Lepage

RIMOUSKI. À l’approche de la Journée internationale des femmes, le Comité élargi 8 mars a profité d’une rencontre publique mardi à la microbrasserie Le Bien, Le Malt à Rimouski pour dévoiler les revendications régionales et provinciales des femmes et annoncer les activités de la soirée féministe qui aura lieu le mercredi 7 mars à la Coudée du Cégep.

Sous le thème « Féministes tant qu’il le faudra », de nombreuses voix de femmes se feront entendre lors de cette soirée (19 h 30) qui proposera aussi un spectacle d’improvisation avec des comédiennes de la Ligue d’improvisation montréalaise et la Ligue d’improvisation théâtrale du Cégep de Rimouski (Amphigouri). De plus, un hommage sera rendu à Sœur Dominique Dumais des Ursulines de Rimouski, qui a œuvré pour la condition féminine dans sa communauté.

Plusieurs groupes prennent la parole

Sexisme, commentaires désobligeants, attitudes irrespectueuses, crimes sexuels, violence conjugale, pauvreté, précarité économique, discrimination, emplois atypiques (temporaire ou partiel), salaire moindre; voilà autant de facteurs toujours présents de nos jours et dénoncés par les représentantes de différents regroupements de femmes. 

- « Selon Statistiques Canada, seulement 5% des crimes sexuels et 30 % des violences conjugales sont rapportés à la police (stats 2014). On ne peut plus se taire ! Avec des mouvements comme le #metoo, le #moiaussi, le #EtMaintenant, on est bien placé pour faire avancer notre cause. Il y a eu des dénonciations. La société ne peut plus se permettre de se taire. » - Kathy Fougère, intervenante au CALACS.

- « Les femmes immigrantes, réfugiées et racisées sont parmi les plus à risque de subir différentes formes de violence et de discrimination. Plusieurs facteurs contribuent à leur vulnérabilité et aux inégalités, dont la pauvreté, la précarité économique, les barrières linguistiques, etc. » -Vinciane Cousin, coordonnatrice du CIBLES.

- « Un réinvestissement massif dans les services publics, la fonction publique et les programmes sociaux est nécessaire. Les compressions et les coupures dans les services surtout ici à Rimouski et au Bas-Saint-Laurent ont touché les femmes qui travaillent ou utilisent ces services. Elles sont plus vulnérables à la perte de leur emploi. » -Mélanie Bernier, répondante politique pour l’APTS.

- « Parmi les travailleurs-travailleuses au salaire minimum, six personnes sur 10 sont des femmes. Elles occupent souvent des emplois à temps partiel ou temporaires et selon des horaires atypiques. Le salaire hebdomadaire moyen des femmes travaillant à temps plein correspond à 85,4 % de celui des hommes. C’est pourquoi nous revendiquons le salaire minimum à 15 $/l’heure et une loi-cadre sur la conciliation famille-travail-étude pour contrer la pauvreté. » - Pauline Bélanger secrétaire-trésorière du Conseil central du Bas-St-Laurent (CSN).

Le comité 8 mars existe depuis plus de 20 ans à Rimouski.

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