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10 mai 2018

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Formation des médecins : Jean D’Amour opte pour une décentralisation à Lévis et à Rimouski

©Photo TC Media - Archives

Le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour, estime que la décentralisation du campus de médecine de l’Université Laval pourrait se faire à Lévis et aussi à Rimouski, en complémentarité.

Dans une entrevue exclusive avec L’Avantage, le ministre a précisé son souhait de voir des services de formation médicale à Rimouski : « Je veux qu’on envisage sérieusement Rimouski, que le Bas-Saint-Laurent obtienne cette formation. On a des établissements de santé, de Matane à La Pocatière, pour lesquels on éprouve des besoins en matière de présence de médecins. Si on les attire pour une formation à Rimouski, meilleures sont nos chances pour qu’ils s’installent chez nous, dans nos communautés. »

C’est un rendez-vous qu’on a avec les soins de santé dans le Bas-Saint-Laurent, il ne faut pas le manquer. -Jean D'Amour

Le ministre dit joindre sa voix à celle d’un ensemble d’intervenants de la région qui se sont prononcés sur le sujet dans les dernières semaines, dont notamment le député de Rimouski, Harold LeBel et le maire de Rimouski, Marc Parent : « C’est un beau message positif envoyé à l’université Laval, qui a déjà de nombreux liens avec la région, dans les entreprises, notamment avec Premier Tech. C’est le message qu’ils sont les bienvenus et qu’on veut travailler ensemble. »

M. D’Amour estime que le Bas-Saint-Laurent possède plusieurs lieux de stages intéressants : « On est une terre d’accueil parce qu’on a développé des spécialités à Rimouski, à Rivière-du-Loup, alors pourquoi ne pas envisager Rimouski, tant qu’à envisager cet avenir pour Laval ? Cette intention avait déjà été soulevée par le ministre de la Santé Yves Bolduc, lors d’un de ses déplacements à Rimouski en 2010. »

Complémentarité et équité

Le ministre D'Amour exprime le vœu d’une véritable régionalisation : « Je ne veux pas une régionalisation partielle. Je veux qu’on aille sur les terrains à desservir, on a l’occasion dans l’histoire de faire valoir l’importance de cette formation aussi dans le secteur de Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. C’est un rendez-vous qu’on a avec les soins de santé dans le Bas-Saint-Laurent, il ne faut pas le manquer. »

Toutefois, il est d’avis que cette régionalisation ne doit se faire au détriment d’aucune des deux régions desservies par l’UQAR : « Lévis, c’est bien, mais c’est un peu Québec. Vouloir le faire pour Chaudière-Appalaches, c’est très bien, je ne vais pas m’opposer à ça. Mais je crois qu’il faut travailler en complémentarité, additionner les forces pour un meilleur service aux citoyens. Mon travail de ministre n’est pas de déshabiller Pierre pour habiller Jean. J’en appelle à l’unité. Jean-Pierre Ouellet (le recteur de l’UQAR) et moi, on s’entend là-dessus. »

Il ajoute que ce sera ultimement à la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, de prendre une décision. « J’ai eu des échanges avec Hélène David, que je vois tous les jours. C’est un souhait sérieux de ma part, mais la décision n’est pas dans mes mains. »

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