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30 Août 2018

Pierre Michaud - pmichaud@lexismedia.ca

Des écologistes interpellent les politiciens

©gracieuseté

Geneviève Richard et Martin Poirier en entrevue, sur la colline parlementaire.

« COULE PAS CHEZ-NOUS ». Trois militants écologistes de Rimouski ont participé, dimanche dernier, au lancement national de la campagne « Gaz jurassique ».

Avec humour, en faisant référence aux dinosaures, le mouvement Coule Pas Chez-Nous y prévient les politiciens, de tous les paliers, que l’ère des hydrocarbures tire à sa fin. Et qu’on doit se diriger vers la transition énergétique le plus rapidement possible. Les militants en question sont bien connus pour leurs nombreuses interventions sur la scène locale et régionale. Il s’agit de Patricia Possadas, Benoît Saint-Hilaire et Martin Poirier. Celui-ci est même co-porte-parole national de la campagne avec Geneviève Richard, de la Fondation Coule Pas Chez-nous.

« Coule Pas Chez-Nous est un regroupement de différents groupes citoyens à travers le Québec. Patricia et Benoît représentaient Prospérité Sans Pétrole et moi, j’étais là pour représenter Non à une Marée Noire dans le Saint-Laurent. Benoît était même maître de cérémonie. La campagne Gaz jurassique était prévue depuis le printemps dernier, car elle s’adresse à tous les niveaux de gouvernance, mais elle a été reportée à l’automne pour des questions contextuelles. C’est un hasard qu’elle arrive dans la campagne provinciale. C’est très clair que cette campagne vise les maires et les conseillers, ainsi que les députés du provincial et du fédéral », précise Martin Poirier.

Changer le choix

Ceci étant dit, il y a quand même des messages à passer à « ceux » du niveau provincial: « Nous demandons au prochain gouvernement de ne plus faire le choix de considérer le gaz naturel comme étant un des éléments de la transition énergétique. Ce qui signifie que sans ce changement, tous les capitaux que l’on va mettre, dans les forages ou à payer les gazoducs avec des fonds publics, ralentiront la transition vers une véritable transition, parce que ce sont des capitaux qui devraient plutôt être consacrés à l’électrification des transports et aux autres alternatives », poursuit M. Poirier.

On ne devrait pas non plus, selon eux, s’appuyer le gaz ou le pétrole pour faire du développement économique. « L’Association internationale de l’énergie précise lui-même, sous le chapeau de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), que le gaz naturel n’est pas une énergie de transition valable dans le transport. Le Québec, particulièrement avec les ressources et l’expertise en électricité dont il dispose, doit se tourner tout de suite vers l’électrification des transports. »

Manif devant le parlement

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Une scène de la manifestation à Québec. Benoit Saint-Hilaire est à gauche. Patricia Possadas est au micro.

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