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13 Septembre 2018

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

L’immigration comme solution au Bas-Saint-Laurent

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

La coordonnatrice de l’immigration pour Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent, Mahnaz Fozi, s’est réjouie de l’orientation du premier sommet bas-laurentien pour l’attractivité, qui a permis d’identifier l’immigration comme une solution à la pénurie de main-d’œuvre.

Mme Fozi milite depuis des années pour que l’immigration soit reconnue comme une richesse : « Aujourd’hui, on parle de l’immigration comme une solution pour pallier la pénurie de main-d’œuvre. C’est une des premières fois que j’entends un tel discours. »

Elle croit que les mesures récentes en matière d’immigration proposées par le gouvernement actuel doivent se poursuivre au prochain gouvernement : « Il faut cibler les besoins de l’emploi, où la pénurie se trouve et ensuite diriger les immigrants pour répondre aux besoins des régions. »

Toutefois, elle estime qu’il ne faut pas négliger le côté social du processus : « On doit créer un milieu d'accueil favorable à la rétention, pour que les gens prennent le gout de s’enraciner ici au Bas-Saint-Laurent. Il faut miser plus sur ce qui nous ressemble que sur ce qui nous différencie. »

©Archives - Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Mahnaz Fozi

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Les participants ont déposé leurs engagements sur une carte géographique du Bas-Saint-Laurent, qu'ils ont jalonnée de galets pour chaque engagement.

Guylaine Sirois

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Guylaine Sirois

Un nouvel élan régional

Le sommet de l’attractivité, qui s’est tenu hier (mercredi) à Rimouski, a été l’occasion pour 200 participants de plusieurs secteurs socioéconomiques de se pencher sur cette question de pénurie de main-d’œuvre en lien avec la capacité d’attractivité de la région. « D’ici quatre ans au Bas-Saint-Laurent, une personne sur deux prendra sa retraite, et on ne pourra pas les remplacer. Que faire pour que nos communautés ne soient pas dévitalisées ? La façon de s’en sortir est de travailler ensemble », croit Guylaine Sirois, présidente du Collectif de développement régional (CRD) et préfète du Témiscouata.

En plus d'immigration, il a également été question d’éducation : « On croit que les employeurs ont intérêt à travailler avec des institutions scolaires. Il y a beaucoup de programmes qui existent ici, qui ne sont pas dispensés ailleurs, mais les étudiants ou les immigrants ne le savent pas. On a des créneaux d’excellence, on veut en faire la promotion pour aller chercher des étudiants ailleurs. On veut tous que le Bas-Saint-Laurent se distingue parmi toutes les régions, pas juste pour ses attraits touristiques, mais pour sa qualité de vie et ses emplois intéressants. »

C’est la première fois qu’un tel rendez-vous se tenait, incluant ateliers et présentations et plénières qui devront permettre d’identifier à court terme des pistes de solutions. Certaines ont été avancées, comme la création d’un point de chute unique au Bas-Saint-Laurent pour l’accueil des nouveaux arrivants.

Le CRD a mis sur pied un groupe de réflexion composé d’une trentaine de personnes issues de divers secteurs d’activités, dont les milieux de l’éducation, du monde municipal, de la santé et des affaires. Ce groupe devra assurer la transition entre le sommet et la mise en œuvre des stratégies qui émaneront des propositions élaborées hier. 

Cultiver la fierté régionale

Guylaine Sirois estime que développer davantage la fierté régionale a été un point névralgique du discours : « On veut que nos ambassadeurs soient convaincus de la qualité de notre région pour être convaincants. »

Des ambassadeurs comme Emie Rioux-Roussel, pianiste de jazz originaire de Rimouski qui, avec le trio qu’elle a fondé, parcourt plusieurs pays du monde pour y donner des concerts. L’année dernière, Emie R Roussel Trio est allé se produire dans l’Ouest canadien, aux États-Unis, en Europe. Le groupe s’est également rendu il y a plusieurs années, au Mexique et même au Japon. Elle dit en profiter pour parler de son coin de pays à chaque occasion : « Nos concerts, c’est beaucoup de musique instrumentale, il n’y a pas de paroles. Alors entre chaque morceau, je raconte comment m’est venue l’inspiration des chansons, et souvent, je parle de Rimouski, du Bas-du-Fleuve. », raconte celle qui garde un pied dans sa région même si elle est aujourd’hui à Montréal, en donnant des cours au programme jazz/pop du Cégep.

Emie Rioux-Roussel

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Emie Rioux-Roussel

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