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30 janvier 2019

Charles Lepage - clepage@lexismedia.ca

Les parents montrent peu d’intérêt envers l’information sur le cannabis

CONFÉRENCE À L'ÉCOLE PAUL-HUBERT

Conférence sur le cannabis

©Photo : Charles Lepage - L'Avantage Rimouski

Cette conférence sera reprise le jeudi 7 février à 19 h, à la salle René-Dupéré-Desjardins de l’école du Mistral à Mont-Joli.

Moins d’une trentaine de personnes ont assisté mardi soir à la conférence sur les risques du cannabis présentée à l’auditorium de la polyvalente Paul-Hubert à Rimouski.

Pourtant, le comité de parents de la Commission scolaire des Phares avait réuni une belle brochette d’orateurs venus s’exprimer sur les risques associés à la consommation de cannabis chez les jeunes. Étaient là : le directeur de la Santé publique au CISSS du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc; de la Sûreté du Québec, l’agent-enquêteur, Martin Brisson et l’agente intervenante Julie Bujold; la directrice adjointe de l’école Langevin, Brigitte Côté et l’intervenante sociale, Véronique Naud.  

Brigitte Côté et le Dr Sylvain Leduc.

©Photo : Charles Lepage - L'Avantage Rimouski

La directrice adjointe de l’école Langevin et représentante des trois polyvalentes de la région, Brigitte Côté et le Dr Sylvain Leduc.

Les effets et les risques

Dans un premier temps, le Dr Sylvain Leduc a mentionné que ce serait une bonne idée que les parents s’intéressent à la question du cannabis, ce qui leur permettrait d’en parler avec les jeunes. « C’est un produit qui est très accessible et très utilisé dans la société même avant la légalisation. Une conférence comme celle-ci permet aux parents d’avoir des arguments pour échanger avec les jeunes sur cette question-là, de là l’importance d’être à leur l’écoute dans un environnement familial favorable », commente-t-il.

Aux dires de ce dernier, certains signes associés à la consommation régulière de cannabis chez un jeune devraient éveiller les parents. « Une consommation régulière se manifestera par une baisse très rapide de la concentration, une baisse de l’intérêt envers les études et les résultats scolaires. »

Sans être alarmiste, le Dr Leduc a quand même lancé certaines mises en garde associées à la consommation de cannabis. « Le taux de THC, la principale substance responsable des effets pharmacologiques du cannabis, n’est plus le même qu’autrefois. Dans les années 1960-70, un “joint moyen” contenait 10 mg de THC, actuellement il peut en contenir jusqu’à 150 (Ashton, 2001). La consommation régulière peut entraîner des effets potentiels sur la santé mentale, surtout chez les moins de 25 ans. Les produits de la rue qui échappent à tout contrôle peuvent contenir des pesticides, des herbicides et… du fumier. Le mélange boisson-cannabis entraîne des effets cumulatifs. En conduite de véhicules, la consommation peut entraîner une augmentation du temps de réaction et diminuer l’attention. À mentionner également les délais de l’effet retardataire des produits alimentaires contenant du cannabis. »

Selon Brigitte Côté, représentante des trois polyvalentes de la région, devant un élève montrant des signes de consommation, les parents ne devraient pas hésiter à consulter les intervenants de l’école. « Nous offrons des services et ressources pour venir en aide aux jeunes aux prises avec l’usage de drogues. Les règles de conduite, de possession et de consommation de cannabis sont claires : la tolérance est de zéro et elle l’a toujours été d’ailleurs chez les mineurs. Nous avons une belle collaboration avec la Sûreté du Québec dans les dossiers de possession et à ce chapitre, notre souci est d’aider l’élève à s’en sortir en lui offrant des services et des ressources à l’intérieur de l’école et à l’externe si nécessaire. »

Sylvain Gagné, Éric Lepage,

©Photo : Charles Lepage - L'Avantage Rimouski

Les organisateurs de cette soirée : Sylvain Gagné, président du comité de parents de la Commission scolaire des Phares et Éric Lepage, vice-président de ce comité.

Les conséquences pour un mineur

Enfin, l’agent-enquêteur, Martin Brisson a rappelé que la présence policière en milieu scolaire se fait selon trois contextes : la prévention (kiosques, ateliers, conférences, rencontres individuelles), l’enquête et le contexte d’urgence (confinement barricadé). Toujours illégale chez les moins de 18 ans (du préscolaire au Cégep), la possession de moins de 5 g de cannabis chez un mineur est illégale, mais décriminalisée. Il n’y aura pas de conséquences légales (au Canada), mais au Québec, il y aura saisi et l’émission d’un constat d’infraction assorti d’une amende, alors que la possession de plus de 5 g est illégale et interdite. Elle entraînera des accusations et une sanction pénale.

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