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06 février 2019

Alexandre D'Astous - adastous@lexismedia.ca

Ferme La Caboche peut aller de l’avant avec son élevage de porcs

Ferme la Caboche

©Gracieuseté

Sylvain Jr Henrie, Jessie Lepage et leurs enfants Évelyne 1 an et demi et Meredith 3 mois.

La Ferme La Caboche, située dans le district du Mont-Lebel, à Rimouski, obtient finalement toutes les autorisations nécessaires à l’implantation de son projet d’élevage de porcs au pâturage après plus de deux ans de démarches auprès de la Ville de Rimouski.

Il s’agit d’un type d’élevage qui n’existe pas pour le moment dans la région, un élevage de taille plus modeste à dimension humaine. « Ça fait cinq ans qu’on avait cette idée après que l’acquisition de notre maison et de deux lots sur le rang double », mentionnent les propriétaires de l’entreprise, Sylvain Jr Henie, originaire de Saint-Jérôme et sa conjointe Jessie Lepage, du Témiscouata.

« On savait que ça prenait plusieurs autorisations pour le porc, alors nous avons commencé la ferme avec 99 poules pondeuses, le maximum permit autorisé par la loi sans contingent, des coqs à chair, 25 dindons, 25 canards et huit bœufs Highland », indique Sylvain.

Au départ, les entrepreneurs veulent utiliser l’ensemble de leur terre avec des élevages adapter à la vie au pâturage. C’est ce qui explique le choix de la race Highland pour les bœufs et du porc Tamworth, une race plus rustique résistante aux intempéries et endurant plus facilement le soleil. « Le porc au pâturage donne une viande plus goûteuse et de meilleure qualité », précise Jessie.

Les premières années suivant l’achat de la propriété, Sylvain allait travailler dans l’Ouest canadien, mais à la naissance de leur premier enfant, il a voulu rester plus près. « Nous avons commencé la ferme tranquillement. Nous avons deux points de chute pour la vente de nos produits, en plus de la ferme directement soit le Café l’Auriculaire à l’UQAR et la Bibliothèque de Sainte-Blandine. Présentement, nous avons des œufs frais et il nous reste un peu de viande. L’objectif est d’écouler notre production dans les marchés publics, quand elle sera assez importante. Nous ne voulons pas d’un élevage industriel. Nous voulons offrir un produit de qualité aux consommateurs du coin. Un produit le plus naturel possible élevé en tenant compte du bien-être animal élevé à la ferme du début à la fin », expliquent Sylvain et Jessie.

Les bœufs passent l’hiver aux champs. Ils ne génèrent donc pas de fumier. Les porcs passeront l’hiver dans un bâtiment et le fumier solide sera traité en amas aux champs et épandu sur les terres des propriétaires. « Si jamais on en a trop, des producteurs du coin sont intéressés à en recevoir », signale Sylvain.

Le bâtiment est adapté et prêt. La production pourra commencer en 2019 avec une quinzaine de porcelets. L’objectif est d’atteindre une cinquantaine de porcs. « On veut faire de l’autoproduction. On favorise une agriculture de proximité. On veut offrir un porc fait à Rimouski. Nos terres sont suffisantes pour produire une cinquantaine de porcs par année », expliquent les éleveurs.

Pour vivre de leur élevage, Sylvain et Jessie souhaitent incorporer un volet agrotourisme à leur entreprise avec vente à la ferme. Infos : Fermelacaboche.ca.

Ferme La Caboche.

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