Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Hockey

Retour

07 février 2019

Réal-Jean Couture - rjcouture2018@gmail.com

Beausoleil apprécie le 3e quart de la saison de l’Océanic (2)

Serge Beausoleil

©Sylvie Brisson - L'Avantage Rimouski

Avec un dossier de 13-3-1-0, le 3e quart a permis à l'Océanic de gravir des marches dans quelques classements. Mais il reste beaucoup à faire pendant le 4e quart de saison.

N.D.L.R. – Serge Beausoleil, entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski pour une 8e saison de suite, se prête, comme après le 1er quart et le 2e quart de la saison, au jeu des questions / réponses avec l’AVANTAGE et L’AVANTAGE EN LIGNE. Voici la 2e partie de cet exercice, au terme du 3e quart de la saison.

Baie-Comeau est sommet de la division Est avec 77 points et un match en mains. Se peut-il qu’on ne s’attende pas plus que ça de lui faire une lutte considérant les résultats depuis la pause de Noël ?

« Précédemment on parlait de Charlottetown et Cap-Breton. Je te servirai la même rhétorique pour Baie-Comeau. On ne contrôle pas comment il joue, combien il va gagner de matchs, combien il va en perdre. On contrôle ce que nous allons faire. Pour moi, l’objectif de cette saison régulière est de se préparer pour être vraiment, vraiment solide quand on va débuter les séries éliminatoires, que les gars connaissent leurs rôles, savent ce qu’ils ont à faire sur la glace, que l'oncontinue de travailler en équipe à améliorer cette cohésion-là, et à cette adhésion au concept d’équipe. Je pense que c’est ce qui va faire foi de tout. On a une équipe qui est bien balancée, bien équilibrée. De sorte que Baie-Comeau, Cap-Breton et Charlottetown, je ne les contrôle pas. Mais on peut travailler à Rimouski à contrôler nos choses. »

L’Océanic totalise 676 minutes de punition, au 2e rang derrière Blainville-Boisbriand. On s’attendait à mieux, n’est-ce pas ?

« Nous avons fait de très belles avancées, sauf dernièrement. Il arrive encore des pénalités qu’on peut chasser, qu’on peut éviter, particulièrement à la maison. Chacun a une responsabilité dans ce domaine et tous nos leaders doivent prendre acte et contribuer à améliorer cet aspect-là. C’est clair qu’on peut couper le nombre de punitions contre nous. Pour moi, ce sont les pénalités avec bâton que je veux couper. Les coups de bâton, les bâtons élevés, les accrochages et les doubles échecs sont des pénalités que je n’accepte pas. Comme les punitions en zone adverse, à 200 pieds de notre filet. Au dernier match local, nous avons écopé de 3 ou 4 pénalités en zone adverse sur les 8 dans tout le match. Coupe ces punitions et nous accordons 4 jeux de puissance à l’adversaire. »

Satisfait des performances et des efforts des trois acquisitions que sont Jeffrey Durocher, D’Artagnan Joly et Tristan Bérubé ?

« Ce serait difficile de dire le contraire. Bérubé vient de jouer un super match d’où il sort avec un blanchissage. Il a apprivoisé son nouvel environnement. C’est un gars de la région, ce qui amène une pression supplémentaire, car il veut toujours bien faire, mais il fait vraiment bien. Quant à Durocher, il fait énormément de choses sur la patinoire, ce que peu de gens voient. C’est un gars qui est très bon pour les batailles à un contre un. Il bataille pour la rondelle, mais c’est un gars qui donne des rondelles de façon savante et ça, peu de gens le savaient. Il est un fabriquant de jeu hors pair et il vend ça cher la livre quand vient le temps de faire de la place à ses compagnons de trio, quelque chose qu’on aime beaucoup. Quant à Joly, il a marqué deux gros buts au dernier match et il commence à lui aussi à apprivoiser son nouvel environnement et à travailler de la bonne façon et ça augure bien pour la suite.

Océanic Rimouski

©Océanic - FolioPhoto

Avec seulement 120 buts alloués, au 2e rang du circuit, la défensive répond aux attentes. Tu en attends quoi dans le dernier droit de la saison alors que l’Océanic sera très souvent l’équipe à battre par les équipes qui visent des places au classement ?

« Nous le sommes tout le temps. À notre 5e place au classement général, les équipes plus haut veulent toutes te battre tandis que les rivaux plus bas veulent aussi tous te battre. Ils te prennent tous au sérieux. Il n’y a pas de match facile où les clubs vont moins bien se préparer contre nous. Il faut oublier ça. C’était le cas l’an passé, c’est encore le cas cette année et il en sera ainsi encore l’an prochain. C’est à nous de continuer à être professionnels et nous préparer le mieux possible. Mais il n’y a pas de match facile qui s’en vient. »

Le calendrier se terminera avec un 4 en 5 en Abitibi, puis 4 parties locales, 1 partie à Bathurst, 4 autres matchs locaux avant de clore avec un doublé à Baie-Comeau qui risque de ne vouloir rien dire. Ta vision de cette séquence globale ?

« La suite des choses vient très vite et nous n’avons pas dérogé de notre plan de base qui était de préparer l’équipe pour les séries éliminatoires. Et en ce moment, il y a des choses qu’on améliore très sensiblement et on le voit, notamment dans les chances de marquer allouées à l’adversaire, notre avantage numérique, la longueur de nos présences. Ce sont des choses très importantes pour tout le monde ici et ça s’en va dans le bon sens. Ceci dit, il reste 17 matchs pour continuer de peaufiner nos choses. On a quelques ratés sur l’avantage numérique. Je trouve qu’on travaille beaucoup de façon beaucoup trop compliquée en ce moment et on n’a pas la circulation dense devant le filet adverse, pas assez de rondelles vers le filet. Tous ces aspects sont à peaufiner pour le début des séries éliminatoires. Et 17 matchs, ça va fondre comme neige au soleil et ça va aller très très vite. Eh oui, c’est un gros défi que le voyage en Abitibi. C’est correct. On va continuer de les (les parties) prendre une par une et de se préparer en fonction de ça. »

Quels sont les grands objectifs pour ce quatrième quart qui débute mercredi soir ?

« Les gars savent vraiment que ce 4e quart de saison sert à peaufiner beaucoup beaucoup d’aspects collectifs et nous travaillons avec les gars à les sensibiliser en fonction de l’équipe. On parle des présences longues, mais on parle aussi de la discipline, des pénalités et des choses qui font mal à l’équipe à bout de ligne. »

Vous entendez voir votre équipe surfer sur quelles réussites ?

« Il faut continuer de peaufiner nos points forts, mais aussi de travailler des aspects qui peuvent nous permettre de nous améliorer. On a regardé les chances de marquer de la dernière fin de semaine pour nous permettre de travailler collectivement ce que j’appelle le hockey situationnel, les situations de hockey qu’on peut améliorer tous ensemble. Il y en a 3 ou 4 où on fait une bonne approche porteur avec le bâton sur la rondelle et on coupe la chance de marquer. Ce sont des détails assez simples. »

Au bilan des transactions en début de janvier, tu souhaitais que tes joueurs croient autant en eux que toi, tu crois en eux. Ce stade est atteint chez tes joueurs ?

« C’est un débat de tous les instants. Parce que la confiance, c’est un peu comme Dieu. Des fois, tu y penses. C’est ingrat. On fait appel à la confiance quand on va moins bien, quand on a des ralentissements, quand on a des disettes. Quand ça va très bien, les joueurs ne parlent pas de leur confiance. C’est là que c’est important de continuer de mettre en place des moyens qui sont convaincants et il n’y a rien de mieux que les images. C’est notre porte-étendard. Il y a toujours des choses à améliorer. Mais de la façon qu’on le fait. Je pense qu’il faut montrer beaucoup de bonnes choses aussi. Mais les gars sont en train de constater qu’on est capable de jouer. On a joué Drummondville trois fois et on les (Voltigeurs) a battus. Rouyn-Noranda nous a passés sur le corps en début d’année et on va les compétitionner la semaine prochaine. Avec Baie-Comeau, cela a été des guerres de tranchées, de très très beaux matchs. Il reste Halifax et oui, on n’a pas joué notre meilleur hockey contre les Mooseheads, mais c’est circonstanciel quant à moi. »

Tes joueurs sont-ils encore aussi réceptifs qu’en début de saison ?

« Oui. Dans l’ensemble, je te dirais que oui. Il y a des phases dans ça. Il y a des fois qu’ils sont un peu tannés du coach qui les pousse un peu trop, d’autres fois ils sont très réceptifs. Ça va avec les phases de fatigue généralement et la concentration. Il y a aussi le niveau du calendrier. Mais veux, veux pas, la semaine dernière on a pu lever le pied un peu. Cette semaine, les gars ont pu se changer les idées avec le Super Bowl, y avoir du plaisir et cette semaine, on a deux gros matchs, puis une fin de semaine libre pour recharger les batteries avant de partir pour un voyage vraiment crucial. Il faut donc profiter des périodes de repos aussi. Prendre soin de nous. »

Vincent Martineau - Océanic

©Océanic - Gracieuseté

La prestation des jeunes défenseurs comme Zachary Massicotte (photo) assure l'Océanic d'ne belle relève

La situation donc répond à tes souhaits ?

« À date, j’aime ça, j’aime ce que je vois, j’aime comment on converge vers la fin de la saison tout le monde ensemble et on va continuer de challenger nos meilleurs éléments, comme les joueurs de soutien.

Un 4e quart de 13-3-1-0 serait satisfaisant ou plus encore ?

« Si on va chercher 26 points dans le dernier quart, ça nous ferait une saison de 97 points. C’est quelque chose de solide. »

Voilà pour la 2e partie de l’entrevue sur le 3e quart et les visées sur le 4e. La suite samedi alors que nous aurons un œil sur les séries et la prochaine saison.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média