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13 février 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Une exposition sur le pouvoir de la lecture en détention

Caroline Vukovik et Annick Arsenault

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Caroline Vukovik et Annick Arsenault

Sur les murs de la galerie d’art Léonard-Parent de Rimouski, se profilent les photos, associées à des textes, d’une exposition témoignant du processus de mise sur pieds de la bibliothèque de l’établissement de détention de Rimouski.

« Temps de lecture : lire en prison » rassemble 10 photos de Caroline Vukovik (Caruvoko) accompagnées de poésies écrites par Anick Arsenault, toutes deux de Matane. L’exposition s’est greffée au projet de création de la bibliothèque utilisée par les personnes incarcérées à Rimouski. « L’incarcération est un sujet délicat, c’est un tout autre monde. Dans le folklore populaire, on voit les gardiens d’un bord, les prisonniers de l’autre. Mais on a pu constater l’implication de toute la communauté carcérale et le côté humain, tant de la personne incarcérée que de l’agent des services correctionnels », explique la photographe.

La directrice de l’établissement de détention, Carole Pitre, indique que le côté humain est effectivement marquant : « C’est quelque chose qui vient faire tomber les barreaux, avec la dimension de la réinsertion également. » Elle ajoute qu’environ une centaine de personnes sont incarcérées en ce moment à Rimouski, avec une équipe de 67 agents correctionnels qui travaillent sur trois quarts de travail.

Réinsertion

Le projet de bibliothèque a été mis en place en 2017. « Il y avait une bibliothèque moins structurée, qui nécessitait la mise en place d’un système de prêt et de classification, qui permet de cibler les livres selon les thèmes et facilite la distribution. On a d’abord interpellé le groupe Collegia de Matane pour mettre ça en place », explique la conseillère en milieu carcéral, Cathy Bernier.

Elle ajoute que deux personnes incarcérées travaillent à l’emploi de la bibliothèque, dans une perspective de réinsertion sociale. « L’idée est de permettre aux personnes incarcérées de développer des habiletés et des compétences pour les outiller dans leur processus de réinsertion sociale, leur permettre de générer des revenus pour eux. Une partie de l’argent gagné est redistribué dans un fonds de soutien à la réinsertion sociale, qui permet d’offrir ces activités, ainsi que de la formation académique, professionnelle ou personnelle. »

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Exposition Temps de lecture

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Exposition Temps de lecture

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Exposition Temps de lecture

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Exposition Temps de lecture

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Carole Pitre, Daniel Roussy, Anick Arsenault, Caroline Vukovik, Sophie Huppé du groupe Collegia et Kathy Bernier

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