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06 mars 2019

Adeline Mantyk - amantyk@lexismedia.ca

Martin D’Astous se dit déçu de la mise au rancart de son projet d’écurie

Martin D'Astous montrant l'endroit d'implantation de son écurie sur ses terrains.

©Adeline Mantyk - L'Avantage Rimouski

Martin D'Astous montrant l'endroit d'implantation de son écurie sur ses terrains.

L’entrepreneur Martin D’Astous se dit très déçu de la façon abrupte dont son projet d’écurie a été mis au rancart lors de la séance publique du Conseil municipal de Rimouski lundi soir.

M. D’Astous estime qu’il a scrupuleusement suivi toutes les étapes du processus légal et administratif, dans les règles de l’art. « Je ne veux me fâcher avec personne, je suis simplement très déçu. Cela fait plus d’un an que j’ai déposé mon projet en passant par un PPCMOI (Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble), selon les recommandations de la Ville. Je ne comprends pas l’ampleur de la contestation », déclare-t-il. Il souhaite toutefois souligner l’excellent travail et la collaboration des fonctionnaires de la Ville depuis le dépôt du projet, et notamment, du service de l’urbanisme.

Il s’explique toutefois mal pourquoi son projet privé a « fini en queue de poisson » : « J’aurais aimé que le processus légal se rende au moins jusqu’à la tenue d’un registre le 11 mars, pour que l’on sache combien de personnes s’y seraient officiellement opposées. Là, on parle seulement d’une pétition déposée. C’est différent d’un registre officiel où les personnes doivent formellement signer, en présentant une pièce d’identité. »

Il ajoute qu’il ne veut jeter la pierre à personne, et reconnait qu’il aurait sans doute dû davantage communiquer avec le voisinage sur la teneur de son projet, qui se serait trouvé sur une petite partie de ses 110 acres. « Je pense que les gens ont vu ça gros, mais il s’agit en fait d’un projet de retraite. J’ai acheté ces terres il y a 10 ans, j’y ai ma maison, et j’ai commencé à ensemencer pour faire pousser du foin. Je souhaitais en fait y bâtir une petite écurie de 8 à 10 chevaux maximum. » Il ajoute qu’effectivement, au départ, le projet portait le nom de centre équestre « touristique », mais ce pour les besoins de l’élaboration du PPCMOI.

Modifications

Après l’opposition rencontrée à son projet au mois en juin dernier, M. D’Astous est retourné sur la table à dessin pour apporter des modifications au projet : « Il était question d’un manque d’eau. J’ai embauché une firme d’ingénieurs pour me conseiller de creuser un puits plus profond pour le bâtiment projeté. Ensuite, on m’a affirmé que les besoins en eau pour 10 chevaux sont équivalents aux besoins pour 5 humains. Je me suis aussi informé auprès de l’environnement, j’étais prêt à construire une fosse à fumier, mais on m’a dit que cela n’était pas nécessaire en me donnant des recommandations pour l’étalage du fumier. »

L’homme d’affaires estime être un bon citoyen corporatif pour la ville de Rimouski et ne souhaite pas de traitement de faveur. « On m’a dit de suivre les règles, je les ai suivies. Je fais du bon voisinage, j’ai toujours toléré toute personne qui vient sur mes terres sans permission, en « quatre-roues », ski, raquettes, pour promener le chien, ou une marche en famille. »

Fin du projet

On apprenait lundi soir, lors de la séance publique du Conseil municipal, que la Ville avait reçu, le 19 février, une demande signée par des personnes habiles à voter de la zone concernée. Le Conseil a alors procédé à un vote, refusant la poursuite de la démarche légale et mettant, de ce fait, fin au projet de centre équestre. « Il fallait entre 17 et 20 personnes pour passer au processus référendaire, l’étape suivante. On a jugé que si déjà on avait entre 17 et 20 signatures, même si on allait de l’avant, ces gens allaient revenir signer. On voulait épargner des frais importants pour le promoteur », avait indiqué la mairesse suppléante, Jennifer Murray, en marge de la séance.

Toutefois, trois conseillers n’étaient pas présents, Rodrigue Joncas, Grégory Thorez, Karol Francis et Jennifer Murray avait pris le siège du maire Marc Parent, ne pouvant voter en sa qualité de conseillère de Saint-Germain. « J’aurais aussi aimé que tout le conseil soit présent », affirme M. D’Astous. Il ajoute qu’il devra d’abord « digérer la pilule » avant de poursuivre son projet de retraite, qu’il veut tout de même voir se concrétiser un jour quelque part.

 

Commentaires

6 mars 2019

Mikael

Pas fort les commentaires de la mairesse suppléante sur les ondes de la radio CFYX mardi matin, elle qui a juré par au moins trois fois que les citoyens étaient venus à la ville signer le registre, alors qu'aucun registre n'était ouvert. Il est temps que Marc Parent revienne siffler la fin de la récréation et remette ce projet sur pied.

6 mars 2019

steeve

Ne pas lâcher m. D'astous. C'est un très beau projet pour ce coin. Imaginez maintenant ce coin de la ville dans cinquante. Wow ! Ce sera splendide et couru. Il faut se faire valoir à nouveau. C'est fou et c'est un bel exemple de comment un petit groupe de personnes peut foutre le bordel dans un projet. Il faut que ça cesse ce genre de pratique à Rimouski. C'est pourquoi la ville est si peu industrialisée et développée. Tout est bloqué.

7 mars 2019

Diane st- Laurent

Pas trop réfléchi. Une ferme équestre amène la beauté de la nature. Ce projet amène l entretien de la terre et des ouvertures de petits chemins terrestres pour faire des activités. Le jugement n est pas fort faire un vote en manquant plusieurs conseillers. Si le registre n était pas ouvert je ne comprends pas comment les gens ont pu signé. La mairesse suppléante devrait réviser son travail et demander si elle est à sa place. Désolé je trouve que cette situation ou cette décision est stupide et quIl a un manque de jugement. Ce projet aurait dû être voter avec tout les conseils surtout que le travail de Monsieur D’Astous a été bien fait et au norme.

7 mars 2019

ALAIN FORTIN

Jamais MME. Murray n`a mentionné que des gens avait signé le registre car il n`y a pas de registre !! Elle mentionne une pétition !!! Mikaël il faut écouter les entrevues aux complet avant de critiquer pas juste le 30 seconde qui fait notre affaire ! en plus l`animateur à profité de l`occasion pour coincé MME. Murray qui est moins habituer à la radio en directe du grand Pierre-Yves Renaud avec sa soif de crée des controverses pour avoir des cotes d`écoute !!!

9 mars 2019

Michel lagace

Mr Martin d as tous moi je croix que c est simplement de la jalousie de certaine personne .lâche pas Martin fonce

12 mars 2019

Mikael

Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre monsieur Fortin, Madame Murray mentionne à plus de trois reprises que les gens sont VENUS SIGNER., pour s'opposer au projet et que celui çi a été mis au rancart à cause du manque d'acceptabilité sociale. Ré-écouter l'entrevue monsieur Fortin, et en ce qui concerne l'aisance en ondes de Madame Murray, je vous rappelle qu'elle est parmi ceux et celles qui ont le plus d'expérience autour de la table du Conseil. Disons qu'elle n'était pas à son meilleur lors de cette entrevue.

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