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12 mars 2019

Jean-Philippe Langlais - jplanglais@lexismedia.ca

Vague de fermetures de résidences pour aînés

Yves Desjardins

©Jean-Philippe Langlais - L'Avantage Rimouski

Le président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves Desjardins.

DIFFICULTÉS. Une vague de fermeture touche les résidences pour aînés du Québec et le Bas-Saint-Laurent n’y échappe pas, alors que 34 résidences ont cessé leurs activités dans la région au cours des cinq dernières années.

À l’échelle québécoise, 450 résidences ont cessé d’opérer entre 2014 et 2019. Préoccupé par le phénomène, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) a abordé la question avec une quinzaine de ses membres de la région mardi, lors d’une tournée qui s’est arrêtée à Rimouski. Une combinaison de facteurs explique que de nombreux gestionnaires de résidences pour aînés se voient contraints de mettre la clé sous la porte.

« Il faut équilibrer les dépenses et les revenus. Les dépenses ne cessent d’augmenter, il y a eu des ajouts réglementaires et il faut augmenter les salaires. Pour compenser, il faut augmenter les loyers. C’est là qu’il y a un problème. On ne peut pas augmenter comme on veut. Il y a une grille des loyers publiée par la Régie du logement, mais il y a aussi la capacité de payer des aînés. Plusieurs ne comptent que sur des revenus minimaux », expose le président-directeur général du RQRA, Yves Desjardins.

En région, l’équilibre des dépenses et des revenus est d’autant plus difficile à atteindre pour les résidences de plus petite taille. Les difficultés de recrutement s’ajoutent aussi au lot de défis des gestionnaires. « Nos "petits" ne sont pas capables de suivre la cadence. Les grandes résidences répondent à un besoin, mais se trouvent surtout dans les grands centres. En fermant des petites résidences en région, on déracine des aînés. Il y a 450 fermetures en cinq ans, mais on compte 18 000 unités de location de plus au Québec. Ils sont dans les grands centres », précise M. Desjardins.

Au cours de l’automne, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a indiqué vouloir agir sur la question. Le RQRA salue l’ouverture de la ministre et réitère son intention d’apporter des solutions aux nombreux défis. Différentes avenues sont envisagées, dont la bonification du crédit d’impôt pour le maintien à domicile des aînés, la mise en œuvre d’une stratégie de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre et l’application d’une méthode de fixation des loyers tenant mieux compte de la réalité des résidences pour aînés.

On dénombre actuellement 138 résidences pour aînés au Bas-Saint-Laurent. De ce nombre, 28 sont membres du RQRA.

Commentaires

13 mars 2019

Résidence fleurie

il y a le gros château Bellevue qui se construit a amqui et qui nuit beaucoup aux petites ressources.moi je suis certaine qu'ils veulent faire fermer les petites résidences nous nàvons aucune chance.

13 mars 2019

Hélène Chapleau

Alors que les petites résidences pour aînés offrent un milieu de vie chaleureux, familial et près de son monde, loin d'honorer cet aspect humain si cher et indispensable à nos aînés, on s'acharne à imposer des contraintes, souvent inatteignables, à leurs propriétaires, contraintes principalement d'ordre financier, budgétaire et structural. On ne s'étonne donc pas des fermetures croissantes de ces précieuses résidences et, chaque fois, c'est une honte, un échec, une triste réalité qui devraient retentir haut et fort chez nos élus qui, de par leurs exigences irréalistes, en demeurent les principaux responsables. Encore et toujours, les gouvernements privilégient les grandes structures, dans ce cas-ci les grandes résidences citadines, opérées bien souvent par des gestionnaires au portefeuille bien garni. J'espère que le RQRA continuera à bénéficier de l'ouverture démontrée par la ministre Marguerite Blais, d'une écoute attentive face aux solutions proposées par cette organisation qui a besoin, non seulement d'une ouverture, mais davantage d'actes concrets du gouvernement qu'elle représente. Ce faisant, j'espère ainsi qu'on s'emploiera à répondre aux souhaits et aux droits de nos aînés, dont celui de ne pas être déracinés de leur patelin. À la base même des réflexions et décisions gouvernementales, on devrait retrouver un désir, une volonté, et des actions concrètes afin de maintenir et même d'améliorer, l'aspect humain avant tout, cet aspect si cher aux propriétaires de petites résidences. Au lieu d'augmenter les contraintes administratives et financières, que les gouvernements se penchent sur des solutions logiques, allant dans le sens de la mission que les petites résidences se sont données. Et dire que tout ceci est possible et n'est en rien utopique! Bien au contraire, mais tout dépend de la compréhension et de la connaissance des besoins réels de ces petites résidences. Un changement de cap est parfois nécessaire pour mener à bien ce beau grand défi, soit celui de conserver nos petites résidences, de les faire croître, en appuyant la ministre Marguerite Blais dans sa démarche de collaboration avec le RQRA dont les solutions demeurent dictées par l'expérience du milieu, Bref, vous y gagneriez des propriétaires heureux et confiants d'opérer leurs résidences en offrant confort, soins appropriés et affection à chacun de leurs résidents, dans un lieu qui fait partie d'une région qu'ils ont toujours aimée, un lieu connu où ils ont souhaité vivre et finir leurs jours sereinement.

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